Nouvelles
notions du patrimoine.
UNESCO
Itinéraires
culturels et de routes d'échanges
La
notion de patrimoine culturel englobait traditionnellement
les monuments et sites et tenait surtout compte
de leurs valeurs esthétiques et historiques.
Aujourdh'ui, grâce à la réflexion
entreprise au sein du Comité du patrimoine
mondial, les monuments ont également considérés
pour leurs valeurs symboliques, sociales, culturelles
et économiques. Les éléments
intangibles ne sont plus ignorés, et de
nouvelles catégories sont apparues.
La notion "d'itinéraires culturels
et de routes d'échanges" permet de
présenter le patrimoine culturel dans ses
dimensions spirituelles et économiques,
et de désigner de longues aires linéaires
qui ont été des lieux d'échanges
commerciaux et de brassages d'idées. L'Afrique,
tout au long de son histoire, a été
traversée par de nombreuses routes.
Au Sahara, grâce à l'introduction
du chameau et la constitution de caravanes, les
populations ont pu continuer de tirer parti des
ressources de cet espace aride, et développer
les échanges de productions complémentaires:
dattes, céréales, set, fer. Les
paysages portent les traces de ces itinéraires
et de nombreux signes témoignent de la
maîtrise des ressources et de l'espace.
Texte: Centre du patrimoine mondial.
Les
paysages culturels
Le
Comité du patrimoine mondial, qui a défini
la notion de "paysage culturel", distingue
paysage évolutif et paysage associatif.
Paysage
évolutif:
-
Les paysages reliques ou fossiles qui témoignent
d'un développement antérieur de
civilisations, et portent la marque d'éléments
encore fortement perceptibles (sites préhistoriques
sahariens).
- Les paysages vivants, qui conservent un rôle,
social actif associé au mode de vie traditionnelle,
dans des sociétés contemporaines.
Paysage
associatif:
-
Se caractérise par la forte association
de phénomènes religieux, artistiques
or culturels à l'élément
naturel, plutôt que par des traces matérielles
tangibles qui peuvent être insignifiantes
ou inexistantes.
Les bois sacrés, protégés
par les interdits des traditions religieuses,
sont des parcelles de végétation
qui ont vu sauvegarder leur intégrité
grâce à des pratiques culturelles.
De plus, ces espaces, qui constituent de véritables
réservoirs génétiques, permittent
une meilleure connaissance de la biodiversité.
Les practiques culturelles permettent donc aussi
de protéger l'environnement.
Source:
Centre du patrimoine mondial.