Archive for the ‘Contes’ Category

Conte : Histoire du chien qui s’appelait « N’écoute jamais ce que disent les femmes »

Mercredi, mai 25th, 2011

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Il était une fois un touareg qui vivait avec sa femme Lala dans l’oued In Azarou à plus de 150 km de Tamanrasset. L’homme était caravanier et sa femme s’occupait du campement et d’un beau troupeau de chèvres.
Ce couple donnait naissance a beaucoup d’enfants qui mourraient tous en bas age.
Lala la femme de Mahmoud accusait toujours les amantes supposées de son mari qu’il devait rencontrer pendant ses caravanes dans les campements vers Tin Zaouaten et qui lui faisaient des gris-gris pour qu’il n’ai pas d’enfants.
Mahmoud lui répétait chaque fois qu’il n’avait pas d’amante et qu’il n’aimait qu’elle.Après de nombreuses morts d’enfants en bas age, le couple décida de quitter l’Oued In Azarou, d’aller très loin et Mahmoud arrêta aussi les caravanes pour ne plus entendre les accusations de sa femme.
Chacun poursuivit sa vie, Mahmoud alla à la chasse à la gazelle puisqu’il ne faisait plus de caravane et Lala gardait les chèvres.
Un jour Lala fut enceinte et donna naissance à une très belle petite fille qu’ils appelèrent Fairouz
Fairouz grandit normalement au campement et lorsque ses parents partaient pour la journée elle restait seule à garder le campement avec le chien que son père Mahmoud avait appelé « n’écoutes jamais ce que les femmes disent ».
Un jour que la fille était seule au campement passa par hasard sur son chameau un beau targui qui recherchait un puits.Fairouz ne parla pas à ses parents de cette rencontre et le beau targui vint souvent la voir la nuit.
Une grossesse de Fairouz fit découvrir à sa mère le secret.
La mère aussitôt accusa son propre mari, Mahmoud le caravanier, puisqu’il était le seul homme du campement……..Mahmoud , comme toujours, nia toute responsabilité, et sa femme persista dans son accusation, et Mahmoud garda tout son calme malgré cette grave accusation.
Une nuit le jeune targui voulu absolument rejoindre sa belle Fairouz et se déguisa en feu follet. (Jnoun) Pendant que Fairouz était dans sa zériba, les deux parents observèrent le phénomène, la femme demanda à son mari de tirer un coup de fusil dans la direction du jnoun et Mahmoud refusa pour attendre la suite..Au bout d’un moment le jnoun disparu et devint un homme qui entra dans la zériba de Fairouz.Mahmoud demanda alors à sa femme d’aller voir dans la zériba de leur fille, sa femme refusa car elle avaittrop peur de rencontrer ce fantôme.
Mahmoud se dirigea vers la zériba de sa fille et lui demande de rentrer pour prendre sa selle de chameau.Fairouz refusa en lui disant qu’un père n’a pas à rentrer dans la chambre de sa fille.
Mahmoud enfonça alors la porte de la zériba ,entra et trouva le jeune targui assis sur la natte de la pièce et il reconnut aussitôt le responsable de la grossesse de sa fille.
Plusieurs mois plus tard un beau bébé arriva au monde et il y eu dans le campement deux couples , un bébé et un chien.
Mais un jour le targui demanda à ses beaux parents de partir avec sa femme et l’enfant, la mère s’y opposa mais Mahmoud le père accepta leur départ.
Le jeune couple et l’enfant partirent en chameau et à pied pour s’installer dans un oued plus au sud que In Azarou.Mahmoud avant leur départ leur prêta le chien «  N’écoutes jamais ce que disent les femmes » pour garder le bébé
Un jour que Fairouz gardait les chèvres elle déposa le bébé sous un acacia et le laissa à la garde du chien «  N’écoutes jamais ce que disent les femmes »Elle était très éloignée de l’arbre quand un gros chacal s’approcha pour manger le bébé.
Le chien « N’écoutes jamais ce que les femmes disent »livra un combat de lion contre le chacal, qui se termina par la mort du chacal.
Le chien couvert de sang, partit en courrant et en aboyant vers la maman du bébé.
Quand elle vit tout ce sang sur la tête du chien elle fut certaine qu’il avait mangé le bébé et appela en criant son mari qui n’était pas très loin.Elle lui dit : tues le chien , regardes, il vient de manger notre bébé »
Sans vérifier, le jeune targui prit son fusil et tua le chien« N’écoutes jamais ce que les femmes disent »Quand ils revinrent sous l’arbre ils trouvèrent le bébé sain et sauf.
Le père fut tout heureux de retrouver son enfant mais d’une très grand tristesse d’avoir tué le chien de Mahmoud.
Le jeune targui demanda à sa femme Fairouz de l’accompagner pour annoncer la mort du chien que Mahmoud lui avait confié. Celle ci refusa , car elle avait peur de son père et de ce qu’il allait dire de la mort de son chien.
Le targui prit son courage et retourna a In Azarou annoncer la mauvaise nouvelle.
Mahmoud lui dit qu’une seule chose « N’écoutes jamais ce que les femmes disent »

