juin
21
2009
C’est à In Guezzam que j’ai rencontré Etienne.Il traversait le sahara en 2CV pour rejoindre par un immense périple Calcutta au sud de l’Inde!!!!Escorté par un 4×4 nous l’avons amené à Tamanrasset ou pendant huit jours il est resté à notre campement, pour se reposer, recevoir sa maman qui venait le voir de France…et surtout réviser son automobile qui avait souffert sur les pistes du Sahara. Il m’avait fait revivre mon voyage en 2CV que j’avais réalisé 30 ans plus tôt pour rejoindre depuis Paris , Kaboul , les Bouddhas de Bamyan et les lacs d’émeraude de Bandy Amir.
A 28 ans Etienne au volant de “Rossinante”quitte Paris pour un périple solitaire de 8 mois sur les routes d’Afrique, du Moyen Orient et d’Asie.Il avait besoin de ce voyage pour trouver un sens à sa vie…mais il fallait partir seul, loin de son confort parisien, de son travail, de sa famille et de ses amis.L’acceuil émouvant des population, les longues heures de solitude dans le désert, les grosses galères mécaniques vont lui permettent de se découvrir et petit à petit à le transformer.

Deux années plus tard nous nous retrouvons à Saint Germain des Prés, ou il me remet son livre et m’annonce que la 2CV est revenue de Calcutta. La force de son livre, parsemé d’épisodes tour à tour drôles et émouvants, est de mêler une expérience spirituelle et humaine à une aventure physique et mécanique authentique
Avec ma foi pour tout bagage-Presses de la Renaissance 2009. et www.etienne2cv.fr
Tags: 2cv, Etiennes Dargnies
juin
21
2009

Rissa Ixa, né en 1946 au Niger près de la frontière du Mali, décrit ainsi son travail : « Au sein de la famille, les hommes et les femmes m’enseignaient l’histoire touarègue et m’initiaient à l’art et à l’écriture tamasheq. Je dessinai sur le sable. Puis parti à Niamey (1959), j’ai continué à dessiner sur tous les supports à ma disposition. Lors de mes rencontres avec d’autres artistes, j’ai pu observer et apprendre différentes techniques de peintures. Je vis et travaille, je milite dans le but que la culture touarègue ne disparaisse pas et continue à vivre en gardant son essence : le respect des traditions et des Hommes. »
La démarche de ce peintre est de peindre des scènes de la vie pastorale de la société touarègue, sur le registre figuratif. Il reprend, par ailleurs, les motifs géométriques traditionnels, qui agrémentent les objets de la vie matérielle, et tente d’adapter certains de ces objets eux-mêmes, dans une démarche moderne. La peinture sous-verre de Ixa s’appelle aussi “fixé” ou “souwère” en wolof; car le support de l’œuvre est le verre ou un support transparent). La peinture se réalise sur le verre mais elle se regarde par transparence à travers le verre. Cette technique de peinture, originaire d’orient, est apparue au Sénégal avec la pénétration islamique, puis s’est développée. Le dessin est réalisé directement sur le verre à la plume et à l’encre de Chine. Certains utilisent des pinceaux très fins et de la peinture noire. Le dessin peut-être tracé au fil de l’imagination ou décalqué à partir d’une esquisse. Signature et inscriptions s’écrivent à l’envers (écriture en miroir) car le verre est exposé retourné. Suit alors l’application des peintures. Celle-ci se fait, contrairement aux peintures classiques, en commençant par le détail et en terminant par le fond. Séchées à l’ombre, les peintures reçoivent ensuite un support de carton dans lequel sont passés puis gansés plusieurs fils de coton qui serviront à l’accrochage.
