Archive for the 'Actualité' Category

jan 08 2008

Réseau de recherches sahariennes

Published by arnaud contreras under Actualité

Le RRESA (Réseau de recherches sahariennes) est né d’une collaboration suivie entre "jeunes géographes" français et algériens, travaillant sur l’espace saharien et ses marges et voulant concrétiser leur coopération, par le biais d’une plateforme d’échange.

Leur site Internet constitue le premier jalon d’une coopération récente, qui se veut être pluridisciplinaire. Espace d’échange, de mutualisation des savoirs et de compétences… ce site se veut être un lieu de discussion et de confrontation de points de vue et projets scientifiques autour de l’espace saharien.

Ce site propose des documents en téléchargement, une bibliographie en ligne, de nombreux liens utiles à des recherches sur l’espace saharien, il présente les chercheurs du RRESA, ainsi que des informations relatives à des manifestations scientifiques (colloques…)

Depuis, le réseau s’est développé et rassemble aujourd’hui des chercheurs d’origines géographiques diverses : Algérie, Italie, France, Mali et Niger, mais également d’horizons disciplinaires non moins variés : Géographie, Sociologie, Anthropologie, Economie. (Cartographie du RRESA)

Les chercheurs du réseau sont ainsi les premiers contributeurs de cette plateforme, notamment par leurs articles, qui s’affirme comme vecteur de diffusion des recherches sahariennes actuelles.

Le RRESA demeure un réseau ouvert à toute participation de jeunes chercheuses et chercheurs, européen(ne)s comme africain(e)s, afin de représenter les questions émergentes et d’actualité en matière de recherche scientifique concernant l’espace saharien.

Découvrir le site +++

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jan 07 2008

Les sahariens de l’air

Published by arnaud contreras under Actualité

Prochaines conférence de la Rahla

Conférence avec photos «LES SAHARIENS DE L’AIR »
  Le mardi 5 février 2008 - 19 heures

 

Bernard MARCK, journaliste de profession, spécialisé dans le domaine de l’aviation, nous fera connaître par une conférence avec photos :
  «LES SAHARIENS DE L’AIR »
 

Le désert fascine les aviateurs. Il exerce sur eux la même attraction
que l’océan sur les marins. Dès leurs premiers battements d’ailes, les
Français ont abordé l’Afrique, terre de mystères. On peut citer
notamment Marc Pourpe, l’un des plus grands précurseurs, qui figure
hélas parmi les premières victimes de la Grande Guerre. De fait, la
grande aventure démarre vraiment après l’Armistice, avec le
défrichement des routes aériennes : il s’agit d’une époque riche en
découvertes et en émotions, une époque de raids entrepris par des
équipages militaires emmenés par Georges Pelletier-Doisy, Jean Dagnaux,
dit l’Africain, fondateur d’un formidable réseau entre la France et
Madagascar, ou Joseph Vuillemin, l’un des rescapés de la première
traversée aérienne du Sahara. C’est au cours de cette « première »
accomplie entre mille périls du 3 février au 31 mars 1920, que le
général Laperrine devait trouver une mort héroïque après avoir été
éjecté de son Breguet dans le Tanezrouft. Ces vols à haut risque, dont
les aviateurs mesuraient et acceptaient les dangers, voire les
sacrifices, ont largement contribué au rayonnement de la France en une
époque de formidable rivalité avec la Grande Bretagne et l’Allemagne.

Inscriptions au dîner avant le samedi 2 février au 01 45 67 27 55

FILM :  «SAHARA – SUR LA ROUTE DES CARAVANES… »
  Le mardi 18 mars 2008 - 19 heures
 
  Jean-Pierre VALENTIN,
membre de La Rahla, parcourt l’Afrique et le Sahara depuis 25 ans. Il a
tissé des liens indéfectibles avec de nombreuses familles nomades et
caravanières, il les accompagne régulièrement, et en retour, il nous
offre ces instants ! Les Touaregs des monts de l’Aïr s’élancent dès
l’automne pour de longs mois. Nous allons les suivre pour la traversée
du Ténéré, en direction du Kaouar, des salines et des palmeraies… Puis
–sans quitter ce monde chamelier– nous irons à la recherche des
origines avec les Toubous du massif du Djado, avant de nous lancer vers
d’autres aventures en compagnie de femmes caravanières… Les imposants
cordons dunaires de l’Erg de Bilma vont lentement guider nos pas. Là,
cernés par une steppe rabougrie, les nomades wodaabe marchent devant
leurs troupeaux et dès la fin de l’hivernage, ils célèbrent la beauté
lors de rassemblements festifs impressionnants. Film commenté.
 
