Archive for the 'Contes' Category

fév 25 2010

Mon Festival de l’Ahaggar à la façon de Paulo Coelho

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Pendant une semaine le Hoggar a vécu à Tamanrasset et à Abalessa des journées et des nuits de festivités ou s’étaient donnés  rendez vous artistes, conteurs, artisants, troupes musicales de tout l’espace saharien ( Algérie, Niger, Mali)

En marge de ces journées colorées il m’arrivait de flaner au milieu de l’immense campement dressé au milieu du désert, ou tous les villages du Hoggar étaient venus avec leur artisanat.Une belle tente de la région de Mertoutek abritait des femmes dont l’art est de fabriquer de belles vanneries avec les roseaux présents dans cette région.

Je m’approchais d’elle et observait avec attention et plaisir toute cette belle production.Certaines de ces vanneries n’avaient aucune décoration et d’autres étaient ornées de fibres de couleurs qui leurs donnaient un aspect encore plus beau.

Je m’approche de l’une des femmes et lui demande combien coûtent ses paniers.A mon grand étonnement elles me répond que tous ses paniers sont au même prix.

Comment un panier si bien décoré de fibres de couleurs, peut-il coûter autant qu’un simple panier???Pourquoi demander la même somme pour un panier dont la fabrication a demandé plus de temps et aussi un peu plus d’effort et d’imagination.

Elle me regarde et me réponds: tu sais moi aussi je suis une artiste en montrant du doigt la troupe qui était sur scène!!!! Je peux donner un prix à un panier que j’ai fabriqué, mais pas un prix pour la beauté.La beauté est toujours gratuite.

Jevous recommande le livre de Paulo Coelho-Maktub- recueil de paraboles inspirées à l’auteur par les sources et les folklores les plus divers.Livre de Poche 30407

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déc 10 2009

Poeme: Le Vent du Sud

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Quand le vent du sud, caresse ton ombre sur le sable brulant
Je troc mon beau sabre pour ta liberté
Et quand l’étoile du berger éclaire les chemins de tes amours
Je cède mon âme pour ta beauté
Et si les oiseaux chantent ta belle voix douce mon cœur vibre mille et une fois en silence
Et chaque nuit que je passe dans l’obscurité du Sahara allongé sur mon lit tissé de branches d’acacia
Je rêve de ces jours ou tu seras à coté de moi toi mon ange bleu d’autrefois
Et si tu cours derrière le vent, tu n’arriveras jamais à le rattraper
Mais si tes ambitions sont pour la vie, alors avec peu de chance tu pourras y arriver

Brahim Ag Safi Décembre 2009 Poete Touareg de Tamanrasset

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sept 28 2009

La dune

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En fin d’une longue journée de méharée, au moment ou le ciel prenait ses plus belles couleurs, un touareg du Hoggar et son fils  installèrent le bivouac face à l’immensité du désert et dans le calme et la douceur de la nuit qui descendait doucement
Le regard perdu vers l’infini le touareg se mit à parler doucement comme s’il parlait à lui même tout en observant son fils assis à coté de lui…puis il écouta les dunes qui parlaient entre elles, lui qui était habitué à les entendre chanter.
Je me sens triste dit une dune en constatant que les autres dunes étaient plus grandes qu’elles.
Les dunes autour de moi sont si hautes, si belles et moi je suis si petite, si fragile »
Une autre dune lui répondit :« Ne sois pas triste. Ton chagrin n’existe que parce que tu t’attaches à l’apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature »
« Ne suis donc pas une dune ? »
« La dune n’est qu’une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu n’es que du sable »
« Du sable ??? »
« Oui. Si tu comprends que ta nature est du sable, tu n’accorderas alors plus d’importance à ta forme de dune et ton chagrin disparaîtra

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sept 12 2009

Rumeurs urbaines

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Du 3 au 17 octobre 2009 en région parisienne, Rumeurs urbaines, le festival des arts de la parole, fêtera ses dix ans.
Le thème choisi pour cette édition est  Peuples Nomades.

Au programme, outre les contes de Melissa Wainhouse dont nous avions déjà parlé dans un précédent post, deux soirées “Voix du Désert”, vendredi 9 et samedi 10 octobre à 19h30 à la Maison de la Musique de Nanterre, dont les  têtes d’affiches seront Hasna El Bécharia et Malouma.

Fille d’un des maîtres du Diwan, Hasna El Bécharia a commencé par jouer de la guitare accoustique sur des rythmes traditionnels du désert dans les banquets et les mariages. En trente ans, celle qui s’accompagne d’une guitare électrique pour couvrir les cris du public n’a jamais voulu enregistrer la moindre note. Une façon de conserver la tradition orale… Son premier album, Djazair johara, est donc un évènement. Mais Hasna reste une femmes de l’oralité et les privilégiés qui l’ont vu sur scène au dernier Festival d’Essaouira ont pu vérifier qu’elle n’avait pas usurpé sa réputation de « mangeuse de scène ».

