août
31
2009

Ce n’est pas un vrai mouflon, mais plutôt un animal intermédiaire entre les bouquetins et les mouflons. Il est sûr, en tout cas, qu’il possède des manchettes : son cou et ses pattes antérieures portent de longs poils qui pendent gracieusement.Ses cornes sont imposantes et en forme de croissant.Son pelage est fauve clair.Le mouflon à manchettes habite les montagnes du Sahara, de la Mauritanie au Soudan en passant par le Hoggar et le Tibesti.II est plus rare dans le Maghreb.Cette espèce est d’une agilité déconcertante.Insensibles au vertige, les mouflons à manchettes se promènent sur le bord des ravins, escaladant les pitons, disparaissant comme par enchantement…Ils donnent du fil à retordre aux chasseurs photographiques assez audacieux pour essayer de les approcher.Parfois, deux mouflons se battent sur le bord d’un précipice : ils se donnent des coups de corne, pas très violents certes, mais le risque est alors que l’un d’eux ne tombe dans le ravin. Cette espèce vit en général par familles.Les naissances surviennent entre novembre et janvier.On peut se demander ce que mangent les mouflons à manchettes dans leur milieu si aride.Ils doivent s’y contenter des quelques feuilles ou pousses qu’ils y trouvent.Ils peuvent se passer d’eau durant cinq jours.Victime des chasseurs qui recherchent ses cornes comme trophée, le mouflon à manchettes s’est raréfié.Heureusement, son habitat le protège.
http://www.saharafragile.org/ARTICLES/mouflon.htm
août
31
2009

Christophe Gruault n’est pas un aventurier, juste Monsieur-tout-le-monde, touriste sur les chemins du monde. Il ne recherche pas la performance mais le plaisir de la découverte et des rencontres. Auteur d’un beau livre, Parfums des Nuages, il a choisi une vie nomade et voyage depuis 10 ans…
Voler en liberté n’est il pas un rêve ancestral ? Le vieux rêve d’Icare devenu réalité pour l’homme moderne, l’auteur alors pilote néophyte quitte une vie confortable à Paris l’aventure “Planét’air”, rompant les amarres définitivement et s’installant dans une vie nomade qu’il ne quittera plus.
À partir d’un ULM spécialement aménagé pour ses besoins, il décide tout d’abord de mettre ses pas dans les traces de ses grands-parents, partis au Sahara en 1934. Inexploré et interdit par la voie des airs, il survole malgré tout de longs mois l’immensité désertique et inhospitalière, à bord de son étrange machine volante. En Algérie, une fois atteint le cœur du plus beau désert du monde, voulant aller au-delà des dunes pour rejoindre l’Afrique noire, le voyage dérive dangereusement. Dès le début de son aventure, Christophe Gruault flirte avec les limites, il explore la frontière mouvante entre liberté et légalité, oublieux plus souvent de la seconde !
Chaque chapitre est une montée en puissance vers une échappée où le sort se joue à couteau tiré : tantôt pris pour un espion avec son engin ultra maniable qui passe sous les radars, tantôt pour un journaliste avec ses six caméras vidéos embarquées, dans des pays aussi sensibles que la Libye, l’Algérie ou le Soudan, ciblé par la défense antiaérienne en Égypte, il affronte les imprévues mécaniques, météorologiques, logistiques et humains. Il entraîne le lecteur dans ce jeu du chat et de la souris continuel entre danger et plénitude, plaisir et beauté.
Mais la fraternité est le véritable ciment de ce récit. Un voyage déconcertant et hors norme, où la force de l’innocence et des rêves permet d’atteindre l’inatteignable pour aller au-delà des préjugés, des limites imposées et de toutes les frontières.
Le Parfum des Nuages Christophe Gruault (Presses de la Renaissance, Mai 2009)
août
31
2009
Dans l’un de nos blogs nous vous avions donné la recette de la taghella, voici aujourdhui la recette du méchoui telle qu’elle est pratiqué à Tamanrasset…mais difficile à faire sur votre balcon!!!
Choisissez un mouton, un agneau de lait,… bien gras mais pas trop gros. Embrochez-le de la tète à la queue avec une perche en bois ou en fer. Liez les épaules au cou avec une du fil de fer fin, étirez les gigots le long de la perche et liez-le également avec le fil de fer. Assaisonnez fortement de sel et de poivre.
Creusez une fosse de 1 mètre sur 2,50 mètres( pour un mouton), mettez du bois de plusieurs essences et allumez. Lorsqu’il se sera formé une braise très chaude, placez le mouton à environ 50 centimètres au-dessus du foyer, les deux extrémités reposant sur deux supports en forme de Y ou de X ou tout simplement des briques en ciment. Placez le méchoui au-dessus de la braise et tournez la perche pour qu’il soit tout entier exposé au feu. Au fur et à mesure étendez, à l’aide d’un pinceau, du beurre fondu ou d’huile avec des épices sur le méchoui.
La cuisson du méchoui exige une attention toute particulière, car il ne peut être parfait que rôti graduellement sur un brasier entretenu continuellement au même degré de chaleur, surveillé et arrosé de beurre fondu ( c’est un travail de patience pour un résultat extraordinaire). Il est à point lorsque, en le piquant avec la pointe d’un couteau, il ne laisse pas échapper de gouttes rosées ; il doit avoir une belle couleur dorée. L’odeur délicieuse de sa chair rissolée et croustillante remplit l’air parfumé des essences de bois qui ont servi à sa préparation.
Lorsqu’il est à point, débrochez et étendez-le sur un grand plateau (de cuivre) au milieu de la table.
Le méchoui ne peut être apprécié que mangé selon la coutume : avec les doigts en tirant sur les chairs. Tout le mérite de ce mets consiste dans la saveur de sa chair rissolée. Ne laissez jamais refroidir un méchoui, car sa chair devient molle et sa peau perd de sa croustillance et de sa saveur.Servez le avec une bonne salade que l’on mange aussi avec les doigts.Pour finir le repas inutile d’aller vers les patisseries, buvez les trois thés.
Le méchoui terminé, faites passer, une aiguière contenant de l’eau tiède parfumée à la rose, qui permettra aux convives de se rincer les doigts
août
31
2009

