Archive for février, 2009

fév 23 2009

L’esprit des pierres

jean-loic-le-quellec.jpg

Le site Rupestre.fr, l’esprit des pierres, réalisé par Jean-Loïc Le Quellec, fait peau neuve. Plein de ressources documentaires pour découvrir la richesse de l’art rupestre saharien.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, signalons également le site de l’AARS, l’Association des amis de l’Art Rupestre Saharien.

One response so far

fév 23 2009

Les Festivités d’Abalessa : Le patrimoine culturel du Hoggar

Published by nloizillon under Actualité, Evénements

 pic078.jpg

 Abalessa et l’Office du Parc National du Hoggar lancent du 23 au 25 février 2009 la première édition des rencontres culturelles de la région de Abalessa sous le patronage de Madame la Ministre de la Culture et le wali de la ville de Tamanrasset.

La wilaya de Tamanrasset sur la demande des autorités de Abalessa tient à renouer avec ce rendez vous annuel autour du patrimoine culturel de la région du Hoggar.Plusieurs conférences auront lieu à Tamanrasset animées par des chercheurs algériens et étrangers autour du patrimoine musical, l’importance des archives dans la sauvegarde du patrimoine culturel,de l’usage des plantes médicinales du Hoggar…

Les journées suivantes se dérouleront à Abalessa et à Silet avec la participation de tout ce que la région du Hoggar (Tazrouk,Ideles,Silet…) peut offrir en matière de production traditionnelle.Ainsi les campements nomades de Tagourart,Tidabdabin  et Taklet  seront visités avec autour des grandes tentes de peau toute une animation touarègue , courses de dromadaires, savoir faire artisanal et musical traditionnels: Imzad,Tindé et Illoujane, Ahelli du Gourara( région de Timimoun), Tazamart(flûte traditionnelle)

Cette première édition devrait à l’avenir et ce dés cette année se renouveler au début de chaque mois de novembre afin de permettre aux voyageurs étrangers visitant la région du Hoggar de pouvoir participer à ces journées de conférences et de festivités du patrimoine culturel du Hoggar.

La ville d’Abalessa , avec la collaboration de la Maison de La Culture de Tamanrasset, sera à l’avenir le point de rencontre de tout ce que la culture touarègue de la région du Hoggar détient en matière de patrimoine culturel immatériel.

No responses yet

fév 12 2009

Un plat saharien: la taguella

Published by nloizillon under Gastronomie

hoggar-tassilis-6.JPG

La taguella que chaque voyageur mange une fois durant un périple saharien est avant tout une galette cuite sous le sable
Les conditions matérielles pour la cuire sont minimales : du sable et du feu. La galette est cuite sous les braises. Difficile de la faire ailleurs qu’au Sahara !!! Oubliez votre balcon ou votre jardin, il faut venir au désert pour la manger….
La galette est constituée d’environ un kilo de farine de mil ou de blé entier grossièrement moulu mélangée avec un quart d´eau et une bonne pincée de sel.
Pour la malaxer les mains et le poing, puis tirer un côté de la pâte puis le replier en Z, recommencer avec l´autre côté et ainsi de suite. La pâte doit toujours rester souple.
Cette opération se réalise dans une large cuvette en émail appelée « topsi »

Pendant ce temps, on prépare le feu sur du sable propre avec si possible du bois d’acacia, surtout pas du bois de tamaris.
Cela va vous préparer le four naturel nomade! Une fois que le feu a bien chauffer le sable, dégager les braises et déposer la galette sur le sable brûlant.
Passer si cela vous est possible un buisson brûlant (fenouil) sur la surface de la galette ce qui aura pour effet d´en sécher le dessus et éviter que le sable ne s´y colle. Recouvrir le tout avec du sable et les petites braises.
La galette cuit sous les cendres et le sable chaud pendant environ 20 minutes. Sortir ensuite la galette, la retourner, recouvrir à nouveau, et attendre 20 minutes encore.

Ensuite il faut rincer la galette (celle-ci fera 20 à 25 cm de diamètre) sous l´eau froide et chaude et gratter avec un couteau les parties un peu noires pour enlever tout le sable puis l´émietter dans les bols en enlevant les bouts brûlés ou trop durs.

Sauce ou « margat »
Constituée à partir de TOUT ce qu´on a sous la main : à base d´herbes et parfois de lait aigre. La plupart du temps un simple os de mouton ou de poulet séchés avec une tomate séchée, quelques lentilles, rondelles de carottes, un piment, un oignon et des épices, le tout cuit dans de l´eau. Variantes : beurre fondu du Hoggar ou huile,

Verser le bouillon par dessus les petits morceaux de galette, bien mélanger et surtout à manger dans un plat commun c’est meilleur et trés convivial.
Pendant tout ce temps nous recommandons de préparer et de boire les trois thés

No responses yet

fév 12 2009

Musique saharienne à Paris

Published by nloizillon under Actualité, Evénements, Musique

img_3958.JPG

En Avril à Paris la musique saharienne vous invite à un voyage entre tradition et modernité.
Parmi les artistes qui seront présents nous vous recommandons tout particulièrement les concerts du Gaâda Diwane de Béchar ou nous retrouverons le blues du Sahara, perpétuant l’état d’esprit du diwane dans une approche moderne, ou les mélodies traditionnelles rencontrent joyeusement l’énergie débordante des cadences urbaines.
Autre artiste à ne pas manquer : Hasna El Becharia, fille d’un maitre du Diwan, elle joue du gambri et de la guitare électrique sur des rythmes traditionnels du désert et chante le blues de la Saoura, sa région natale. C’est incontestablement une des grande et belle voix du Gnawa.
Vous terminerez ce splendide voyage musical avec un des virtuose du oud, ALLA, musiciens mythique et mystérieux de Taghit.
Légendes et histoires courent sur lui dans toute l’Algérie et l’on raconte que sa musique est si belle qu’elle rend les gens fous !!!

