© Alfred Muzzolini

Le cas des Têtes rondes

L’étude de l’art rupestre dans la région du Tassili n’Ajjer (Algérie) a révélé un style des plus atypiques: les fresques dites des " Têtes rondes ".
Depuis la genèse de leur étude, scientifiques et illuminés de toutes disciplines se laissent aller à diverses interprétations. Selon Alfred Muzzolini, " Les Têtes rondes tranchent au milieu de l’ensemble autant que l’auraient fait des primitifs flamands dans un musée d’art moderne ".

Toujours selon Alfred Muzzolini, " Le style va, suivant les groupes, du schématisme au naturalisme (…). Si l’on cherche une analogie avec les grands styles artistiques du monde méditerranéen, c’est l’art égyptien ou l’art crétois que ce naturalisme-là évoque, et non pas l’art grec classique. (…)Les organes sensoriels apparaissent plus ou moins, suivant les groupes. (…) Lorsque la composition est à peu près lisible, on note un trait commun, difficile à définir : l’atmosphère des compositions.
On n’observe jamais des " scènes de la vie quotidienne, qui seront si fréquentes aux périodes postérieure. On assiste ici en premier lieu, à des scènes manifestement " religieuse ", " magique " ou " rituelle ", ces mots faciles cachent évidemment notre ignorance totale du sens. "

Dans les années 60, la revue PLANETE publie un article délirant sur les Têtes Rondes: " Des cosmonautes dans l’antiquité ? ".`

Extraits:
" A une époque lointaine mais historique, un vaisseau cosmique interstellaire s’est approché de la Terre. (…) Les astronautes ont ensuite débarqué sur Terre dans des fusées auxiliaires. Ils furent considérés comme des dieux. Ils apportèrent à la Terre des éléments de leur culture, notamment des informations sur l’univers.(…) Ils ont ensuite laissé des monuments pour commémorer leur présence : la terrase de Balbeck est-elle un de ces monuments ?

(…)Est-ce les astronautes qui sont représentés dans les fresques de Tassili, découvertes et récemment étudiées par le scientifique français Henri Lhote ? Ces fresques sont d’un réalisme extraordinaire et pourtant on y voit soudain une figure haute de 6 mètres, une figure ressemblant à un être vêtu d’un scaphandre d’espace(…). "

Les études scientifiques depuis les années 60 ont évidamment infirmé cette théorie. A sa décharge, l’ambiance rosewellienne de l’époque, la grande peur d’une invasion cosmique. A sa décharge la poésie de sa tentative (ou de sa tentation d’une vérité).

Les peintures Têtes rondes sont présentent en Algérie (Tassili de Ajjers) et en Libye (Akakus).

   

© Arnaud Contreras / A360