Conte: Le Sahara

Dimanche, décembre 12th, 2010

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Une légende raconte qu’autrefois, la terre était un immense jardin peuplé de grands palmiers, de jasmins parfumés et de rossignols dont le chant inondait le paysage verdoyant d’une cascade de mélodie.

A cette époque tous les hommes étaient francs et loyaux à tel point que le mot”mensonge” n’existait pas.

Mais un jour quelqu’un a dit un mensonge: tout petit certes, mais c’était la fin du prodige.

Allah réunit alors tous les hommes et leur dit: “Chaque fois que vous mentirez, je jetterai un grain de sable sur le monde”.

Les hommes haussèrent les épaules et se mirent tous à rire.: “Un grain de sable!!….On ne le voit même pas”

Et pourtant de mensonge en mensonge, petit à petit le Sahara s’est formé, avec de ci de là quelques traces de l’ancien Eden, car tous les hommes ne mentent pas.

Conte:La souris et le chameau

Mercredi, octobre 13th, 2010

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De la souris et du chameau lequel est le plus sage ? La fable que disent les conteurs du désert nous en apprend beaucoup sur le monde animal… La souris est habile, rusée, rapide, intelligente.
Le chameau est fidèle, serviteur dévoué, mais jamais on ne dit qu’il est fin ou futé, qu’il a de la malice ou de la malignité… et pourtant… ! Ecoutez la suite:

Une souris, fuyant l’homme, sauta sur un chameau et, imitant son maître, fit claquer sa langue, fouetta la  bosse, lui intimant l’ordre de se lever et d’avancer. Le chameau ne dit mot, et ébranla l’équipage.
La souris orgueilleuse, certaine de son pouvoir, fit des bonds de fierté sur la montagne de poils.
Arrivé sur les bords d’un tout petit oued qui coulait, le chameau demanda à la souris de descendre, de passer devant lui, le tenir par la bride afin de le guider.
- « Souris, mon chamelier, montre-moi donc la route. Je ne suis que monture. Toi tu sais le chemin. »
- «C’est que… dans ce ruisseau… je crains de me noyer ! »
Alors le chameau dit : « Tout seul, jamais je ne l’ai fait. Je veux bien aujourd’hui pour toi, essayer. » Et il mouille ses pieds en déclarant que l’eau n’est pas profonde, et qu’elle n’atteint même pas le bas de ses jarrets.
- « Oui, mais, dit la souris, ce qui pour toi est minuscule devient pour moi montagne, et la puce qui te pique est pour moi éléphant des tropiques. Ce qui est filet d’eau pour toi, devient pour les souris un océan furieux. Je ne puis te guider. »
- « Alors, dit le chameau, cesse de faire la fière, descends de ta monture pour réfléchir au moyen d’échapper à l’homme qui te poursuit et que je vois venir. »
- « Pardon, dit la souris, je t’offre à genoux mille prières pour me faire traverser. J’irai par les monts et les dunes chanter tes louanges et dire que le chameau est le plus sage des animaux. » Conte anonyme

Conte:Le pauvre et le riche

Dimanche, août 8th, 2010

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Il était une fois un nomade très  riche qui avait un voisin pauvre dans un petit village du Hoggar. Chaque jour, le riche faisait cuire de la viande de mouton dans sa maison. Chaque jour, le pauvre, attiré par le fumet, s’approchait pour mieux sentir la bonne odeur. Il salivait beaucoup mais l’homme riche ne lui donnait jamais un petit morceau de viande.
Un jour, le riche surprit le pauvre en train de sentir l’odeur de sa viande derrière la porte de sa maison.
. Il partit à Tamanrasset pour se plaindre auprès du marabout et lui dit : “Cet homme a volé ma viande”.
 Le marabout convoqua le pauvre qui réfuta l’accusation :
 ”Jamais, je n’ai volé sa viande, dit-il. Seulement quand il cuit sa viande, je flaire son odeur.”
“D’accord, dit le marabout. Le jugement est terminé.
Lève-toi, dit-il au riche, et donne dix coups de bâtons à l’ombre du pauvre homme.”
“Je ne comprends pas ce jugement”, protesta le riche.
” C’est pourtant simple, lui répliqua le marabout.
 Cet homme n’a pas volé ta viande, il a seulement humé son odeur.
 C’est pourquoi il ne mérite que dix coups sur son ombre.”