VOYAGE A TRAVERS LES METISSAGES MUSICAUX ENTRE L’ALGERIE ET LA France DU 14 AU 19 AVRIL 2009

THEATRE 13
103 BOULEVARD AUGUSTE BLANQUI PARIS 75013
http:/www.theatre13.com

2 responses so far

fév 12 2009

L’hôpital de Tamanrasset

Published by nloizillon under Contes, Histoires

 img_2927.jpg

Je suis allé à l’hôpital de Tamanrasset pour y voir des amis de la ville qui étaient malades et voici l’histoire que j’ai connu un jour
Deux hommes, gravement malades, occupaient la même chambre
Il y avait un vieux touareg de Tazrouq petit village du Hoggar et un commerçant qui venait de Ghardaia à 1600 kilomètres au nord de Tamanrasset
Le Touareg, devait s’asseoir tous les jours dans son lit pendant une heure afin d’évacuer les secrétions de ses poumons.Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre, et elle n’était pas bien grande.Le commerçant de Ghardaia devait passer toutes ses journées, couché sur le dos.

Les deux hommes se parlaient pendant des heures, car ils n’avaient pas beaucoup de visites.Ils parlaient de leurs femmes et de leurs familles, décrivaient leur maison, leur travail et les endroits où ils avaient voyagé et celui de Tazrouk avait fait de très longs voyages avec les caravanes puisqu’il était allé au Niger et au Mali.Et chaque après-midi, quand le touareg dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors.L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces moments d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur que son ami lui décrivait.

De la chambre de l’hôpital, la vue donnait sur le désert, la montagne Adriane et l’oued Tamanrasset. On pouvait voir les camions qui arrivaient du Niger chargés par des tonnes de marchandises, les chameaux qui arrivaient du Hoggar, et les enfants qui jouaient au ballon au milieu de l’oued .
Pendant que le touareg près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait ces scènes pittoresques.

Les jours et les semaines passèrent et le touareg continuait à décrire ce qu’il voyait de la fenêtre de la chambre de l’hôpital
Un matin, l’infirmier trouva le corps sans vie du touareg près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.
Attristé, il appela les aides soignants pour qu’ils viennent prendre le corps.
Dès qu’il sentit que le temps était venu, après le départ de son ami, l’autre homme, , demanda s’il pouvait être déplacé à coté de la fenêtre.
L’infirmier, heureux de lui accorder cette faveur, s’assura de son confort, puis le laissa seul.
Lentement le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier regard dehors.
Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami, lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.

Or, tout ce qu’il vit, fut un mur !

L’homme demanda alors à l’infirmier pourquoi son ami décédé lui avait décrit une toute autre réalité.
L’infirmier répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager à vivre, lui dit il.

2 responses so far

fév 11 2009

Sahara: l’eau c’est la vie

Published by nloizillon under Actualité

img_3950.JPG

Des centaines de petits hommes tout en rouge, en gants blancs et masque sur le nez, aux commandes d’énormes engins de terrassement « climatisés », ont envahis le désert entre In Salah et Tamanrasset depuis un an. Ils sont chinois…et tous les cent kilomètres ils ont établi de mignonnes bases de vie blanches aux faux de toits de tuiles rouges. De petits semis bien ordonnés et arrosés en permanence donnent plantes et soja pour leur cuisine « made in china » et dans la pièce de détente la table de ping pong attend le soir et le retour des chantiers
Ils travaillent sur l’un des plus gros chantiers actuels en Algérie, de jour comme de nuit sous la canicule de l’été (45°), le froid parfois glacial de l’hiver, ou les vents de sable puissants du Tidikelt pour amener début 2010, depuis la nappe phocéenne d’In Salah l’eau qui fait défaut à Tamanrasset.

Une large et profonde saignée, pratiquement rectiligne, est en voie de finition pour recevoir les énormes pipes acheminés par une noria de camions arrivant des ports méditerranéens du pays. A Arak et ces fameuses et splendides gorges le chantier est titanesque : ici plus question de sillon, mais il faut faire sauter à la dynamite sur prés de 70 kilomètres la montagne pour ensuite faire passer le pipe.
Début 2010 on oubliera à Tamanrasset de faire remplir chaque semaine par des camions les citernes’ une très grande partie des habitations de la ville qui compte plus de 100.000 personnes…l’eau courante aura traversée 700 kilomètres de désert et il suffira d’ouvrir son robinet. « Aman Iman : l’eau c’est la vie »

No responses yet

fév 11 2009

Le coq imaginaire;pour ceux qui luttent

Published by nloizillon under Actualité

blog-le-coq.jpgJ’ai repris mes armes favorites et sans condition
Mes pinceaux, mes crayons et la peinture de ma fabrication
Papiers et bouts de carton comme rapide solution
Juste pour dessiner le coq de mon imagination
Bien sur il y avait le « barad » de thé un remède d’excitation
Et chaque verre consommé accélère mes motivations
Tout a coup le coq chante, c’est alors le temps du devoir et des obligations
 J’ai repris ma plume et mes stylos sans me poser de question
Pour écrire sur ces « Ischoumar », ces guerriers de la révolution
Qui traversent les déserts sans boussole d’orientation
 Sans boire, sans manger ni grade ni félicitations
sRêvant de la paix et de la liberté pour les futures générations
Afin quelles puissent transmettre leur histoire à d’autres générations
Et voilà le soleil qui danse : Bonjour à vous lecteur et mes sincères salutations

Brahim Ag Safi –Tamanrasset Janvier 2009

4 responses so far