Archive for the ‘Archéologie’ Category

Théodore Monod, l’infatigable scientifique du désert

Lundi, janvier 17th, 2011

L’émission La Marche des Sciences sur France Culture a consacré une heure à Théodore Monod, à l’occasion de la sortie du livre intitulé Théodore Monod, archives de vie, co-dirigé par Ambroise Monod, son plus jeune fils, et Mauricette Berne, archiviste paléographe, aux éditions du Chêne en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, et alors que se donne à voir, jusqu’au 17 janvier 2011, une exposition sur Théodore Monod et la biodiversité, au Cabinet d’histoire du jardin des plantes.

Pour la ré-écouter +++

Niger: Agadez

Mercredi, septembre 15th, 2010

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Cet hiver après une longue parenthèse les premiers avions venant de France devraient se poser à nouveau sur l’aéroport Mano Dayak d’Agadez.
Avant de partir souvent bien trop vite, dans le désert, cette ville très ancienne mérite bien un séjour de quelques jours pour en apprécier toute sa spécificité.
Agadez est une ville très ancienne. Elle aurait été fondée vers le XIème siècle par des tribus Touareg qui auraient décidé de se sédentariser, au moins en partie et qui pour la gouverner auraient créée le sultanat de l’Air, avec un rôle de conciliateur pour toutes les tribus de la région. Agadez devient ainsi la capitale politique de l’Aïr mais aussi un centre économique important, favorisée par sa situation géographique privilégiée.
Agadez va de ce fait jouer un grand rôle dans le commerce transsaharien. Elle devient un vrai port du désert qui permit au sultanat de s’enrichir, de rayonner et de devenir très puissant. La ville va devenir  aussi un grand centre artisanal pour le travail du cuir et des métaux, par la même occasion, un centre de production d’arme de poing.
Au XVème siècle, la ville avait été fortifiée et plusieurs nouveaux quartiers se sont  s’ajoutés. C’est à cette époque que fut construit le minaret de la grande mosquée par Zakarya.A partir du XVIIème siècle des  troubles internes éclatent entre tribus Touareg rivales, entrainant de grands mouvements de population vers le sud et la décadence de la ville  à la fin du XIXème siècle.
Malgré ce déclin, Agadez a toujours gardé sa structure particulièrement originale, fondée autour de campements qui, progressivement construits en terre s’est transformée en îlots. Beaucoup de bâtiments anciens sont encore présents et correspondent toujours aux activités sociales particulières d’Agadez : palais du sultan, mosquée du vendredi, maison du cadi, palais de l’Anastafidet palais du sultan Almoumoune…Et même si plusieurs styles de périodes différentes se superposent, Agadez présente toujours une belle unité et une architecture traditionnelle élaborée qui témoignent sa structure sociale et culturelle.

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La Liste du patrimoine mondial comporte 911 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.Cette Liste comprend 704 biens culturels, 180 naturels et 27 mixtes répartis dans 151 Etats parties. Depuis juin 2010, 187 Etats parties dont le Niger ont ratifié la Convention du patrimoine mondial
Les villes historiques de Mauritanie ont été classées en rapport avec leur rôle de centres commerciaux et de diffusion de l’islam en Afrique noire. Tombouctou a plutôt mis en valeur  le rôle très important qu’a joué son université pour la diffusion de l’islam en Afrique de l’Ouest.
Gao  a classé le tombeau des Askia autour du rôle historique de l’Askia Mohamed dans la région et comme symbole de la puissance et du rayonnement de l’empire Songhay au XVème siècle.
Agadez n’a pas encore été classée dans la liste du patrimoine mondial, alors que cette ville, par sa situation ses monuments anciens et sa vieille ville doit y être intégrée rapidement.Une des spécificités d’Agadez, par rapport à ces autres villes historiques situées juste au dessous du Sahara réside dans son développement et son organisation autour du rôle régional spécifique du sultanat de l’Aïr.Si son architecture se rapproche de celle de Tombouctou, elle a cependant des éléments spécifiques avec la forme du minaret de la Grande Mosquée, les motifs décoratifs, l’utilisation des voûtes nervurées, ainsi qu’un tissu urbain avec des rues plus larges et de nombreuses placettes
L’étude de la ville tend d’ailleurs à démontrer que les îlots actuels ont été définis par la construction successive de bâtiments en remplacement des tentes sur des lieux de campement familiaux, ce qui explique la présence de ces rues très irrégulières et de ces nombreuses places et placettes. C’est une véritable spécificité urbaine d’Agadez

Un livre passionnant: Touaregs du Niger, le regard d’Edmond Bernus » Aux éditions Grandvaux et IRD Editions

Réalisé par Bernard et Catherine Desjeux, des éditions Grandvaux, sur la base d’un fonds documentaire de 6 000 photographies d’Edmond Bernus, le livre présente plus de 60 photographies ainsi que des récits et extraits choisis retraçant la vie du géographe en compagnie des Touaregs.

