Archive for septembre, 2010

sept 23 2010

SAHARA BLUES documentaire sur France Culture/Sur les Docks

Published by acontreras under Actualité

Diffusion le lundi 4 octobre 2010, à 17h00, sur France Culture/Sur les Docks de

SAHARA BLUES

Un documentaire d’Arnaud Contreras
Réalisation Vincent Abouchar

à écouter sur les ondes ou sur le site de France Culture: http://www.franceculture.com

Les événements au Sahara au travers des témoignages de passionnés du Sahara et amis des touaregs. Un regard calme sur une situation d’urgence.

Les « sahariens » ont le blues. Toute une communauté de français liée aux peuples du grand désert par l’amitié, l’amour, l’histoire familiale ou l’industrie touristique subit de plein fouet la dégradation des conditions sécuritaires au Sahara, du terrorisme d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI),  ne peut pas y séjourner.

Chacun confie son lien personnel avec le Sahara, tente d’expliquer la situation actuelle au travers de sa propre expérience, de l’histoire des relations fortes entre la France et les peuples Sahariens.
Ils se retrouvent lors de festival tel Afrikabidon, en Ardèche, de concerts des rockers du désert pour échanger des nouvelles, parler de géopolitique, défendre leurs amis touaregs contre les jugements rapides.

Le blues. La déprime de ne pas maîtriser ce qui se dit sur la zone, la méfiance vis-à-vis des acteurs politiques et énergétiques qu’ils soupçonnent de laisser la zone à l’abandon pour faire des affaires discrètement.

Le blues de pas avoir d’écoute de la part des autorités françaises, de ne pas pouvoir leur donner des clefs pour  maintenir un lien avec cette zone tampon où l’islamisme radical n’avait jamais réussi à pénétrer.

Le blues de ne plus pouvoir vivre leur passion, leur amour, qu’à distance.

Et quand même des projets… L’an prochain un festival à Agadez ?

Avec

Nicolas Loizillon, pdt de l’association La Compagnie des Déserts
Jean-Luc Gantheil, co-fondateur de Croq’Nature et Amitié Franco-Touareg
Jean-Marc Durou, Photographe et historien du Sahara
Maurice Freund, pdt de Point Afrique
Moussa Bilalan ag Ganta, musicien nigérien et Pdt de l’association Emiskini
Catherine Legras, manager du groupe Nabil Othmani

Pour aller plus loin

Sites Internet

Temoust.org
http://www.temoust.org/

Le portail du peuple Touareg berbère Kel Tamasheq

Good Morning Afrika
http://goodmorningafrika.blogspot.com

Enjeux géopolitiques et stratégiques en Afrique

Issikta
http://issikta.blogspot.com
Actualités du peuple touareg

Kidal Info
http://www.kidal.info
Actualités du Nord Mali

Agadez-Niger
http://www.agadez-niger.com
Infos de la région d’Agadez

Tamasheq.net
http://www.tamasheq.net

Le site des musiques touarègues

Sahel sounds
http://sahelsounds.com

Exploration de la société et de la musique contemporaine au Sahara et Sahel

En Vouature Simone
http://envouaturesimone.blogspot.com
Actualités militante du Sahara

Le Blog Saharien
http://www.leblogsaharien.com
Actualités culturelles du Sahara

La Rahla
http://www.larahla.org

Amicale des sahariens


Livres

Migrations Transsahariennes
Vers un désert cosmopolite et morcelé

Par Julien Brachet
Eds du Croquant 2009

L’Exploration du Sahara
Par Jean-Marc Durou, préface de Théodore Monod
Actes Sud 2002

Chamelle
Par Marc Durin-Valois
Lattès 2002

Mythes et réalités d’un désert convoité, le Sahara
Par Jean Bison
L’Harmattan, 2003