Tags: fixé, peintre, Rissa Ixa
juin
10
2009

Au Niger tout reste à faire» et la musique ne déroge pas à cette sentence. La scène culturelle nigérienne est déstructurée, elle n’a pas de moyens, pas de repères, pas de soutien. Les «stars» nationales survivent tant bien que mal de leur art pendant que dans les marchés on vend impunément des copies pirates de leurs productions et que de pseudos producteurs étrangers s’engraissent sur leur talent. Koudédé est né à Agadez et à grandit à Arlit, dans le Nord du Niger, entre les contreforts du massif de l’Aïr et les sables du Sahara, dans la poussière des mines d’uranium… ses grands-parents le cachent quand les autorités veulent enregistrer les enfants pour les scolariser… Il n’ira jamais à l’école… En 1990, quand après un carnage, les touaregs prennent les armes et les pick-up pour affronter les pouvoirs centraux au Mali et au Niger. Changer les roues des bagnoles, dormir sur les sièges de mitrailleuse échapper aux expéditions punitives et apprendre la guitare…fuit en Algérie, en Libye, dégote une vraie guitare et joue pour les réprouvés, les réfugiés et les copains restés dans le sable… Des chansons de rebelles. En 1996, c’est la paix, et « The source » fait le tour du monde
Le guitariste chanteur Koudédé présentera son répertoire au public français durant l’été.
Subtil mélange entre blues et musique traditionnelle nigérienne, à travers ses textes Koudede chante la paix et la culture touarègue.
Vous pourrez le retrouver à Bordeaux, Rouelley, Avallon et à Paris:
- les 12 et 13 juin à la Guinguette de chez Alric, Bordeaux
- le 20 juin à la Bellevilloise, Paris
- le 4 juillet à saint Georges de Rouelley, dans la Manche et le 10 juillet en Avallon, dans l’Yonne
http://www.fofomag.com/
Tags: guitariste, Koudédé, Niger
juin
09
2009

Un diaporama pour remercier tous nos amis qui ont participé à l’exposition Desert Camp, Rencontres sous les tentes sahariennes.
Un diaporama pour partager avec nos amis sahariens ou non qui n’ont pu la découvrir au Musée du Montparnasse.
Rendez-vous bientôt pour de prochaines aventures sahariennes, des moments de partage de cette culture qui mérite d’être présentée dans les plus beaux écrins.
Le diaporama:
http://tinyurl.com/lntqeh
Tags: "desert camp", "musée du Montparnasse", À 360, diaporama, habitats nomades, MAE, peuls, photos, Sahara, saharien, tentes, touareg, UNESCO
juin
06
2009
Nomads Land est un événement de deux jours consacré au nomadisme. La première soirée du 12 juin se concentrera sur les peuples nomades africains et démarrera avec “Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue” un film réalisé par Jérémie Reichenbach et qui relate la rébellion touarègue et le rôle sociopolitique de leur musique.La naissance du groupe Tinariwen à l’aube des années quatre-vingt est intimement liée à la situation d’exil et d’errance du peuple touareg.
Les musiciens de Tinariwen réunis autour d’Ibrahim « Abraybone » sont tous originaires de l’Adrar des Ifoghas au nord du Mali, réfugiés dans les années 1970 à Tamanrasset, en Algérie.
Ce film par la musique et les témoignages des fondateurs du groupe Tinariwen conte la mémoire de la Teshumara, culture nouvelle issue des évènements politiques et des profonds changements de la société touarègue
.
Un exposé suivi d’un débat développera ensuite la problématique de l’exploitation d’uranium au Niger.
Le 13 Juin, le concert de Kel Assouf traduira en musique l’âme nomade des touaregs, une musique de transe qui s’inspire des magnifiques déserts du Mali, du Niger, de l’Algérie, de la Libye et du Burkina Faso. Un style unique à la croisée des genres et à l’origine lointaine du blues afro-américain
Kel-Assoufest un mot tamachek (la langue touarègue) signifiant approximativement “fils du désert,mais également “fils de l’infini,ou même “fils de la solitude”. C’est aussi un groupe formé à Bruxelles d’artistes venus d’Afrique et d’Europe. Les compositions s’inspirent essentiellement du répertoire traditionnel Touareg, mais sont enrichies par les influences de chaque musicien, des intonations rock ou reggae, mais surtout blues, cousin de cette musique saharienne et apporté sur le continent américain du temps de l’esclavage ,
Muziekpublique, Molière, Galerie Porte de Namur, 3 Square du Bastion,1050 Bruxelles tél 02 217 26 00; fax 02 217 26 00
e-mail :info@muziekpublique.