Quand la photographie devient complicité, elle touche à l’essentiel. Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les Touaregs du Niger, à un moment crucial de leur histoire.

OPNA: Office du Parc National de l’Ahaggar (Tamanrasset)

Jeudi, février 25th, 2010

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Voici un entretien  de très grande qualité réalisé par Fayçal Métaoui avec Farid Ighilariz Directeur du Parc national du Hoggar et initiateur du Festival des Arts du Hoggar qui se déroula à Abalessa (à 80 kilomètres de Tamanrasset en plein désert) du 15 au 20 Février 2010Le musée de L’Office du Parc national de l’Ahaggar (OPNA) est désormais accessible au public à Tamanrasset. Cela permet au moins de se faire une idée précise sur les richesses d’un parc national qui fait presque dix fois la surface de la Suisse, soit 450 000 km2, et dont le patrimoine, autant naturel que culturel, remonte parfois à plus de 3 milliards d’années, à l’aube de l’humanité ! L’OPNA, qui existe depuis 1987, est également un vaste terrain de recherches scientifiques dans plusieurs disciplines comme la préhistoire, la géologie et l’archéologie. Farid Ighilahriz, directeur de l’OPNA, revient sur les menaces qui pèsent sur certaines espèces et sur les mesures prises pour lutter contre le braconnage et le pillage.Le musée est ouvert depuis le 11 décembre 2009. C’est un musée dédié d’une manière générale au patrimoine du Sahara. Il y a un projet d’un autre musée de dimension nationale dont l’infrastructure a été réalisée sur la route de l’Assekrem. Une étude d’aménagement est en cours d’exécution pour cette structure. On l’appellera probablement Musée national du Sahara. On préfère être large et ne pas se limiter à l’Ahaggar seulement. L’aménagement pourrait durer deux ans. Il y aura des maquettes et des reconstitutions. Il sera un musée thématique et didactique avec une scénographie particulière qui permettra une bonne accessibilité des informations au grand public. Cela dit, le parc national est un lieu de pratique du tourisme culturel et scientifique. Mais, c’est également un important terrain de recherche scientifique dans tous les domaines : géologie, archéologie, anthropologie socioculturelle, zoologie, botanique, etc. Il y aune forte demande de la part d’institutions, de centres de recherche, d’universités, de laboratoires algériens et étrangers. Nous invitons les étrangers à passer par une institution nationale. La recherche se fait par le biais d’une convention établie avec cette institution. Nous participons à la recherche sur le terrainComment procédez-vous pour engager vos recherches ? Nous utilisons le système d’informations géographiques qui nous permet d’avoir des données et de les traiter avec les moyens informatiques et avec beaucoup de précision. Le parc est habité. Le défi est de lier les exigences du progrès avec les impératifs de conservation du patrimoine. Ce n’est pas facile. Cela dit, nous sommes à chaque fois associés par les autorités locales à toutes les décisions relatives au développement. Nous avons reçu beaucoup de moyens matériels depuis 2003, mais nous avons un manque en matière d’encadrement.Ou se situe le besoin en matière d’encadrement ? Nous avons besoin immédiatement de spécialistes en écologie, zoologie, botanique, archéologie et en anthropologie. Il n’y a pas de mesures incitatives. Considérant les salaires, la cherté du billet d’avion et l’éloignement, les diplômés ne sont pas intéressés pour venir à Tamanrasset. Au niveau local, on ne trouve pas ces personnes qualifiées. On commence à ressentir les conséquences du manque d’encadrement. Toutes les institutions ici, souffrent de cette carence. Ceux qui sont venus, il y a dix ou quinze ans, commencent à partir. Je tire la sonnette d’alarme donc. Le parc emploie actuellement 500 salariés dont 97 % sont des locaux. Le parc est le plus grand employeur de la région. Nous avons besoin de gens qui ont une connaissance particulière du terrain. Nous avons une bonne collaboration avec le Parc national du Tassili. Nous avons des programmes annuels communs liés à des missions de terrain ou d’inventaires. Le parc recèle beaucoup de richesses en faune et en flore et des vestiges archéologiques.