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sept 23 2010

Berliet : Une aventure mécanique saharienne

Published by nloizillon under Evénements, Livres, Non classé

maison-berliet.JPG 

monsieur-berliet.JPG

En 1956, Paul Berliet (à ce jour 92 ans) fournisseur de la majeur partie des véhicules pour l’exploitation du pétrole dans le Sahara, survola un jour la région de l’Erg oriental en Algérie : Il découvre un paysage de dunes et de barkanes (dunes mobiles) qu’aucun camion ne peut traverser avec de lourdes masses indivisibles, pourtant nécessaires à ce type d’exploitation

Journées du patrimoine 2010
 Rencontre inattendue avec Monsieur Berliet dans la Villa Berliet propriété de la Fondation Berliet.
En 1910, Marius Berliet (son père) pionnier de l’industrie automobile se fait construite une villa au moment ou son entreprise est en plein essor.C’est dans un faubourg de Lyon à mi distance entre son usine de Montplaisir et celle qu’il va implanter à Vénissieux qu’il s’installera. De 1911 à 1912 les travaux sont réalisés avec l’architecte Paul Bruyas .Cette demeure comporte des décors Art Nouveau réalisés par le maître-verrier Jacques Gruber et l’ébéniste Louis Majorelle, de l’Ecole de Nancy. Le parc est dessiné par le paysagiste Joseph Linossier.( Le fils de Louis Majorelle réalisera à Marrakech une superbe villa, qui se visite, et lance le bleu Majorelle).

 t100.jpg

Le constructeur lyonnais avait étudié et réalisé le T 100 en seulement 9 mois. Ce projet fou de Paul Berliet fut présenté en 1957 lors du salon de Paris, le T100 revendiquait alors le titre du plus gros camion du monde.
Un de ces T 100 utilisés dans le Sahara a été offert en 1981 par le gouvernement algérien à la fondation Marius Berliet basée à Lyon. Un détail unique :Ses pneus avaient été calculés pour ne pas s’enfoncé dans le sable plus que la patte d’un dromadaire. Il est maintenant exposé au Montellier dans le département de l’Ain.

tbalise-berliet.jpgLes Missions Berliet Ténére : Cinquantenaire.Au cours de l’hiver 1959-1960 une mission de neuf camions Berliet de type « Gazelle » traverse le Ténéré de Djanet (Algérie) à Fort Lamy (Tchad).Les résultats scientifiques de cette mission ont été rassemblé dans un ouvrage magnifiquement illustré :Mission Berliet Ténéré Tchad Documents scientifiques publiés par les soins de H.J HUGOT-Arts et Métiers Graphiques Paris 1962
Association des amis de la fondation de l’automobile Marius BerlietTél: 33 (0)4 78 54 15 34 Fax: 33 (0)4 72 33 20 25

E-mail : assoc.f.berliet@orange.fr

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sept 23 2010

Henri Lhote :Une aventure scientifique au Sahara

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couverture-lhote.jpg

C’est en Juin 2010 que Madame Monique Vérité, présente à Parcieux pour l’assemblée générale de l’association « La Rahla », m’a informé de la parution en Octobre 2010 de son livre sur Henri Lhote. Avec l’aimable autorisation de Bernard Cesari de Ibis Press je vous fait part de cette nouveauté littéraire, retraçant la vie et les missions de celui qui fait connaître les figurations rupestres du Sahara.
Madame Monique Vérité propose également de faire des conférences (avec film et diaporama) autour de cette biographie et de celle de Odette du Puigaudeau.
Henri Lhote (1903-1991) accède à la notoriété vers la fin des années 1950 avec son exposition « Peintures préhistoriques du Sahara » au Musée des arts décoratifs, qu’André Malraux présentera comme « une des expositions les plus marquantes du demi siècle». Son ouvrage :A la découverte des fresques du Tassili,traduit en seize langues et plusieurs fois réédité, est devenu un classique de l’art rupestre saharien.Pendant un demi-siècle, Henri Lhote a fréquenté le Sahara, terre d’aventure où il a pu assouvir son goût de l’épreuve, son exaltation de l’exploit, son enthousiasme pour la découverte et son appétit à transmettre son savoir.
Préhistorien, mais aussi naturaliste et ethnographe, il laisse une œuvre considérable qui est à l’origine de nombreuses passions sahariennes.
Cette biographie, s’appuyant sur des archives inédites et des témoignages directs, s’attache à cerner le parcours de l’autodidacte, orphelin à 12 ans, qui est devenu « l’inventeur du Tassili », héros des sables, savant et vulgarisateur exceptionnel.
Une postface de Jean-Louis Le Quellec replace les travaux d’Henri Lhote dans l’histoire des découvertes et de l’interprétation des figurations rupestres du Sahara.
Monique Vérité a écrit par ailleurs la biographie d’Odette du Puigaudeau :Une Bretonne au désert, l’intrépide exploratrice de l’Ouest saharien des années 1930, et a sorti de l’oubli les ouvrages de cet auteur qui a également fait partager à ses lecteurs l’aventure du grand désert
IBIS PRESS : 4 rue des Patriarches – 75005 Paris – Tél. : 01 43 71 28 87– contact@ibispre

