Archive for the 'Environnement' Category

jan 17 2011

Théodore Monod, l’infatigable scientifique du désert

L’émission La Marche des Sciences sur France Culture a consacré une heure à Théodore Monod, à l’occasion de la sortie du livre intitulé Théodore Monod, archives de vie, co-dirigé par Ambroise Monod, son plus jeune fils, et Mauricette Berne, archiviste paléographe, aux éditions du Chêne en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle de Paris, et alors que se donne à voir, jusqu’au 17 janvier 2011, une exposition sur Théodore Monod et la biodiversité, au Cabinet d’histoire du jardin des plantes.

Pour la ré-écouter +++

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jan 17 2011

Le Trésor des Foggaras

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Le réalisateur Farid DMS Debah utilise la plateforme de crowd funding Ulule pour collecter des fonds afin de réaliser un documentaire ethnologique sur les foggaras, un système d’irrigation, vieux de plusieurs millénaires, au Sahara.

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Synopsis:
Face aux avancées industrielles, le système des Foggaras paraît archaïque. Toutefois, il reste le moyen le plus fiable permettant l’exploitation et l’acheminement de l’élément le plus essentiel à la vie : l’eau. Grâce à ce procédé ancestral, les habitants des Ksour ont pu survivre dans l’environnement hostile qu’est le Sahara.

Pour découvrir son projet et contribuer à sa production , cf : http://fr.ulule.com/le-tresor-des-foggaras/

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oct 13 2010

Le langage des chameaux

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Pour les tribus touarègues, le chameau n’est pas seulement un moyen de transport, c’est aussi un compagnon de route, et une source inépuisable de renseignements.
La vie au désert se trouve donc souvent conditionnée par le comportement des chameaux ; les touarègues savent interpréter le moindre de leurs gestes, et certains même n’hésitent pas à dire que leur chameau leur parle…chez nous les chats sont aussi une source d’informations …..

Ainsi, par exemple, lorsque le matin de bonne heure, un chameau contourne le camp plusieurs fois et vient s’agenouiller en blatérant face à la tente de son maître, il annonce des étrangers.

Lorsqu’un chameau renifle l’air à l’Est et garde cette position depuis l’aurore jusqu’à une certaine heure de la matinée, il annonce l’orage.

Quand un chameau en rut ne veut pas aller avec ses femelles dans une direction donnée, c’est qu’il a senti la présence d’un autre troupeau avec un autre mâle, et cela dans un rayon d’une trentaine de kilomètres.

Pendant les transhumances, ce sont aussi les chameaux qui renseignent les éleveurs sur la localisation des pâturages et la présence de l’eau.

C’est de cette manière aussi que les nomades arrivent à échapper, grâce aux enseignements du comportement de leurs chameaux, à toutes sortes de tracasseries et de dangers ; ainsi au moindre signe, ils n’hésiteront pas à lever rapidement le camp.
C’est sans doute ce qui explique l’attachement particulier que les populations nomades  ont pour cet animal, une affection qui ne s’est pas démentie de nos jours, même à l’époque des véhicules tout terrain.

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sept 15 2010

Niger: Agadez

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Cet hiver après une longue parenthèse les premiers avions venant de France devraient se poser à nouveau sur l’aéroport Mano Dayak d’Agadez.
Avant de partir souvent bien trop vite, dans le désert, cette ville très ancienne mérite bien un séjour de quelques jours pour en apprécier toute sa spécificité.
Agadez est une ville très ancienne. Elle aurait été fondée vers le XIème siècle par des tribus Touareg qui auraient décidé de se sédentariser, au moins en partie et qui pour la gouverner auraient créée le sultanat de l’Air, avec un rôle de conciliateur pour toutes les tribus de la région. Agadez devient ainsi la capitale politique de l’Aïr mais aussi un centre économique important, favorisée par sa situation géographique privilégiée.
Agadez va de ce fait jouer un grand rôle dans le commerce transsaharien. Elle devient un vrai port du désert qui permit au sultanat de s’enrichir, de rayonner et de devenir très puissant. La ville va devenir  aussi un grand centre artisanal pour le travail du cuir et des métaux, par la même occasion, un centre de production d’arme de poing.
Au XVème siècle, la ville avait été fortifiée et plusieurs nouveaux quartiers se sont  s’ajoutés. C’est à cette époque que fut construit le minaret de la grande mosquée par Zakarya.A partir du XVIIème siècle des  troubles internes éclatent entre tribus Touareg rivales, entrainant de grands mouvements de population vers le sud et la décadence de la ville  à la fin du XIXème siècle.
Malgré ce déclin, Agadez a toujours gardé sa structure particulièrement originale, fondée autour de campements qui, progressivement construits en terre s’est transformée en îlots. Beaucoup de bâtiments anciens sont encore présents et correspondent toujours aux activités sociales particulières d’Agadez : palais du sultan, mosquée du vendredi, maison du cadi, palais de l’Anastafidet palais du sultan Almoumoune…Et même si plusieurs styles de périodes différentes se superposent, Agadez présente toujours une belle unité et une architecture traditionnelle élaborée qui témoignent sa structure sociale et culturelle.