Inscriptions au dîner avant le samedi 15 mars au 01 45 67 27 55

+ d’infos : http://www.larahla.org

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nov 09 2007

Tombouctou bluetooth

Published by acontreras under Actualité, Evénements, Vidéos

Une installation multimédia à Tombouctou, au Nord du Mali, en utilisant la technologie Kameleon

Lors d’un tournage pour l’UNESCO en 2005, j’ai constaté que la téléphonie mobile faisait partie du quotidien de tous les maliens. Beaucoup n’ont pas de toît, mais sont nombreux à avoir dans leur poche les derniers modèles de portables.

Un an plus tard, je suis revenu au Mali et ai installé provisoirement en deux endroits des boîtiers Mobizone. Dans ces boîtiers, j’avais intégré des extraits de films tournés en 2005 à Tombouctou sur les patrimoines naturels et culturels de la ville.

Découvrir le projet en détail +++

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août 02 2007

Afrikabidon

Logo

L’association Afrikabidon et Point-Afrique Voyages ont le plaisir de
vous inviter à la 1re édition des rencontres Afrikabidon, du 19 juillet
au 12 août 2007, à Bidon, en Ardèche.

Concerts, expositions et temps de réflexion sur les enjeux actuels
en Afrique, sur le nomadisme, les phénomènes migratoires, le rôle le
tourisme, en compagnie de Pierre Rabhi, Sylvie Brunel, Abdoulaye
Konaté, Hubert Reeves, Jean-Marc Durou, Gabriel Cohn-Bendit,
Jean-François Kahn, Désert Rebel, Ismaël Lo, Tiken Jah Fakoly et bien
d’autres.

À cette occasion, le photographe et historien Jean-Marc Durou présente l’exposition «Visages nomades» de , vingt portraits en 80×120 réalisés en territoires nomades.

Plus loin +++

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mai 01 2007

Sahel, L’Homme face au Désert

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sahel_2.jpg

La planète va mal, très mal et le Sahel encore plus.

Cette exposition est un appel à l’aide… Autrefois riche et lieu de
passage obligé de négoces divers offrant la prospérité à ses habitants,
cette région est aujourd’hui la plus pauvre au monde et menacée de
disparition.

Témoin
de la lente agonie du Sahel depuis les années 1970, Marc Francioli ,
Président de SOS SAHEL, a entraîné son ami photographe Roberto
Neumiller
à la rencontre des Nigériens, des Maliens, des Sénégalais,
des Burkinabés, des Mauritaniens, pour témoigner de la richesse des
peuples et des traditions qui tendent vers un même but : survivre
malgré l’hostilité ambiante.

En
80 portraits pudiques mais qui ne cachent rien de la misère et de la
difficulté de s’adapter à l’environnement, le visiteur découvrira aussi
bien le barbier de Tombouctou que l’infirmier du bout du monde, ou
encore le gardien du puits d’Achégour au cœur du Ténéré. Il sera
surpris par les manuscrits de l’imam Baba et pénétrera dans le palais
du Moro Naba, empereur des Mossi. Avec eux se révèleront les mille
facettes du Sahel et l’ingéniosité des hommes pour s’adapter. Mais le
désert ne cesse d’avancer, le climat capricieux ne cesse d’épuiser les
ressources en eau, de plus en plus rares, et l’Homme en est l’une des
causes.