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sept 23 2010

Poeme: l’AÏR

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dsc01431.JPG 

Le peuple touareg, associé dans l’imaginaire occidental au désert du Sahara, traverse actuellement une période déterminante pour sa survie et sa culture.
Rhissa Rhossey compagnon de route et de combat du leader Touareg Mano Dayak, est aujourd’hui la conscience rebelle du peuple Touareg.Voici un de ses poèmes tirés de :Jour et nuit, sable et sang, poèmes sahariens.Éditions transbordeurs.2005.
Un cri de douleur et d’amour, une chanson de gestes, une itinérance entre poésie et action politique. Une très belle quête de liberté et de justice dans le contexte de l’extrême pauvreté du Sahel.
Au bout du monde
L’Aîr
Chez moi. Il y a plein de vallées
Peuplées de jardiniers
Au salut facile
Plein de plaines
Aux noms de femmes
Des montagnes
Aux écritures oubliées.
Dans ce pays
Il n’y a pas toujours
De quoi se vêtir
Mais le cœur y est
Chaud à l’amour
Très souvent
Le ventre y est vide
Le cœur ramassé
Pour s’y amuser
Il suffit d’une peau de chèvre
D’un mortier de bois
Quelques belles
Et la fête commence
Les fêtes balancent
Et cadencent
Ce pays est beau
Et pour les yeux
Et pour le cœur
Plus d’infos : http://www.myspace.com/rhissa.rhossey

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sept 15 2010

Tinariwen: L’exil

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 tinariwen-tam4.jpgAlghorba (l’exil) est la première chanson composée par Tinariwen dans les camps d’entraînement libyens au début des années 80.

Imidiwen win akallin
Nak azaghagh alghorba
Hegh ikallan warha ananin
Arghan manin war naz-ha.
Edass nanhay arhant manin
Ad has nammagh hit iba
Anta dendagh tourhannanin
Hi tagdalat tadhazzha
War hin titwegh qadhiyanin
d-chatmanin hin noyya

Les amis de mon pays,
Moi je vis dans l’exil.
Je suis dans ce pays, si loin de ma mère.
Mon âme y brûle et j’y suis toujours désespéré.
Parfois j’y cherche quelque chose de plaisant,
Mais il m’est impossible de le trouver.
C’est ça cette maladie
Qui m’empêche de sourire.
Je n’oublierai jamais mon but
Et mes sœurs que j’ai laissé derrière moi.

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sept 15 2010

Artisans touaregs

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photo-de-margotjpg10.JPG @Margot Loizillon

C’est au cours des Rencontres Sahariennes de Parcieux, en Juin dernier, que j’ai rencontré Abdou Mouhmoud jeune forgeron d’Agadez qui participait pour la première fois à une telle manifestation.

A cette occasion il avait amemé sa petite forge et devant nous au cours de la journée il fondait, coulait puis travaillait  des petits bouts d’argent sur son enclume pour les transformer en de beaux bijoux.