Malouma utilise l’ardin et le tidinît, les luths de la tradition, mais s’autorise aussi des inventions après avoir trouvé des parentés entre la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne et le blues américain. Devenue l’une des voix les plus populaires de la Mauritanie, elle est aussi une chanteuse rebelle. Dix ans d’interdiction de chanter n’ont rien changé. La chanteuse mauritanienne n’a jamais cessé de jouer. Au point de devenir « la chanteuse du peuple ».

Pour découvrir le programme complet, rdv sur le site de Rumeurs Urbaines +++

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juin 01 2009

La Calma

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Les talents fleurissent aussi au Sahara….Après la musique et le succès de groupes comme Tinariwen et Tarakeft en Europe, après l’apparition de peintres talentueux comme Abdelfetah Kacemi, Almousthapha Tambo, Abdoulaye Ahmed Bourane… et d’autres, voici maintenant la première troupe touarègue de Kidal au Mali « Tisrawtt » qui entre en scène.Ils n’en sont pas encore à une tournée internationale, mais ont présenté pour la première fois leur spectacle à Kidal et au festival des cultures nomades au Mali.
Cette compagnie du nom de TIRAWTT crée des spectacles de sensibilisations autour des thèmes de société qui concernent la population touareg et malienne.
Melissa Wainhouse comédienne et présidente de l’association, est allée plusieurs années de suite à Kidal au Mali pour travailler quotidiennement auprès d’eux. Ils ont fabriqué des masques et crée un L’objectif est de créé un ensemble de saynètes sur des thèmes de leur vie quotidienne en français et en langue Tamashek : la scolarisation, la santé, l’assainissement, l’environnement etc.  Mais aussi de puiser dans les contes populaires, les légendes et la poésie. S’interroger sur les rapports entre le nomadisme et la sédentarisation, entre la tradition et la modernité.Jusqu’a présent il n’existait aucune compagnie de théâtre à Kidal, alors que le développement culturel de cette région est en pleine expansion. De de nombreux festivals et manifestations défendent et mettent en valeur la culture Tamasheq.
Le projet théâtral de TISRAWTT s’inscrit comme un exemple qu’il faut absolument soutenir. Il témoigne de la volonté des jeunes de participer à leur manière au développement durable, en transmettant des idées de solidarité et de partage, en valorisant leur culture et en contribuant à la stabilité de la région.Quel bel exemple aussi pour la francophonie depuis cette zone saharienne du nord Mali

http://www.lacalma.fr

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mar 14 2009

Les deux amis

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« Hier au soir, mon fils, en voyant ces dunes ou nous avons installé notre camp pour la nuit j’ai peut être oublié que tu étais encore très jeune et je pense que tu me demanderas un jour de te répéter ce que je disais dans la douceur du soir. Pour te permettre de penser à autre chose et tout en étant encore ce matin ensemble au milieu de ces belles étendues de sable je vais te raconter une histoire sur l’amitié que tu comprendras bien facilement car c’est l’histoire de la vie. »

C’est l’histoire de deux amis qui partent ensemble dans le désert pour un long voyage.Pendant ce périple ils ont une très grande dispute comme jamais deux amis peuvent en avoir et l’histoire ne nous dit pas pourquoi ils se sont disputés, mais l’un des deux amis frappe l’autre au visage.Celui qui a été frappé au visage, sans rien dire s’assied sur le sol et écrit dans le sable : Aujourd’hui mon meilleur ami m’a frappé au visage.
Ils poursuivent cependant leur voyage et quelques jours plus tard arrivent à un point d’eau dans le sable. Celui qui a été frappé au visage est tellement assoiffé qu’il se précipite en courrant vers le point d’eau, mais avant d’y arriver il tombe dans les sables mouvants.Son ami se précipite alors vers lui en courrant et le tire des sables mouvants ou il allait être englouti et mourir et étouffé.
Celui qui a été frappé au visage, sans rien dire s’assied sur le sol ramasse une grosse pierre et sans rien dire écrit sur la pierre :
Aujourd’hui mon meilleur ami m’a sauvé la vie
Son ami lui demande alors : Lorsque je t’ai frappé tu as écris sur le sable et maintenant tu écris sur la pierre …tu peux m’expliquer pourquoi ? ? 
Lorsque quelqu’un te blesse écris-le sur le sable afin que le vent l’efface de ta mémoire.
Mais lorsque quelqu’un fait quelque chose de bien tu dois l’écrire sur la pierre afin que le vent ne l’efface jamais.

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fév 12 2009

L’hôpital de Tamanrasset

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Je suis allé à l’hôpital de Tamanrasset pour y voir des amis de la ville qui étaient malades et voici l’histoire que j’ai connu un jour
Deux hommes, gravement malades, occupaient la même chambre
Il y avait un vieux touareg de Tazrouq petit village du Hoggar et un commerçant qui venait de Ghardaia à 1600 kilomètres au nord de Tamanrasset
Le Touareg, devait s’asseoir tous les jours dans son lit pendant une heure afin d’évacuer les secrétions de ses poumons.Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre, et elle n’était pas bien grande.Le commerçant de Ghardaia devait passer toutes ses journées, couché sur le dos.