Sénat
Grilles du Jardin du Luxembourg
du 24 mars au 1er juillet 2007

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avr 25 2007

Fondation Azalaï

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"Azalaï" Premières Rencontres transsahariennes des Arts et de la culture Niamey / Agadez
Niamey / Agadez

 
Nouveau
programme initié par la fondation Azalaï avec le soutien de
Culturesfrance destiné à la fois à préserver et à mettre en valeur le
patrimoine culturel commun aux pays de l’espace sahélo-saharien.
Fondées
et présidées par Ibrahim Loutou, ces Rencontres transsahariennes des
Arts et de la culture invitent chercheurs, artistes et opérateurs
culturels à réfléchir sur le thème des traces et de l’avenir du
patrimoine culturel sahélo-saharien avec l’objectif de générer une
dynamique et des projets qui s’inscrivent dans le développement durable
et la lutte contre la pauvreté.

Outre l’organisation d’un symposium scientifique, du 15 au 18 janvier à
Niamey, qui questionnera les « langages, les cultures et les sociétés
dans l’espace sahélo-saharien », les échanges d’expériences, projets de
co-créations, mises en commun et partages des savoir-faire seront
également à l’honneur dans de nombreux ateliers organisés pour
l’occasion.
L’artisanat, le design, la sculpture ou encore la musique seront les
principales disciplines artistiques pour lesquelles les intervenants
imagineront des projets singuliers à inscrire dans de nouvelles
dynamiques, entre arts traditionnels et contemporains, issues des
cultures du désert.
Dans cet esprit, une première création musicale sera réalisée sous la
direction de Benoît Tieberghien, réunissant autour du groupe nigérien
Mamar Kassey et du musicien franco-tunisien Smadj, différents artistes
issus de pays sahélo-sahariens : Abbass (Soudan), Driss El Maloumi
(Maroc), Mahmoud Fadl (Egypte), Ballaké Sissoko (Mali). Un concert
grand public sera donné le 19 janvier sur la Place de la Concertation à
Niamey.
Voir programme complet ci-après.

A l’issue du symposium, les Ministres de la Culture des pays
participants se réuniront à Agadez les 19 et 20 janvier pour ratifier
les bases d’un plan d’actions qui, au travers de rencontres
scientifiques, artistiques, d’ateliers de formation et de création
devrait permettre de créer une plate-forme d’activités fédératrices
pour toutes les cultures sahélo-sahariennes.

Parmi les artistes : Syhem Belkhodja (Tunisie), Alphadi (Niger),
Abdoulaye Konaté (Mali), Rachid Koraichi (Algérie), Ousmane Sow Huchar
(Sénégal), Balaké Sissoko (Mali), etc.

Parmi les chercheurs : Djibo Hamani (Niger), Jean-Pierre Olivier de
Sardan (France), Youssouph Guissé Mbargane (Sénégal), Pierre Augier
(France), Fadoul Kitir Zakaria (Tchad), Chebri Aboulkacem (Maroc),
Jean-Pierre Tita (Mali), etc.

Azalaï a reçu le soutien de nombreux chefs d’Etat et organismes
internationaux (La Communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD),
l’UNESCO, l’Union Africaine et l’Organisation internationale de la
francophonie (OIF)).

Annexe :

Programme de l’Edition fondatrice des Azalaï des Arts et de la culture

Réunion du Symposium scientifique transsaharien à Niamey (15 au 18 janvier 2007)

- 15 janvier
Matinée : inauguration des Rencontres transsahariennes et présentation des objectifs.
Discours d’ouverture prononcé par Oumarou Adari, Ministre de la
Culture, des Arts et de la Communication de la République du Niger.
Après-midi : mise en place des tables rondes.

- 16 janvier
Matinée & après-midi : tables rondes.

- 17 janvier
Matinée : tables rondes.
Après-midi : restitution des échanges et rédaction des synthèses des différentes tables rondes.

- 18 janvier
Matinée : présentation et adoption du Rapport Général du symposium ;
examen des recommandations émises par la communauté scientifique.
Cérémonie de clôture.
Après-midi : vernissage, en présence de tous les ministres des Arts et
de la Culture des pays participant à Azalaï, de deux expositions au
complexe Alphadi à Niamey :
* Les images de la vie quotidienne sur les rives du Sahara (arts plastiques)
* L’Afrique donne le ton de la mode (artisanat de la création, accessoire de mode…)
Audience par Mamadou Tandja, Président de la République du Niger, des
personnalités politiques ainsi que les chefs de délégation présents au
symposium.
Soirée : concert privé donné au Centre Culturel Oumarou Ganda de
nombreux artistes provenant de la zone sahélo-saharienne: Mamar Kassey,
Smadj, Abbass (Soudan), Driss El Maloumi (Maroc), Mahmoud Fadl
(Egypte), Ballaké Sissoko (Mali)…
Concert gratuit et public le 19 janvier à 21h sur la place de la Concertation.