Au cours de ses journées nous avons eu l’occasion de discuter ensemble et, grace à sa connaissance de ses traditions, j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur les artisans touaregs d’hier de d’aujourdhui

la-forge-du-touareg.jpg La forge  creusets-du-forgeron.jpg Creusets de fonte forgeron-niger-7.JPG Abdou Mouhmoud

Dans la société touarègue, les artisans–inadan-représentent une communauté à part, que l’on nomme le plus souvent sous le nom de « forgerons.
Ils échappent à la hiérarchie touarègue et jouent en quelque sorte le rôle de représentant de la communauté pour le campement. Ils vivaient dans celui du chef, faisait le thé à sa demande, reçevaient les étrangers de passage, et leur portaient la nourriture lorsqu’ils étaient au campementv.Ainsi autrefois  ils travaillaient pour « l’aristocratie touarègues »

En guise de rémunération ils recevaient un présent de la part du chef de tribu sous la forme de petit bétail (chèvres ou moutons selon le travail accompli ou vivres et vêtements).
Le changement de vie les obligea à devenir plutôt citadin et à s’installer dans les centres urbains comme Agadez ou Tamanrasset et à s’ouvrir à une nouvelle clientèle avec l’arrivée du tourisme dans les années 70. A cette époque  ils se mirent à fabriquer en très grande quantité la célèbre croix d’Agadez (teneghel).

Les artisans du métal, comme l’argent ou le nickel, ne se déplaçaient jamais sans leur atelier. Cet outillage rudimentaire - enclume, soufflet, marteaux, pinces - permet de fabriquer et de réparer de multiples objets, utilitaires ou décoratifs.

Ils fabriquent actuellement et principalement au Niger-région de Agadez- beaucoup de bijoux en argent ou en nickel avec parfois du bois d’ébène et avec des pierres comme le lapis-lazuli, l’agate, et la turquoise, …) Certains bijoux ou objets, plus anciens, sont faits à partir d’anciennes pièces argent comme le Tahler Marie Thérèse (qui était encore dans les années 60 la monnaie au Yémen), pièces en argnet de cinq et dix francs, écus italiens et suisses.
Avec des outils souvent rudimentaires, pour la fonte, la découpe, la gravure des pièces en argent, avec une grande patience dans le polissage et avec une attention dans le choix des motifs, ces forgerons, assemblés en coopératives, se transmettent  jusqu’à nos jours tout un savoir pour réaliser des bijoux reprenant les formes traditionnelles touareg et pour introduire aussi des variations nouvelles proches du design contemporain. Attentifs aux remarques rapportées à la suite des séjours de certains d’entre eux en Europe en période estivale, ces artisans touaregs ont su en effet allier tradition et nouveauté.

A partir du cuir, de l’argent, du cuivre et du bois, les artisans fabriquent aussi tous les outils de la vie domestique et pastorale, le mobilier des tentes (lit touareg), les armes (lance et takouba bouclier en oryx) , selles de chameau (tamzak) mortiers (tendé)et bien entendu comme dit plus haut les bijoux. Ils utilisent des techniques de pyrogravure et de teinture. Leurs activités sont réparties selon les sexes : les femmes travaillent le cuir et les hommes le métal.
Les femmes touaregues réalisent, souvent pour un usage personnel,  avec du cuir coloré (une grande palette de couleurs vives) et surpiqué,  des sacs, des porte-monnaie, des bourses, des boîtes et des housses de coussins.
Bien entendu ce sont les femmes qui fabriquent les tentes touaregues (ehakit en tamackek et les essaber (sortes de longues nattes de 6 à 7 mètres de long) faites de tiges d’un graminée que les femmes vont ramassées dans les oueds : l’afazzou