Voici les règles d’un jeu propre aux touaregs : les Ishighan, que vous pourrez jouer durant un prochain séjour saharien…en vous entrainant chez vous avant d’affronter les touaregs.Il s’agit d’un jeu qui tourne autour de quatre morceaux de bois que l’on lance en l’air et qui en retombant au sol peuvent donner diverses formes:
ALAM (le chameau) si tous les morceaux du bois tombent “ventres” au sol et “dos” en l’air. Cette position donne droit à 60 points.
TASSE(la vache)si tous les morceaux du bois tombent “ventres” en l’air” et “dos” au sol. Cette position donne droit à 40 points.
IYIS(le cheval) si un des morceaux du bois tombe vente en l’air et dos au sol et que les trois autres tombent ventres au sol et dos en l’air. Cette position donne droit à 7 points.
TIGHIDIT(la chèvre).Si trois morceaux de bois tombent ventres en l’air et dos au sol et que un tombe ventre au sol et dos en l’air. Cette position donne droit à 5 points.
EJAD (l’âne)Si deux morceaux de bois tombent ventres en l’air dos au sol et que les deux autres tombent ventres au sol dos en l’air. Cette position ne donne droit à aucun point et permet au joueur suivant (toujours celui de sa droite) de se saisir des quatre morceaux du bois et de jouer son tour.
Les points que l’on gagne servent à évoluer dans un cercle fait des petits trous et dont la fin est ALJANAT(le Paradis) au centre du cercle et le début TEMSET(l’enfer).Tout le monde débute par l’enfer pour essayer de rejoindre le Paradis. Celui qui arrive le premier au Paradis, engage une hyène(TAKOURAMT) qui se chargera de ramener en arrière les autres dans leur progression vers le Paradis. Celui qu’elle ramènera jusqu’au début (l’enfer) est définitivement éliminé.
J’appelle “dos” le coté extérieur du morceau coupé et “ventre” son coté intérieur.
août
30
2009

La COMPAGNIE DES DESERTS est née…. cet été à Parcieux dans l’Ain en proposant ses premières rencontres sahariennes. Nous n’allons pas reprendre les différents moments de cette semaine culturelle autour du Hoggar et de nos amis touaregs de Tamanrasset, d’Agadez et de Tchin Tabaraden et français d’Aix en Provence et de Lyon que nous avons déjà présenté dans nos différentes brèves de ce blog.
L’année prochaine à la même époque cette Association proposera de nouvelles rencontres sahariennes avec la reprise de l’exposition encore plus fournie d’objets traditionnels de la vie courante, de peintures d’artistes touaregs ou français, et avec pour cette deuxième année des conférenciers et des musiciens de musique à la fois traditionnelle et contemporaine.
L’Association a besoin certes du soutien financier des différents acteurs économiques de la Région Rhône- Alpes, mais surtout de la présence d’amis sahariens (conférenciers et musiciens) pour que ces deuxièmes rencontres soient encore plus complètes .
Contact de l’Association : Compagnie des Déserts , Monsieur Marc Folachier 2 Allée des Marronniers 01600 Parcieux mail:mfolachier@wanadoo.fr
août
24
2009