-Quelles sont les menaces qui pèsent sur ce patrimoine ? Le parc lui-même est une mesure de protection. Au sein de sa superficie, il y a des monuments, des vestiges archéologiques, des éléments de la faune et de la flore ayant une grande importance sur le plan scientifique, qui sont rares et qui sont menacés de disparition ou d’extinction. Les sites archéologiques le sont également. La particularité des vestiges archéologiques du Sahara est qu’ils se trouvent en surface. Il n’y a pas de sédimentation par rapport au Nord où il faut creuser. Ici, les vestiges et les outils préhistoriques sont au ras du sol. Il suffit de connaître, de se baisser et de ramasser. D’où ce caractère fragile des vestiges sahariens. Les plantes et les animaux vivent dans un milieu aux conditions climatiques extrêmes. Ils sont dans de petites niches écologiques. Il suffit de perturber ces niches et c’est toute la chaîne qui est déstabilisée. Le guépard, qui a fait sa réapparition dans l’Ahaggar, est fortement menacé également. Le guépard est donc menacé ? Absolument. C’est un prédateur qui se trouve à la tête de la chaîne trophique. Il est vrai qu’il n’a pas de concurrent, mais il est menacé par l’homme. L’homme pense que le guépard est un danger pour son cheptel de chèvres ou de chameaux. Une recherche effectuée par un étudiant algérien fait ressortir l’existence d’une trentaine de guépards dans l’Ahaggar. Il peut y en avoir plus. Nous n’avons pas de chiffres précis. Le guépard saharien vit dans un territoire isolé des autres bêtes, du reste de l’Afrique, comme celles du Niger ou de la Namibie. Cette situation est due à la barrière saharienne. Le guépard de l’Ahaggar n’a pas subi de croisement .C’est ce qui fait son importance.C’est une souche pure qui vient de loin. Il y a aussi cette pratique du braconnage et de la chasse à l’aide de projecteurs qui menacent les espèces même si elle a baissé en intensité du fait d’une sensibilisation continue des autorités et de la population. Il y a deux types de braconnage : à l’arme à feu et au projecteur et aux pièges. Il y a une quantité considérable de pièges. La chasse traditionnelle est toujours tolérée. Cette chasse sélective participe à la préservation. Les jeunes bêtes et les femelles ne sont pas chassés.Faut-il adopter une loi sévère contre le braconnage ? La loi nationale existe et protège différentes espèces menacées. Les animaux sont répertoriés sur une liste. L’amendement de la loi 83/251 en 1996 a autorisé le rajout de certaines espèces comme les chauves-souris. Il y a aussi les lois universelles. Il y a un projet de loi pour la protection de toutes les espèces qui existent en Algérie, au Sahara, dans les montagnes et dans la mer. Ce texte, qui est en préparation, portera une liste complète dressée par le ministère de l’Environnement. Le braconnage n’est pas propre à l’Algérie. Il faut penser peut-être à d’autres moyens par exemple des chasses organisées quand c’est possible. Il faut que les autorités, à tous les niveaux, s’impliquent davantage dans l’application de cette loi et dans la sensibilisation.On ne protège pas contre la population mais avec. Sans l’aide de la population, on ne peut pas couvrir un territoire de 500.000 km2. Cette aide permet de limiter le phénomène du braconnage et l’atteinte aux végétaux. Il y a un abattage des arbres qui touche surtout les acacias. Cet arbre n’est pas menacé, mais sa destruction est massive. Nous avons l’avantage, ici dans l’Ahaggar, d’avoir des forêts d’acacia. Il y a des endroits où il n’y a aucune atteinte grâce à l’implication de la population. Il ne suffit pas d’avoir des lois ou des agents de surveillance.- Le pillage des œuvres a-t-il baissé ? Les touristes tendent, il est vrai, à ramasser des objets. La plupart des visiteurs du parc passent par l’aérogare de Tamanrasset. A la sortie, il y a un contrôle des bagages par les policiers et les douaniers. Ils sont assistés par des agents de l’OPNA. Nous avons installé depuis trois ans un poste où nos agents sont omniprésents. On récupère tous les objets. Il s’agit souvent de cailloux ayant des formes ou des couleurs particulières prises comme des souvenirs. Il est vrai que ce n’est pas méchant, mais nous sommes obligés d’être un peu extrêmes pour préserver le patrimoine. Nous ne tolérons pas à ce qu’un grain de sable sorte du parc.La première année de l’installation du poste, nous avons récupéré énormément d’objets. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je suppose que cela est dû à la sensibilisation. Il faut que les agences de tourisme s’impliquent dans la sensibilisation des touristes qu’elles ramènent en visite au parc. Nous ne cessons pas de mener des actions. Il existe des agences de voyages qui respectent l’environnement et qui récupèrent ou détruisent les déchets laissés après les bivouacs. Malheureusement, ce n’est pas le cas de toutes les agences. Et là, nous sommes obligés d’organiser, avec la collaboration de certaines agences, des campagnes de nettoyage du site. 

