sept
28
2009

En fin d’une longue journée de méharée, au moment ou le ciel prenait ses plus belles couleurs, un touareg du Hoggar et son fils installèrent le bivouac face à l’immensité du désert et dans le calme et la douceur de la nuit qui descendait doucement
Le regard perdu vers l’infini le touareg se mit à parler doucement comme s’il parlait à lui même tout en observant son fils assis à coté de lui…puis il écouta les dunes qui parlaient entre elles, lui qui était habitué à les entendre chanter.
Je me sens triste dit une dune en constatant que les autres dunes étaient plus grandes qu’elles.
Les dunes autour de moi sont si hautes, si belles et moi je suis si petite, si fragile »
Une autre dune lui répondit :« Ne sois pas triste. Ton chagrin n’existe que parce que tu t’attaches à l’apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature »
« Ne suis donc pas une dune ? »
« La dune n’est qu’une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu n’es que du sable »
« Du sable ??? »
« Oui. Si tu comprends que ta nature est du sable, tu n’accorderas alors plus d’importance à ta forme de dune et ton chagrin disparaîtra
sept
28
2009

Comment être nomade aujourd’hui ? Comment poursuivre la marche qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ?
Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l’économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre l’ultime dépossession de soi : celle de l’imaginaire, quarante-quatre poètes touaregs réunis pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006 à Agadez dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent aujourd’hui leur société et réinventent à leur manière les trames du présent.« La « furigraphie, c’est tout un dédale de gestes et d’états psychiques disparates qui n’ont rien en commun, sauf un fil qui les relie […]. Donc, à partir de là, j’ai deux gestes. D’abord, le geste net, tranché et en même temps généreux, comme une rafale de sabre. Et ceux qui sont chargés de couleur ocre, où tout est comme une litanie de signes tifinagh et de voix en marche jusqu’à l’infini. Cela signifie ce que je cherche à montrer et à exprimer : la cavale au galop des gestes, des images et des imaginations, qui s’emballent » Hawad (Poète et Peintre Touareg) :
Hélène Claudot-Hawad et Nathalie Michaud
Université de Toulouse-Le Mirail / Portique Nomade
http://www.editions-amara.info/index.php
sept
28
2009
Les concerts du groupe Tartit sont une invitation au voyage, à la magie du Désert. Envoûtantes, quasi hypnotiques, les prestations du groupe vous transportent inévitablement dans l’univers mystique, sensuel et festif du quotidien Touareg (ou Kel Tamachek comme ils préfèrent se nommer eux- mêmes. Impressions renforcées par la beauté des costumes indigos ou blancs, les maquillages au khôl et les coiffures de perles et d’anneaux d’argent. Les hommes, eux sont masqués par le chèche traditionnel.
Chants poétiques chargés d’une tradition millénaire transmis par les aggouten (équivalent du griot, issus d’une caste de forgerons et d’artisans). Si les thèmes sont plus généralement l’amour, l’exil et récit épiques, ils sont aussi des chroniques de la vie quotidienne voire critique sociale. Une part importante est accordée à l’improvisation. Les danses sont également des reflets du monde qui les entoure (danse du chameau, danse du sabre, …) Trois types d’instruments sont utilisés : l’Imzad, vielle monocorde, autrefois réservée aux femmes nobles et le tindé, mortier de bois recouvert d’une peau de chèvre, jouée jadis par les seules femmes des tribus des serviteurs. Ces deux derniers instruments sont adaptés à la vie nomade et peuvent très bien avoir une double fonction utilitaire (mortier, calebasse). Seul instrument joué par les hommes, le Tehardant est un luth à trois cordes, instrument du poète et du conteur qui se retrouve dans de nombreuses civilisations voisines.
Ce groupe sera en concert à Tamanrasset en Janvier 2010 lors du colloque sur l’Imzad organisé par l’association: Sauvez l’Imzad http://imzadanzad.com/
http://www.youtube.com/watch?v=n3XVEthb6Hs Concert à Fez en 2008
sept
12
2009

Découverte du travail photographique de Georges Courreges au Nord Mali et en pays Dogon. Je vous invite à voyager dans ses images quelques minutes, par là +++
sept
12
2009

En 1967, un jeune archéologue américain, John H. Atherton, participe à une expédition scientifique aux côté de Théodore Monod et d’Henri Lhote. Aujourd’hui retraité, John H. Atherton revisite ses archives et les partage en ligne.
Vous pouvez suivre sa nouvelle exploration, découvrir des clichés inédits de ses recherches depuis l’Alaska jusqu’au Sahara sur son espace flickr +++
Sur cette photo, Henri Lhote en tenue d’explorateur, Mauritanie, décembre 1967
sept
12
2009