Réunion des ministres chargés des Arts et de la Culture à Agadez (19 et 20 janvier 2007)

- 19 janvier
Arrivée. Visites officielles aux autorités nigériennes.

- 20 janvier
Matinée : cérémonie d’ouverture : mots de bienvenue par le Gouverneur
de la région et par Hama Amadou, Premier Ministre de la République du
Niger ; présentation des Rencontres par Ibrahim Loutou, Président de la
Fondation Azalaï.
Reprise des travaux sur l’ordre du jour suivant :
- présentation du rapport général du symposium scientifique transsaharien par son rapporteur
- communications des différentes délégations
- examen et adoption du projet de Déclaration d’Agadez
- échanges sur les moyens de la promotion des échanges culturels et la
coopération : promotion des industries culturelles, création et
protection des œuvres artistiques ; partenariat en matière de tourisme
culturel et d’artisanat ; recherche, sauvregarde et protection du
patrimoine culturel et archéologique
- échanges sur les conclusions du sommet mondial pour la société de l’information (SMI – Tunis)
- formation et perfectionnement professionnel
- coopération, assistance techniques
- dates et lieux de la 2ème réunion
Clôture des Rencontres transsahariennes en présence du Premier Ministre.

Contacts :
Culturesfrance/ Département de la Communication
Agnès Benayer, directrice. T.+ 33 (0)1 53 69 83 69 / Mèl : ab@culturesfrance.com
Marion Napoly, chargée de communication. T. + 33 (0)1 53 69 32 25/ Mèl : mn@culturesfrance.com
Fondation Azalaï
Ibrahim Loutou, président. Mèl : ibrahim_loutou@yahoo.fr

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avr 19 2007

Assemblée Générale des Wodaabé du Niger

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Wodaabe

Quatrième Assemblée Générale des Wodaabé du Niger
Tagayet, du 22 au 29 septembre 2007

Depuis 2004, les Wodaabé organisent chaque année une assemblée générale, sorte de forum social, économique et culturel. Elle réunit les représentants des différentes associations Wodaabe existantes au Niger, les chefs de groupement, les chefs de tribus et la population Wodaabé, afin d’échanger ensemble autour de leurs problématiques. Plusieurs représentants des administrations les ont déjà honorés de leur présence lors des précédentes assemblées.

Ces assemblées sont aussi l’occasion de faire connaître leurs projets de développement à des partenaires du Nord. En même temps, c’est une façon de faire découvrir la richesse de leur culture, à travers ses chants, ses danses, ses tenues, etc. et de participer ainsi au rayonnement de la diversité des cultures ethniques du Niger.

Déroulement:
22/9 - 23/9: Accueil des invités
23/9, 15h: Ouverture officielle
24/9 - 27/9: Discussions et réunions
28/9: Accueil des officiels, discussion avec eux
29/9: Course de chameaux, compte rendu public de l’assemblée, remerciements
Tous les jours: danses et chants des Wodaabé, exposition et vente d’artisanat

Cet événement est organisé tournant sur les sites sédentaire existants. Les trois dernières éditions ont eu lieu, respectivement à Tagoudoum, à Foudouk et à Adjangafat. Pour l’édition 2007, Tagayet (près d’Abalak) a été retenu.

Organisateurs:

Jingo, le collectif des Associations Wodaabé du Niger
Président: Doula Makao
+227 96 29 33 48
BP 846 - Niamey
BP 186 - Agadez

L’édition 2007 est accueillie à Tagayet par l’ONG Aourindé.
Président: Sanda Bammi
+227 96 89 34 64
BP 12692 - Niamey

toutes les infos sur : www.wodaabe.org

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mar 15 2007

Fiche Sahara Fragile

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Le tourisme exerce des pressions sur les patrimoines naturels et culturels sahariens. Très souvent, il ne s’agit pas de vandalisme, mais d’un manque d’information et de sensibilisation.