Tin Hinan, Reine des Touaregs

Jeudi, février 11th, 2010

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A quelques jours du Festival du Hoggar, qui se tiendra dans le désert de Abalessa du 15 au 25 Février, il me parait utile de rappeler en quelques lignes qui était Tin Hinan cette femme énigmatique révélée par la tradition orale.

Tin Hinan «Celle qui revient de loin » aurait comme origine le Pays des Berabers du Tafilalet, contrée pré saharienne du sud marocain. Pourquoi quitta -t-elle ces lieux, probablement plus qu’aujourd’hui verdoyants??? Personne ne peut le dire.Ce que l’on sait et ce grâce à la tradition orale, c’est qu’elle ne fut pas seule à faire ce long trajet. Elle était accompagnée d’une servante nommee Takamat …

 Etaient elles accompagnées d’hommes??? Rien ne le dit mais c’est vraisemblable.
Toujours d’après la légende Tin Hinan eut trois filles: Tinert, l’antilope, ancêtre des Inemba, Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Khela et Tamérouelt, la hase, ancêtre des Iboglân. Takama, la servante, aurait eu deux filles qui reçurent en cadeau de Tin Hinan les palmeraies de la région de Abalessa que possédent toujours leurs descendants.

Si on en juge par les découvertes faites en 1925 ils auraient trouvé à Abalessa un fortin témoignant d’une occupation  militaire romaine avec un certain nombre de pièces ayant servis de chambres et de magasins.C ‘est dans l’une d’entre elles que la mission conduite par M. Reygasse du musée du Bardo d’Alger découvrira le squelette parfaitement conservée de Tin Hinan, que l’on peut voir à l’entrée du musée d’Alger.

Durant ce festival de nombreux chercheurs  seront présents sur le site pour faire revivre pendant quelques jours  cette reine de légende

La nouvelle exploration de John H. Atherton

Samedi, septembre 12th, 2009

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En 1967, un jeune archéologue américain, John H. Atherton, participe à une expédition scientifique aux côté de Théodore Monod et d’Henri Lhote. Aujourd’hui retraité, John H. Atherton revisite ses archives et les partage en ligne.

Vous pouvez suivre sa nouvelle exploration, découvrir des clichés inédits de ses recherches depuis l’Alaska jusqu’au Sahara sur son espace flickr +++

Sur cette photo, Henri Lhote en tenue d’explorateur, Mauritanie, décembre 1967

Une mission archéologique Basco-Sahraouie

Lundi, août 24th, 2009

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Une équipe d’archéologues basques et sahraouis, sous la houlette d’un professeur de l’Université du Pays Basque, est en train d’élaborer le premier catalogue du patrimoine préhistorique du Sahara Occidental.
La région du Tiris, une immense plaine désertique dans le sud du Sahara Occidental, est le lieu de travail de l’expédition basco-sahraouie qui fait des recherches sur le passé de ce lieu inhospitalier.

Les archéologues basques, dirigés par Andoni Sáenz de Buruaga, professeur de préhistoire à l’Université du Pays Basque, ont visité récemment pour la cinquième fois le Sahara Occidental.

“En 2004, nous avons présenté notre projet de recherche au Gouvernement Sahraoui. Il a été très bien accueilli, nous avons reçu tout type d’aide. Les résultats sont très bons, nous avons beaucoup avancé, et cela nous a incité à voyager, déjà pour la cinquième fois, dans la région du Tiris”, a expliqué Andoni Sáenz de Buruaga.

La zone fouillée par les archéologues basques est vaste de 30.000 Km2, trois fois l’étendue de la Navarre. Il s’agit de terres qui font partie du territoire du Sahara Occidental qui n’est pas occupé par le Maroc, pays qui contrôle 75% de ce qui a été une colonie espagnole jusqu’en 1976.

Pour en savoir plus sur ce projet, vous pouvez consulter l’infographie publiée sur cette page +++

L’esprit des pierres

Lundi, février 23rd, 2009

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Le site Rupestre.fr, l’esprit des pierres, réalisé par Jean-Loïc Le Quellec, fait peau neuve. Plein de ressources documentaires pour découvrir la richesse de l’art rupestre saharien.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, signalons également le site de l’AARS, l’Association des amis de l’Art Rupestre Saharien.