Du 3 au 17 octobre 2009 en région parisienne, Rumeurs urbaines, le festival des arts de la parole, fêtera ses dix ans.
Le thème choisi pour cette édition est Peuples Nomades.
Au programme, outre les contes de Melissa Wainhouse dont nous avions déjà parlé dans un précédent post, deux soirées “Voix du Désert”, vendredi 9 et samedi 10 octobre à 19h30 à la Maison de la Musique de Nanterre, dont les têtes d’affiches seront Hasna El Bécharia et Malouma.
Fille d’un des maîtres du Diwan, Hasna El Bécharia a commencé par jouer de la guitare accoustique sur des rythmes traditionnels du désert dans les banquets et les mariages. En trente ans, celle qui s’accompagne d’une guitare électrique pour couvrir les cris du public n’a jamais voulu enregistrer la moindre note. Une façon de conserver la tradition orale… Son premier album, Djazair johara, est donc un évènement. Mais Hasna reste une femmes de l’oralité et les privilégiés qui l’ont vu sur scène au dernier Festival d’Essaouira ont pu vérifier qu’elle n’avait pas usurpé sa réputation de « mangeuse de scène ».
Malouma utilise l’ardin et le tidinît, les luths de la tradition, mais s’autorise aussi des inventions après avoir trouvé des parentés entre la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne et le blues américain. Devenue l’une des voix les plus populaires de la Mauritanie, elle est aussi une chanteuse rebelle. Dix ans d’interdiction de chanter n’ont rien changé. La chanteuse mauritanienne n’a jamais cessé de jouer. Au point de devenir « la chanteuse du peuple ».
Pour découvrir le programme complet, rdv sur le site de Rumeurs Urbaines +++
sept
10
2009

Secrète ou mille fois battue, la route, ce chemin qui conduit à l’inconnu, essence même du voyage, demeure le trait d’union des peuples, le véhicule de la rencontre et de la connaissance. Symbole de liberté, elle s’amuse du temps et de l’espace dont elle s’affranchit en bâtissant ses propres perspectives, main dans la main avec l’infini. Elle est le voyage… et le thème du prochain Festival des Globe-Trotters qui se tient les 25, 26 et 27 septembre prochain à l’Opéra de Massy (91).
Au programme : trois jours de rêve, d’émotion et de rencontres authentiques sur le thème du voyage et de l’aventure humaine.
Le plus grand rassemblement de voyageurs de France : sur 3 000 m2, plus de 40 films et diaporamas, des débats, des stands sur une centaine de destinations, un concours photos, des buffets, etc.
Le Festival rencontre chaque année un vif succès auprès du public : adhérents, visiteurs, conférenciers, journalistes. Au total, ce sont plus de 8.000 visiteurs qui se donnent rendez-vous avec la même envie… celle de partir sur les routes du monde
http://www.abm.fr/index.html
Pour en savoir plus: http://www.abm.fr/index.html
sept
09
2009

La Sebiba est une fête touarègue qui a lieu en début de chaque année à Djanet, selon le compte lunaire des saisons durant le mois de Achoura. Elle prend ses racines dans une page d’histoire très ancienne qui avait permis à deux tribus de sceller un pacte de paix qui célèbre la fin de la guerre entre elles, les El-Mihane et les Azellouaz.
Féerie de musiques, de couleurs, beauté des costumes et bijoux dont les femmes se parent, la Sebiba est un moment inoubliable qui dure plusieurs jours et réunit l’ensemble des habitants du Tassili n’Ajjer.
Les hommes se jaugent et se provoquent, brandissant leur épée, comme dans un vrai combat. Les femmes chantent aux rythmes
des tambourins, chants entrecoupés de youyous, comme pour galvaniser leurs guerriers dont les pas soulèvent des nuages de sable On y simule le combat, de crainte d’avoir un jour à le livrer encore ; on y danse l’épée à la main et le corps à l’assaut du ciel.
Et les femmes, se souvenant des chansons vives de la guerre, galvanisent des guerriers qui ne le sont plus que par leur spectaculaire vêture où le cuir façonné, le métal ferme et le tissu léger se rassemblent, et par les mains actives qui ne se taisent pas plus que ne se taisent les lèvres coloriées ; les mains qui claquent sont encouragement.
A cette occasion vols directs depuis Paris consulter le site www.syn-air.fr et des agences de voyages locales ou françaises.
sept
03
2009
Créé en janvier 2001, le Festival au désert se tient chaque année à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au Mali.
Ce festival se greffe sur de grandes fêtes traditionnelles touaregs telles que Takoubelt à Kidal et Temakannit à Tombouctou, qui constituèrent longtemps un lieu de concertations et d’échanges entre les communautés. A l’origine on y voyait les différentes formes de chants et danses touaregs, de la poésie, des courses de chameaux, des jeux. Aujourd’hui le Festival s’ouvre vers l’extérieur et accueille des artistes venus d’autres régions du Mali, d’Afrique mais aussi d’Europe et du reste du monde.
Trois jours durant une trentaine de formations sont invitées des quatre coins du Monde à venir présenter leur art.Ainsi, à travers l’intérêt médiatique qu’il suscite et la logistique qu’il mobilise, il entre dans la catégorie des grands festivals modernes tout en gardant ses aspects traditionnels.
http://www.festival-au-desert.org/fr/
sept
02
2009
L’été touche à sa fin, nous revenons tous de vacances…bien chargés!!!.
Le blog saharien va durant cette nouvelle année poursuivre ses recherches et ses articles sur tous les sujets culturels autour du Sahara.En parcourant “la toile” nous pouvons voir toute l’importance que prend la culture touaregue et l’intéret qu’elle suscite.Tout ceci nous encourage à poursuivre et à augmenter nos articles.
Chers lecteurs nous tenons à vous remercier de l’intéret que vous portez à notre blog et des commentaires que vous pouvez nous envoyer.N’hésitez surtout pas à nous écrire pour nous suggérer des thêmes nouveaux, nous avons aussi besoin de vous pour faire vivre notre blog et si celui ci vous plaît parlez en à vos amis…s’inscrire est simple et gratuit.
Pour les associations autour de la culture touarègue faites nous connaitre vos activités, vos rencontres et nous ne manquerons pas d’en parler si celles ci rentrent dans le cadre de notre blog
www.leblogsaharien.com