Conte: Le scorpion et le crocodile

Dimanche, juillet 18th, 2010

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Alors qu’un père et son fils remplissaient les guerbas d’eau au puit de Afilal, le fils demanda à son père : Père est ce que je peux apprivoiser un scorpion ? ? ?
Etonné par une telle question, le père dut réfléchir un instant bien décidé à donner à son fils , à travers sa réponse, une leçon sur la nature des choses.
-Non mon fils, tu n’apprivoisera jamais un scorpion, pas plus qu’un chacal, un serpent ou un guépard, écoutes cette histoire et tu pourras réfléchir ce soir avant de t’endormir
Il y très longtemps, mon fils, notre Sahara était vert et tous les oueds qui descendaient du Hoggar étaient de grands fleuves qui coulaient vers le Sud.Le long de ces fleuves vivaient en liberté tous les grands animaux de la création et c’est pour cette raison que les hommes de cette époque ont dessinés sur les rochers toutes les peintures que tu peux voir représentant les animaux de ce temps passé .
Un jour un scorpion cherchait à franchir l’un de ces grands fleuves. Soudain il aperçoit un crocodile qui nageait non loin de la berge.Il l’appelle et lui demande s’il peut le prendre sur son dos pour le faire traverser.
-Oh non ! lui répond le crocodile. Je te connais bien toi le scorpion .Quand nous serons au milieu du fleuve, tu me piqueras et je mourrais.
-Pourquoi je ferais une telle chose ? lui répond le scorpion. Si je te piques et que tu meures je me noierai.Le crocodile réfléchit un moment après la réponse du scorpion, puis accepte de le faire traverser.Arrivé au milieu de la rivière, le scorpion le pique .Mortellement atteint et en ayant tout juste encore la force de respirer un peu le crocodile lui dit en protestant :
-Pourquoi as tu fait ça ? ? ?
Le scorpion réfléchit quelques instants, puis juste avant de se noyer, lui répond :Je sais, crocodile, je n’ai pas pu m’en empêcher….c’est dans ma nature.

Conte: Le Bol en Bois

Mercredi, juillet 7th, 2010

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Un touareg fragile s’en alla un jour habiter avec son fils, sa belle-fille, et son petit-fils de quatre ans dans un campement de l’Adrar des Iforas. Les mains du vieil homme tremblaient, sa vue était embrouillée et sa démarche chancelante.
Il avait travaillé toute sa vie avec ses troupeaux de chameaux.

La famille , comme chaque jour,était assise ensemble pour les repas. Mais la main tremblante de grand-père et sa mauvaise vue rendait les repas peu agréables. Les pois chiches et les grains de couscous roulaient par terre, et lorsqu’il prenait son quart, le lait de chèvre frais  se renversait sur la natte.
Cela agaçait beaucoup son fils et sa femme.”On doit faire quelque chose avec le vieux père” dit le fils. Nous en avons assez du lait renversé, des bruits lorsqu’il mange et de ramasser la nourriture sur la natte de la tente”

Alors, le fils et sa femme montèrent une petite table basse dans le coin de la tente . C’est là que grand-père ira manger pendant que le reste de la famille sera ensemble pour les repas. De plus, puisque que grand-père a cassé quelques assiettes en terre que nous avions acheté à Tamanrasset, dorénavant il mangera dans un bol en bois.
Lorsque la famille regardait dans le coin, quelques fois ils pouvaient voir une larme sur les joues du grand-père qui était assis tout seul devant son bol en bois. En dépit de cela, les seuls mots que le couple avaient pour grand-père exprimaient la colère et les reproches lorsqu’il renversait sa nourriture par terre. Le jeune de quatre ans regardait tout cela en silence.

Un soir avant le souper, le père remarqua son fils qui jouait derrière la tente et il vit des copeaux de bois sur le sol. Il demanda gentiment: “Qu’est tu en train de fabriquer?”

Aussi gentiment le fils répondit: “Ah! je fais un bol en bois pour toi et maman pour manger lorsque je serai grand!”

Les parents furent tellement surpris par ces paroles qu’ ils étaient incapable de parler. Et puis, quelques larmes coulèrent sur leurs joues. Ils ne disaient rien mais ils savaient quoi faire. Ce soir là, le fils pris grand-père par la main et l’amena gentiment à la table familiale. Pour le reste de ces jours, il mangea ses repas avec la famille et le fils et sa femme ne se troublaient plus lorsque grand-père renversait son lait ou salissait la natte.