Une équipe d’archéologues basques et sahraouis, sous la houlette d’un professeur de l’Université du Pays Basque, est en train d’élaborer le premier catalogue du patrimoine préhistorique du Sahara Occidental.
La région du Tiris, une immense plaine désertique dans le sud du Sahara Occidental, est le lieu de travail de l’expédition basco-sahraouie qui fait des recherches sur le passé de ce lieu inhospitalier.
Les archéologues basques, dirigés par Andoni Sáenz de Buruaga, professeur de préhistoire à l’Université du Pays Basque, ont visité récemment pour la cinquième fois le Sahara Occidental.
“En 2004, nous avons présenté notre projet de recherche au Gouvernement Sahraoui. Il a été très bien accueilli, nous avons reçu tout type d’aide. Les résultats sont très bons, nous avons beaucoup avancé, et cela nous a incité à voyager, déjà pour la cinquième fois, dans la région du Tiris”, a expliqué Andoni Sáenz de Buruaga.
La zone fouillée par les archéologues basques est vaste de 30.000 Km2, trois fois l’étendue de la Navarre. Il s’agit de terres qui font partie du territoire du Sahara Occidental qui n’est pas occupé par le Maroc, pays qui contrôle 75% de ce qui a été une colonie espagnole jusqu’en 1976.
Pour en savoir plus sur ce projet, vous pouvez consulter l’infographie publiée sur cette page +++
août
24
2009

Marion Cotillard et Guillaume Canet camperont les personnages du roman de Sylvain Estibal Le Dernier Vol de Lancaster, adapté au cinéma par Karim Dridi (Cuba Feliz, Khamsa). La sortie en salle est prévue pour le 18 novembre 2009.
Le film a été tourné … dans le sud marocain, comme la majorité des productions audiovisuelles présentant dunes et mehari depuis 10 ans.
De nombreux réalisateurs souhaitent tourner des films de fiction ou publicitaires dans le grand désert, mais ils se trouvent confrontés à un obstacle de taille: aujourd’hui aucune compagnie d’assurance n’est prête à s’engager sur une production d’envergure ailleurs qu’au Maroc.
En espérant que ce film soit de qualité, et qu’il donne envie à de nombreuses personnes de découvrir le Sahara et sa culture… au-delà des dunes de Merzouga.
Résumé du film:
Désert Saharien 1933. L’arrivée impromptue de Marie, jeune aviatrice, aventurière et obstinée, partie à la recherche de son amant disparu dans le désert saharien, vient bouleverser le quotidien de “méharistes” français aux prises avec la montée de la rébellion Touareg. Antoine le capitaine, décide d’aider Marie dans cette quête désespérée au milieu d’un océan de sable grandiose et hostile. Sous une chaleur accablante, leur désir de survivre les unira, peu à peu, dans une histoire d’amour troublante et inattendue …
En bonus, des extraits de l’enregistrement de la musique du film sur cette page+++
août
16
2009
Une dernière petite info. Le Blog Saharien a désormais un groupe sur Facebook à cette adresse +++
Histoire de partager d’autres infos et contacts. Merci au passage à toutes celles et ceux qui nous envoient régulièrement des infos. De plus en plus de lecteurs et abonnés !
août
16
2009

Je reçois depuis plusieurs jours et de sources différentes l’info comme quoi un concert du groupe Tinariwen serait organisé lors d’un festival à Tamanrasset. A noter que depuis de nombreuses années, des fans algériens réclament avec insistance la venue du groupe qui s’est produit partout sauf en Algérie, terre d’origine de ce que l’on nomme la musique Ishumar. Il est certain que leur venue ne dépend pas des musiciens, et que de nombreuses “étapes” restent à franchir avant que la jeunesse de Tam puisse enfin recevoir ce beau cadeau.
Il existe même sur Facebook un groupe “Pour que Tinariwen chantent en Algérie”, et dont la dernière phrase de présentation est sans ambiguïté: “ce groupe a joué partout dans le monde amérique europe asie afrique avec les plus grands musiciens. Alors nous on veut notre part du gâteau ON VEUT UN CONCERT DE TINARIWEN EN ALGERIE.”
A suivre… et en attendant on peut toujours se délecter de quelques mesures par là +++
août
16
2009

François Soleilhavoup rend hommage sur A360.org au beau livre de Jean-Pierre Valentin : “Ténéré. Avec les caravaniers du Niger”, paru chez Transboréal et dont nous n’avions pas parlé au moment de sa publication.
“Jean-Pierre Valentin possède au moins deux grandes qualités : celle de porter sur l’Autre un regard profondément humain et empathique ; celle de ressentir et de comprendre au plus profond un milieu naturel aussi vrai et aussi rude que le Grand Désert. L’Autre, c’est le nomade caravanier du Niger. Le Grand Désert, c’est l’immense Ténéré. Rares sont les Occidentaux qui ont aussi bien vécu et compris la traversée du Ténéré avec la Taghlamt, la caravane du sel, ou bien la traversée du Grand Erg de Bilma.”
La suite de l’article par là +++