Muziekpublique vise à promouvoir et diffuser les musiques et danses traditionnelles du monde entier via une programmation ambitieuse de concerts
Tags: Bruxelles, Kel Assouf, Tinariwen
juin
05
2009
Tahagart Tassilis du Hoggar Algérie
Le 5 juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement
HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n’est pas qu’un documentaire engagé, c’est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l’avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. “Vu du ciel, on a besoin de moins d’explications”. La perception que l’on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d’entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète
http://www.youtube.com/homeprojectfr
Tags: Home, Yann Arthus Bertand
juin
01
2009

Les talents fleurissent aussi au Sahara….Après la musique et le succès de groupes comme Tinariwen et Tarakeft en Europe, après l’apparition de peintres talentueux comme Abdelfetah Kacemi, Almousthapha Tambo, Abdoulaye Ahmed Bourane… et d’autres, voici maintenant la première troupe touarègue de Kidal au Mali « Tisrawtt » qui entre en scène.Ils n’en sont pas encore à une tournée internationale, mais ont présenté pour la première fois leur spectacle à Kidal et au festival des cultures nomades au Mali.
Cette compagnie du nom de TIRAWTT crée des spectacles de sensibilisations autour des thèmes de société qui concernent la population touareg et malienne.
Melissa Wainhouse comédienne et présidente de l’association, est allée plusieurs années de suite à Kidal au Mali pour travailler quotidiennement auprès d’eux. Ils ont fabriqué des masques et crée un L’objectif est de créé un ensemble de saynètes sur des thèmes de leur vie quotidienne en français et en langue Tamashek : la scolarisation, la santé, l’assainissement, l’environnement etc. Mais aussi de puiser dans les contes populaires, les légendes et la poésie. S’interroger sur les rapports entre le nomadisme et la sédentarisation, entre la tradition et la modernité.Jusqu’a présent il n’existait aucune compagnie de théâtre à Kidal, alors que le développement culturel de cette région est en pleine expansion. De de nombreux festivals et manifestations défendent et mettent en valeur la culture Tamasheq.
Le projet théâtral de TISRAWTT s’inscrit comme un exemple qu’il faut absolument soutenir. Il témoigne de la volonté des jeunes de participer à leur manière au développement durable, en transmettant des idées de solidarité et de partage, en valorisant leur culture et en contribuant à la stabilité de la région.Quel bel exemple aussi pour la francophonie depuis cette zone saharienne du nord Mali
http://www.lacalma.fr
Tags: Kidal, La Calma, masques, théatre, Tisrawatt
mai
31
2009
TENERE : Il y a de quoi devenir fou ou être pris comme tel lors que l’on commence à parler du Ténéré. Que l’on fasse dire ce que l’on veut aux chiffres, c’est vrai, ils sont là et sont écrasant. Ainsi dire que le Ténéré, en y incluant les ergs de Bilma, est grand comme la France (550 000 km2) c’est une chose, mais dire que sur ce territoire il n’y a que 9 villages, c’est déjà plus angoissant !!!! mais si l’on va plus loin jusque dans l’absurde, on découvre que la densité de population est environ 15 000 fois inférieure à la nôtre soit un habitant pour 160km2. Un chiffre d’autant plus faussé car cette population n’est pas disséminée mais au contraire regroupée dans les seuls endroits vivables c’est à dire Bilma, Fachi et Dirkou pour le centre, Dibella, Agadem et Ougou Bezedinga pour le sud et Séguidine, Chirfa et Madama pour le nord. le plus petit de ces villages a à peine une centaine d’habitants et le plus important un millier
C’est dire à quel point le reste du Ténéré peut être vide. Il n’y a rien sinon du sable, des plaines caillouteuses, du reg…………
