déc
16
2009

Les dunes savent-elles chanter ?
Sahara.
Le calme règne sur l’étendue désertique. Seules quelques tiges d’herbe ondulent au souffle du vent. Doucement, un léger murmure monte du sol. Bientôt, c’est une mélodie assourdissante qui envahit l’air. Mais d’où vient ce chant ? Les dunes seraient-elles les sirènes du désert
Mystérieux, ce chant est en fait connu depuis longtemps. Déjà, au 12ème siècle, Marco Polo mentionnait l’existence de ces dunes chantantes dans ses écrits de voyage. Mais toutes les dunes ne savent pas chanter. Jusqu’à aujourd’hui, seule une cinquantaine ont été recensées dans les déserts du monde entier, principalement en Asie et en Amérique et quelques unes au Sahara dont celles de Moul N’Aga dans le Massif de la Tadrart
Ce chant est émis lorsqu’une avalanche se déclenche dans la face la plus pentue de la dune et il dure jusqu’à ce que l’avalanche atteigne le pied de la dune. Pendant la chute, les grains de sable de la dune se mettent tous à vibrer au même moment. Il semblerait que ce soit ce frottement qui soit à l’origine de ce chant. La puissance sonore de ce phénomène peut être réellement impressionnante, à tel point qu’on a souvent l’impression qu’un avion passe dans le ciel !
Vous voulez entendre ce chant envoûtant ? Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de se rendre dans le désert pour l’entendre. Vous aviez rêvé, ils l’ont fait : une équipe française de physiciens a inventé la machine à faire chanter le sable !
Estelle Coquin, musicienne, Audrey Manning, philosophe et Stéphane Douady, chercheur au CNRS nous font partager leurs expériences et leurs découvertes, issues de leurs nombreux voyages aux pays des dunes qui chantent.
Le CD dure environ 58 minutes et se compose de 3 parties :
• Sons naturels : enregistrés sur 4 continents par Stéphane DOUADY (chercheur CNRS) et Audrey MANNING (philosophe),
• Une pièce musicale : composée par Estelle COQUIN (musicienne et fondatrice d’une troupe de théâtre),
• Une sonothèque : série d’échantillons de sons bruts.
http://www.krissnature.net/article-27396822.html
déc
10
2009
Pour les amoureux de la culture saharienne, naissance des «Nuits bleues sahariennes» du 14 au 16 Janvier 2010 .
Sur l’initiative de l’association «Sauvez l’imzad», cette manifestation de la culture du Sud algérien rassemblera une série de rencontres culturelles de qualité
En effet, un colloque international sur l’imzad se tiendra à l’université Hadj Moussa Akhamouk. Ce colloque animé par des chercheurs du monde entier présentera les études récentes sur l’imzad et la préservation de cet art propre au peuple Touareg.
La maison de la Culture abritera le vernissage de l’exposition internationale d’art intitulée «De la musique avant toute chose». Autour de l’exposition, des ateliers de peinture, de sculpture et de musique seront organisés en plein air.
Les Nuits bleues sahariennes, c’est aussi différents concours, comme la course de chameaux (du pic Iharen à Dar l’Imzad), le concours de la gardienne de l’imzad (Messas N’Imzad), le concours de la plus belle tente (Ihan Ed’Kayatnid) et le concours du plus beau chameau (img_3379.jpg).Notons que ces compétitions amicales aspirent à revaloriser des pratiques menacées de disparition et à encourager la protection du patrimoine. Concernant l’animation musicale, le groupe Tinariwen donnera un concert unique le 14 Janvier au soir.
Avec leur propre style, baptisé le Blues touareg, ce groupe est parvenu à sillonner le monde entier pour faire valoir son talent. Plus qu’une simple formation artistique, c’est un groupe de musiciens engagés qui luttent quotidiennement pour la sauvegarde de leur culture. Porte-parole de leur peuple nomade, le groupe Tinariwen a durant leur parcours partagé la scène avec de grands noms, à l’instar de Robert Plant, Carlos Santana et Bono des U2. Avec des sonorités rock et blues, ce groupe donnera un concert inédit durant cet événement.
À leurs côtés se produiront d’autres artistes, à l’image de Tartit (Mali), Terbiyat (Niger), Choghli (Djanet) et Takouba de Tamanrasset. Mais ces «balades» à travers le monde n’ont pas éloigné Tinariwen de leur «monde». «Le désert est ma maison, je n’ai jamais été attiré par l’idée d’émigrer à Paris ou à Los Angeles. C’est au désert que j’appartiens. Les gens doivent vivre simplement au Sud, c’est la seule manière de comprendre. La simplicité est la liberté», dit Ibrahim Ag Alhabib, leader du groupe Tinariwen.
Par ailleurs, une soirée «Chants des femmes» sera organisée avec les joueuses de l’imzad, la chanteuse kabyle Cherifa et beaucoup d’autres interprètes.
La mode s’invitera également aux Nuits sahariennes avec un défilé de mode concocté par la styliste Nassila. «Balade au royaume des silences, voiles, couleurs et formes» fera découvrir à l’assistance toute la diversité des habits sahraouis qui font le bonheur des collectionneurs.
Grâce à l’Association “Sauvez l’Imzad” Tamanrasset devient enfin l’un des carrefours de la culture touarègue et saharienne.En souhaitant que ce type de manifestation se pérénise
Rendez vous sur le site de l’association: www.imzadanzad.com
déc
10
2009

Quand le vent du sud, caresse ton ombre sur le sable brulant
Je troc mon beau sabre pour ta liberté
Et quand l’étoile du berger éclaire les chemins de tes amours
Je cède mon âme pour ta beauté
Et si les oiseaux chantent ta belle voix douce mon cœur vibre mille et une fois en silence
Et chaque nuit que je passe dans l’obscurité du Sahara allongé sur mon lit tissé de branches d’acacia
Je rêve de ces jours ou tu seras à coté de moi toi mon ange bleu d’autrefois
Et si tu cours derrière le vent, tu n’arriveras jamais à le rattraper
Mais si tes ambitions sont pour la vie, alors avec peu de chance tu pourras y arriver
Brahim Ag Safi Décembre 2009 Poete Touareg de Tamanrasset