C’est dans cet esprit que je diffuse auprès des touristes et professionnels du tourisme une fiche de sensibilisation à la fragilité des patrimoines sahariens.
Prenez le temps de la lire et aidez-moi à la diffuser en l’envoyant par e-mail, en la recopiant ou en proposant son téléchargement sur vos sites internet.

FICHE SAHARA FRAGILE

Voyage_au_sahara

VOUS PARTEZ AU SAHARA ?

Prenez le temps de lire cette fiche.
Elle indique quelques attitudes et gestes simples afin de voyager de manière responsable au Sahara, de respecter et préserver ses patrimoines naturels et culturels.

Par vos comportements et pratiques responsables, vous participez au maintien d’un milieu fragile.

Vous pouvez librement diffuser cette fiche sur vos sites internet et auprès de vos compagnons de voyage.

POURQUOI S’INFORMER SUR LES PATRIMOINES SAHARIENS ?

  • Parce que vous pourriez involontairement mettre en danger cet environnement fragile, priver vos enfants du plaisir de profiter à leur tour de tant de beautés.
  • Parce qu’au Sahara, l’art rupestre et les gisements préhistoriques de surface sont les uniques archives qui nous permettent de comprendre l’environnement, le quotidien et l’imaginaire des premiers habitants du Sahara. Il est essentiel de les protéger afin de permettre aux chercheurs de continuer à étudier les ancêtres africains et méditerranéens.
  • En emportant dans vos bagages des espèces protégées ou des pièces archéologiques, en polluant des sites, vous menacez le tourisme, source essentielle de revenus pour de nombreuses familles sahariennes. Pensez-vous que les touristes continueront à venir au Sahara s’il ne reste plus que des sites archéologiques pillés et des paysages pollués ?
  • Parce que par vos comportements responsables, votre respect, vous contribuerez à sensibiliser les populations locales à la préservation et à la valorisation de leurs patrimoines.

QUELQUES GESTES SIMPLES POUR RESPECTER LE PATRIMOINE CULTUREL DU SAHARA

  • Interdisez-vous de toucher ou "retoucher" les gravures et peintures rupestres. Respectez une distance pour les admirer. En posant vos mains dessus ou en les mouillant, vous réveillez systématiquement des micro-organismes en état de dormance depuis des millénaires. Ces derniers peuvent alors effacer les peintures en calcifiant ou sulfatant les surfaces. En aspergeant les plus belles parois ornées du Tassili n’Ajjer pour « mieux » les relever ou les photographier, des personnes, y compris des chercheurs, ont fait disparaître des centaines de peintures préhistoriques. Lorsque vous visitez un musée dans votre pays d’origine, mettez-vous vos doigts sur les tableaux ?
  • Pour prendre de belles photos des parois ornées, attendez les lumières les plus favorables, celles du matin ou de la fin d’après-midi ; ou alors, utilisez un réflecteur de lumière (du type Lastolite).
  • Il est inconscient de déplacer ou de prélever tout objet archéologique des gisements de surface rencontrés (pointes de flèches, haches, meules, tombes…): l’étude de ces pièces n’est pertinente que dans leur contexte naturel et culturel. Seules les missions archéologiques officielles,avec l’accord des pays concernés, sont autorisées à effectuer des prélèvements pour études en laboratoire.
  • Si l’on vous propose d’acheter des pièces archéologiques ou géologiques, tentez de faire comprendre au vendeur qu’il tue la source de ses revenus et celle de ses enfants. Si chaque touriste qui vient à Paris repartait avec un bout de Notre Dame ou de la Tour Eiffel… ?