Les deux hommes se parlaient pendant des heures, car ils n’avaient pas beaucoup de visites.Ils parlaient de leurs femmes et de leurs familles, décrivaient leur maison, leur travail et les endroits où ils avaient voyagé et celui de Tazrouk avait fait de très longs voyages avec les caravanes puisqu’il était allé au Niger et au Mali.Et chaque après-midi, quand le touareg dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors.L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces moments d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur que son ami lui décrivait.

De la chambre de l’hôpital, la vue donnait sur le désert, la montagne Adriane et l’oued Tamanrasset. On pouvait voir les camions qui arrivaient du Niger chargés par des tonnes de marchandises, les chameaux qui arrivaient du Hoggar, et les enfants qui jouaient au ballon au milieu de l’oued .
Pendant que le touareg près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait ces scènes pittoresques.

Les jours et les semaines passèrent et le touareg continuait à décrire ce qu’il voyait de la fenêtre de la chambre de l’hôpital
Un matin, l’infirmier trouva le corps sans vie du touareg près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil.
Attristé, il appela les aides soignants pour qu’ils viennent prendre le corps.
Dès qu’il sentit que le temps était venu, après le départ de son ami, l’autre homme, , demanda s’il pouvait être déplacé à coté de la fenêtre.
L’infirmier, heureux de lui accorder cette faveur, s’assura de son confort, puis le laissa seul.
Lentement le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier regard dehors.
Enfin, il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami, lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit.

Or, tout ce qu’il vit, fut un mur !

L’homme demanda alors à l’infirmier pourquoi son ami décédé lui avait décrit une toute autre réalité.
L’infirmier répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur.

Peut-être a-t-il seulement voulu vous encourager à vivre, lui dit il.

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jan 03 2009

Conte saharien pour la nouvelle année

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A travers un voyage en caravane dans le Hoggar  nous allons au cours de ces quelques pages accompagner un père et son fils partant a pied et a dos de chameau pour rejoindre un campement a plusieurs jours de marche de Tamanrasset Tout au long de ce voyage le père , a travers de courtes histoires, de contes et de réflexions fera l’éducation de son jeune fils sur les valeurs essentielles de la vie:
Tout conte, tout proverbe cachent un message et c’est a travers les contes que les touaregs enseignent l’ensemble des règles de comportement
Rien ne peut échapper au talent de conteur du touareg et les thèmes qui sont le plus souvent repris sont : la nuit, les étoiles, le chacal, le moula moula « oiseau du voyageur et porte bonheur »,les dunes de sable et aussi le chameau, le chacal et la gazelle
Il traduit ainsi tout l’imaginaire de la société touarègue

Un vieux nomade apprend la vie à son jeune fils Un combat a lieu à l’intérieur de moi même dit il à son jeune fils. Un combat terrible entre deux chacals L’un est mauvais : il est colère, envie, avidité, arrogance, apitoiement sur soi même culpabilité ,ressentiment, mensonges, vanité, supériorité….et l’autre est bon, joyeux, pacifique, serein, humble, bienveillant, généreux, croyant…..Le même combat a lieu en toi même mon fils et à l’intérieur de tout le monde. Le jeune garçon écouta son père, réfléchit un moment puis il demanda 
Père, QUEL SERA LE CHACAL QUI VAINCRA ?
Le vieux nomade leva les yeux vers son fils et lui répondit:
« Celui que tu nourris , mon fils 

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fév 26 2008

Une histoire du désert: Dis moi pourquoi…

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Les gens de la parole disent:
Un matin une petite caravane de chameaux était partie bien chargée avec toutes les provisions de semoule, de dattes, de viande séchée, de quelques belles guerbas(outre en peau de chèvre) pleine d’eau pour le voyage, de belles couvertures multicolores pour les nuits en bivouac, et de quelques petites marmites de cuivre pour les repas
La journée de marche était terminée et autour du petit feu pour cuire la galette sous le sable et préparer le thé, le père et le fils se reposaient en silence.
Le désert, est le jardin de Dieu. Les animaux et la végétation y sont rares pour que rien n’y vienne disperser la pensée.

Ainsi, le touareg et son fils se reposaient paisiblement dans le désert, quand l’enfant a demandé à son père:
-Papa…Le ciel, pourquoi il est bleu ?
Le touareg a réfléchi, puis a répondu:
-Mon fils, je ne sais pas…
Ils ont continué de se taire. Et puis, de nouveau, le fils a demandé
-Papa… Et le sable, pourquoi il est jaune ?
Une fois de plus, le père a répondu:
-Je ne sais pas
Ils ne parlaient toujours pas…

-Papa… Et les arbres ,eux, pourquoi ils sont verts ?
-Le père lui répond calmement….Je ne sais pas mon fils !

L’enfant s’inquiète:
-Mais ,papa, ça t’embête si je te pose autant de questions ?
-Non, mon fils, au contraire ! a répondu le père.

Il faut que tu poses des questions, sinon comment tu sauras ?
Ce soir là le petit touareg s’est endormi avec autant de questions à poser encore à son père qu’il y avaient d’étoiles au dessus de lui dans le ciel…..

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