Semaine touarègue

Vendredi, mars 19th, 2010

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Semaine touarègue du 23 au 26 mars 2010 au Saraaba 19 rue de la goutte d’Or 75018 Paris
Programme:

Le 23 mars à 19h vernissage du peintre touareg Ahmed Boudane puis à 21h spectacle théâtral par Tamat.
Le 24 mars concert de Amar Sundy 21h
Le 25 mars soirée conte avec différents intervenants
Le 26 mars conférence sur la musique touaregue suivit d’un concert de Tiwitine.
Entrée libre
+ d’infos: http://www.saraaba.fr

Mon Festival de l’Ahaggar à la façon de Paulo Coelho

Jeudi, février 25th, 2010

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Pendant une semaine le Hoggar a vécu à Tamanrasset et à Abalessa des journées et des nuits de festivités ou s’étaient donnés  rendez vous artistes, conteurs, artisants, troupes musicales de tout l’espace saharien ( Algérie, Niger, Mali)

En marge de ces journées colorées il m’arrivait de flaner au milieu de l’immense campement dressé au milieu du désert, ou tous les villages du Hoggar étaient venus avec leur artisanat.Une belle tente de la région de Mertoutek abritait des femmes dont l’art est de fabriquer de belles vanneries avec les roseaux présents dans cette région.

Je m’approchais d’elle et observait avec attention et plaisir toute cette belle production.Certaines de ces vanneries n’avaient aucune décoration et d’autres étaient ornées de fibres de couleurs qui leurs donnaient un aspect encore plus beau.

Je m’approche de l’une des femmes et lui demande combien coûtent ses paniers.A mon grand étonnement elles me répond que tous ses paniers sont au même prix.

Comment un panier si bien décoré de fibres de couleurs, peut-il coûter autant qu’un simple panier???Pourquoi demander la même somme pour un panier dont la fabrication a demandé plus de temps et aussi un peu plus d’effort et d’imagination.

Elle me regarde et me réponds: tu sais moi aussi je suis une artiste en montrant du doigt la troupe qui était sur scène!!!! Je peux donner un prix à un panier que j’ai fabriqué, mais pas un prix pour la beauté.La beauté est toujours gratuite.

Jevous recommande le livre de Paulo Coelho-Maktub- recueil de paraboles inspirées à l’auteur par les sources et les folklores les plus divers.Livre de Poche 30407

Poeme: Le Vent du Sud

Jeudi, décembre 10th, 2009

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Quand le vent du sud, caresse ton ombre sur le sable brulant
Je troc mon beau sabre pour ta liberté
Et quand l’étoile du berger éclaire les chemins de tes amours
Je cède mon âme pour ta beauté
Et si les oiseaux chantent ta belle voix douce mon cœur vibre mille et une fois en silence
Et chaque nuit que je passe dans l’obscurité du Sahara allongé sur mon lit tissé de branches d’acacia
Je rêve de ces jours ou tu seras à coté de moi toi mon ange bleu d’autrefois
Et si tu cours derrière le vent, tu n’arriveras jamais à le rattraper
Mais si tes ambitions sont pour la vie, alors avec peu de chance tu pourras y arriver

Brahim Ag Safi Décembre 2009 Poete Touareg de Tamanrasset

La dune

Lundi, septembre 28th, 2009

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En fin d’une longue journée de méharée, au moment ou le ciel prenait ses plus belles couleurs, un touareg du Hoggar et son fils  installèrent le bivouac face à l’immensité du désert et dans le calme et la douceur de la nuit qui descendait doucement
Le regard perdu vers l’infini le touareg se mit à parler doucement comme s’il parlait à lui même tout en observant son fils assis à coté de lui…puis il écouta les dunes qui parlaient entre elles, lui qui était habitué à les entendre chanter.
Je me sens triste dit une dune en constatant que les autres dunes étaient plus grandes qu’elles.
Les dunes autour de moi sont si hautes, si belles et moi je suis si petite, si fragile »
Une autre dune lui répondit :« Ne sois pas triste. Ton chagrin n’existe que parce que tu t’attaches à l’apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature »
« Ne suis donc pas une dune ? »
« La dune n’est qu’une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu n’es que du sable »
« Du sable ??? »
« Oui. Si tu comprends que ta nature est du sable, tu n’accorderas alors plus d’importance à ta forme de dune et ton chagrin disparaîtra