QUELQUES GESTES SIMPLES POUR RESPECTER LE PATRIMOINE NATUREL DU SAHARA

  • Avant de partir, laissez tous les emballages de vos nouveaux équipements chez-vous (sacs plastiques, emballages de piles, cigarettes, pellicules photos et vidéo…). Si vous avez oublié de le faire, profitez des poubelles de l’aéroport.
  • Ne bivouaquez pas n’importe où. Suivez les indications des guides et chauffeurs formés. Ne circulez pas dans les parcs nationaux sans une autorisation préalable des autorités locales. Ne vous écartez pas des sentiers indiqués, vous pourriez piétiner des espèces menacées.
  • Le bois domestique est très rare au Sahara et sa régénération est lente ou nulle. Utilisez le plus possible le gaz ou le bois mort que savent trouver et sélectionner les personnes qui vous accompagnent ; laissez-leur la gestion de cette ressource vitale pour la vie quotidienne des nomades.
  • Evitez de prélever des plantes; elles peuvent retenir l’eau et sont parmi les espèces les plus menacées au monde.
  • L’eau potable est un élément rare qu’il faut impérativement utiliser avec parcimonie et ne pas polluer. La survie des populations sahariennes en dépend. Pendant une année, un saharien utilise l’équivalent de la consommation mensuelle d’un touriste européen! Mise à part l’eau de boisson, vos besoins quotidiens (toilette), dans une petite bassine, doivent être très réduits. On fait sa lessive dans l’oasis, pas dans le désert !
  • Evitez de faire vos besoins n’importe où et certainement pas à proximité des points d’eau ! Pensez à faire un trou de 30 cm de profondeur, que vous recouvrirez de sable avant de partir.
  • Avant de quitter un bivouac, assurez-vous que ce lieu temporaire de votre activité est intact, non souillé. Remportez avec vous tous les déchets, y compris ceux censés être biodégradables tels les épluchures. Ces dernières peuvent modifier de manière dramatique le régime alimentaire d’espèces en danger. Conservez dans des sacs étanches les sachets de nourriture lyophilisée, boîtes de conserve, paquet de cigarettes, mégots, briquets, piles, aérosols, boîtes de pellicules photo, de k7, k7 vidéo et dv, tubes de pommades. Brûlez tout ce qui peut l’être, notamment les lingettes, papiers, serviettes et tampons hygiéniques (après les avoir préalablement séché).
  • Conservez une certaine distance pour observer les animaux croisés et ne les nourrissez surtout pas.
  • Si vous ne pratiquez pas la méharée, utilisez des véhicules en bon état ; cela évite d’éventuelles pollutions. Privilégiez les randonnées en petits groupes de 5-6 à 10-12 personnes, avec les Touaregs ou des guides formés. Cela exerce moins de pression sur l’environnement et laisse le paysage intact.

ATTENTION AUX SOUVENIRS!

  • Il est strictement interdit de rapporter dans ses bagages des objets préhistoriques ou curiosités géologiques naturelles. Si vous prélevez dans le désert ou achetez des pointes de flèches, meules, haches(…), vous vous exposez à des sanctions pouvant aller jusqu’à votre emprisonnement.
  • Ne vous fiez pas à ce que vous disent les vendeurs de souvenirs. Soit
    ils ne sont pas au courant de la légilation sur la préservation du
    patrimoine, soit … Ils veulent écouler leur marchandise, sans se soucier des conséquences pour vous.
  • Par ailleurs, la législation internationale en vigueur prévoit des sanctions très lourdes pour tout ramassage sur site, découpe, moulage, intervention sur les parois d’art rupestre.
  • D’autre part, les accords internationaux pour la protection des espèces interdisent l’importation d’espèces menacées ou vulnérables et des produits fabriqués à partir de ces espèces.
  • N’oubliez pas que les plus beaux souvenirs ne sont pas matériels : ce sont les émotions et les images que nous offre ce Sahara inépuisable de richesses naturelles et humaines ; celles d’un patrimoine naturel et culturel encore préservé et dont les générations futures doivent pouvoir jouir.

Gardons en mémoire cette parole saharienne: "Je laisse à ceux qui viennent le monde tel que je l’ai trouvé".

Ce document peut être librement utilisé et dupliqué sous réserve de la mention claire et explicite en introduction et sur chaque page de son origine : © www.saharafragile.org
Merci d’envoyer un exemplaire du document produit à info@a360.org
Toute utilisation commerciale de cette fiche est formellement interdite.
Pour plus d’infos sur le projet Sahara Fragile, consultez le site internet : www.saharafragile.org
Le projet Sahara Fragile est parrainé par Yves Coppens, Jean Clottes, François Soleilhavoup, Jean-Loïc Le Quellec, et Hervé Barré.

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