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sept 15 2010

Niger: Agadez

 img_0001.jpg@nloizillon

Cet hiver après une longue parenthèse les premiers avions venant de France devraient se poser à nouveau sur l’aéroport Mano Dayak d’Agadez.
Avant de partir souvent bien trop vite, dans le désert, cette ville très ancienne mérite bien un séjour de quelques jours pour en apprécier toute sa spécificité.
Agadez est une ville très ancienne. Elle aurait été fondée vers le XIème siècle par des tribus Touareg qui auraient décidé de se sédentariser, au moins en partie et qui pour la gouverner auraient créée le sultanat de l’Air, avec un rôle de conciliateur pour toutes les tribus de la région. Agadez devient ainsi la capitale politique de l’Aïr mais aussi un centre économique important, favorisée par sa situation géographique privilégiée.
Agadez va de ce fait jouer un grand rôle dans le commerce transsaharien. Elle devient un vrai port du désert qui permit au sultanat de s’enrichir, de rayonner et de devenir très puissant. La ville va devenir  aussi un grand centre artisanal pour le travail du cuir et des métaux, par la même occasion, un centre de production d’arme de poing.
Au XVème siècle, la ville avait été fortifiée et plusieurs nouveaux quartiers se sont  s’ajoutés. C’est à cette époque que fut construit le minaret de la grande mosquée par Zakarya.A partir du XVIIème siècle des  troubles internes éclatent entre tribus Touareg rivales, entrainant de grands mouvements de population vers le sud et la décadence de la ville  à la fin du XIXème siècle.
Malgré ce déclin, Agadez a toujours gardé sa structure particulièrement originale, fondée autour de campements qui, progressivement construits en terre s’est transformée en îlots. Beaucoup de bâtiments anciens sont encore présents et correspondent toujours aux activités sociales particulières d’Agadez : palais du sultan, mosquée du vendredi, maison du cadi, palais de l’Anastafidet palais du sultan Almoumoune…Et même si plusieurs styles de périodes différentes se superposent, Agadez présente toujours une belle unité et une architecture traditionnelle élaborée qui témoignent sa structure sociale et culturelle.

voyage-au-niger-049.jpg@nloizillon

La Liste du patrimoine mondial comporte 911 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.Cette Liste comprend 704 biens culturels, 180 naturels et 27 mixtes répartis dans 151 Etats parties. Depuis juin 2010, 187 Etats parties dont le Niger ont ratifié la Convention du patrimoine mondial
Les villes historiques de Mauritanie ont été classées en rapport avec leur rôle de centres commerciaux et de diffusion de l’islam en Afrique noire. Tombouctou a plutôt mis en valeur  le rôle très important qu’a joué son université pour la diffusion de l’islam en Afrique de l’Ouest.
Gao  a classé le tombeau des Askia autour du rôle historique de l’Askia Mohamed dans la région et comme symbole de la puissance et du rayonnement de l’empire Songhay au XVème siècle.
Agadez n’a pas encore été classée dans la liste du patrimoine mondial, alors que cette ville, par sa situation ses monuments anciens et sa vieille ville doit y être intégrée rapidement.Une des spécificités d’Agadez, par rapport à ces autres villes historiques situées juste au dessous du Sahara réside dans son développement et son organisation autour du rôle régional spécifique du sultanat de l’Aïr.Si son architecture se rapproche de celle de Tombouctou, elle a cependant des éléments spécifiques avec la forme du minaret de la Grande Mosquée, les motifs décoratifs, l’utilisation des voûtes nervurées, ainsi qu’un tissu urbain avec des rues plus larges et de nombreuses placettes
L’étude de la ville tend d’ailleurs à démontrer que les îlots actuels ont été définis par la construction successive de bâtiments en remplacement des tentes sur des lieux de campement familiaux, ce qui explique la présence de ces rues très irrégulières et de ces nombreuses places et placettes. C’est une véritable spécificité urbaine d’Agadez

Un livre passionnant: Touaregs du Niger, le regard d’Edmond Bernus » Aux éditions Grandvaux et IRD Editions

Réalisé par Bernard et Catherine Desjeux, des éditions Grandvaux, sur la base d’un fonds documentaire de 6 000 photographies d’Edmond Bernus, le livre présente plus de 60 photographies ainsi que des récits et extraits choisis retraçant la vie du géographe en compagnie des Touaregs.

Quand la photographie devient complicité, elle touche à l’essentiel. Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les Touaregs du Niger, à un moment crucial de leur histoire.

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