Mais jusqu’en 1973, au centre du Ténéré, il y avait ………un arbre .Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’unique arbre du Ténéré a été déraciné en 1973 par un camionneur libyen. Cet énorme tahla (variété d’accacia) dont les racines plongeaient à plus de 40 mètres dans le sol pour atteindre la nappe phréatique, se trouve actuellement au musée de Niamey. Sur son emplacement, entouré de fil de fer barbelé (sûrement contre les camionneurs libyens ?) trois arbustes chétifs s’essayent à maintenir la tradition de ” l’Arbre du Ténéré
Tags: Arbre du Ténéré, Bilma, tahla
mai
28
2009

C’est à Tamanrasset ou je vis depuis 2001 que j’ai rencontré Abdelfetah alors que je m’intéressais aux peintres touaregs autodidactes de la ville, dont certains réalisaient sur les murs de la ville de belles peintures naïves de leur environnement
Abdelfetah Kacemi est un vrai talent de la calligraphie arabe contemporaine qu’il a choisit comme moyen d’expression. Franco-algérien, il est originaire, vit et travaille à Tamanrasset dans le grand Sud algérien, comme excellent guide saharien .Il reçoit en 2006 le prix de calligraphie lors des rencontres des artistes plasticiens. Il expose régulièrement ses créations dans plusieurs villes françaises dans le cadre de festivals et dans des galeries.Il est amené à être reconnu dans les années à venir comme l’un des calligraphes modernes des plus talentueux.
La Calligraphie , fascina particulièrement les artistes européens au XXè siècle comme on peut le constater chez Dotremont ou Michaux par exemple.
Cet art de la belle écriture devient prétexte à l’exploitation de nouvelles formes fluides et dynamiques. C’est ainsi que dans ses recherches Kandinski semble s’inscrire dans la continuité des réflexions déjà entamées par les grands maîtres calligraphes de l’Orient. Matisse reconnaît l’influence qu’a exercée l’Art Arabe sur ses lignes et ses couleurs. Il dit à ce propos, en parlant de “volonté expansive”, qu’il a tiré cette notion de l’Orient: “la révélation m’est venue de l’Orient ou plus exactement de l’islam. Cet art m’a touché, en particulier lors de l’extraordinaire exposition de Munich… parce que cet art suggère un espace plus grand, un véritable espace plastique.
Il participera avec d’autres artistes à l’exposition Touaregs entre Hoggar et Tassilis du 30 Juin au 06 Juillet à Parcieux dans l’Ain
http://fetahkacemi.unblog.fr/tag/les-calligraphies/
Tags: Calligraphie, tamanrasset
mai
27
2009
Gilbert PETIT , est passionné d’histoire, d’art et de littérature, Lors d’un voyage en 1965, où faute de budget, il sédentarisera autour de Tamanrasset, il tombera sous le charme des Touaregs Dag Ghali, dont il partagera, pour un temps, la vie âpre et noble. Par la suite, il fait de nombreux voyages dans le Sahara où les leçons de vie des nomades Touareg sont toujours des enseignements précieux.. Pour lui, le voyage se conçoit seul ou à deux, et à pied, sous la conduite de guides locaux. C’est la seule façon, de dérouler le temps nécessaire pour connaître les gens du pays, vivre avec eux et partager ensemble, l’économie du rien. Gilbert PETIT consacre son temps à l’enseignement en France et à l’étranger.
Les « CARNETS D’UN SAHARIEN avec signature de l’auteur durant l’exposition les 3 et 4 Juillet à Parcieux retracent un épisode des expéditions qui opposèrent en 1916 et 17, l’armée française aux tribus dissidentes du Sud algérien. Bien que très documenté sur la vie des méharistes, des personnages historiques de l’époque et des Touareg, ce roman est une plus une réflexion humaniste qu’un témoignage historique.
Le style narratif du journal d’un officier, permet à l’auteur de décrire les émotions, les extases et les envoûtements qu’il a ressentis au jour-le-jour au cours de ses séjours au Sahara. Le désert est pour lui, comme une vieille maîtresse, dont la fidélité tentaculaire a façonné ce roman
Les Editions Edilivre 56 Rue de Londres 75008 Paris
www.edilivre.com
Tags: Carnets d'un Saharien, Gibert Petit