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La Liste du patrimoine mondial comporte 911 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.Cette Liste comprend 704 biens culturels, 180 naturels et 27 mixtes répartis dans 151 Etats parties. Depuis juin 2010, 187 Etats parties dont le Niger ont ratifié la Convention du patrimoine mondial
Les villes historiques de Mauritanie ont été classées en rapport avec leur rôle de centres commerciaux et de diffusion de l’islam en Afrique noire. Tombouctou a plutôt mis en valeur  le rôle très important qu’a joué son université pour la diffusion de l’islam en Afrique de l’Ouest.
Gao  a classé le tombeau des Askia autour du rôle historique de l’Askia Mohamed dans la région et comme symbole de la puissance et du rayonnement de l’empire Songhay au XVème siècle.
Agadez n’a pas encore été classée dans la liste du patrimoine mondial, alors que cette ville, par sa situation ses monuments anciens et sa vieille ville doit y être intégrée rapidement.Une des spécificités d’Agadez, par rapport à ces autres villes historiques situées juste au dessous du Sahara réside dans son développement et son organisation autour du rôle régional spécifique du sultanat de l’Aïr.Si son architecture se rapproche de celle de Tombouctou, elle a cependant des éléments spécifiques avec la forme du minaret de la Grande Mosquée, les motifs décoratifs, l’utilisation des voûtes nervurées, ainsi qu’un tissu urbain avec des rues plus larges et de nombreuses placettes
L’étude de la ville tend d’ailleurs à démontrer que les îlots actuels ont été définis par la construction successive de bâtiments en remplacement des tentes sur des lieux de campement familiaux, ce qui explique la présence de ces rues très irrégulières et de ces nombreuses places et placettes. C’est une véritable spécificité urbaine d’Agadez

Un livre passionnant: Touaregs du Niger, le regard d’Edmond Bernus » Aux éditions Grandvaux et IRD Editions

Réalisé par Bernard et Catherine Desjeux, des éditions Grandvaux, sur la base d’un fonds documentaire de 6 000 photographies d’Edmond Bernus, le livre présente plus de 60 photographies ainsi que des récits et extraits choisis retraçant la vie du géographe en compagnie des Touaregs.

Quand la photographie devient complicité, elle touche à l’essentiel. Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les Touaregs du Niger, à un moment crucial de leur histoire.

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mar 25 2010

Livre: Curiosités géologiques au Sahara-à mettre dans votre sac-

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Membre de La Rahla, géologue de formation, l’auteur rassemble dans ce petit ouvrage aisément transportable sur le terrain [256 pages; 12 x 17 cm], un ensemble de phénomènes géologiques à grande et à petite échelle que tout piéton dans le désert peut rencontrer et sur lesquels il peut s’interroger.
Des formes spectaculaires comme les érosions dans les granites du Hoggar ou les rochers-champignons des grès tassiliens, jusqu’aux microformes de sédimentation et d’érosion : patines et vernis, kerkoubs, cailloux fissurés, vermiculés, éolisés, on trouvera ici la plupart des curiosités géologiques spécifiques dans les milieux désertiques. Ce travail résulte d’une quarantaine d’années d’observations dans l’ensemble du Sahara
Conseillé par Théodore Monod, François Soleilhavoup est l’auteur de plus de cent trente publications tant en France qu’à l’étranger. Il est consultant auprès de l’Unesco pour l’étude et la protection du patrimoine d’art rupestre, notamment au Sahara.
Dans l’encyclopédie visuelle du Sahara [collection : Sahara-Sahel] : Fleurs, Arbres et arbustes, Milieux et paysages, Histoire du Sahara et des sahariens, les éditions Ibis Presse ( 4, rue des patriarches 75005 Paris - tél. : 01 43 71 28 87 ) publient en janvier 2010:
Curiosités géologiques au Sahara”, par François Soleilhavoup

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fév 25 2010

OPNA: Office du Parc National de l’Ahaggar (Tamanrasset)

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Voici un entretien  de très grande qualité réalisé par Fayçal Métaoui avec Farid Ighilariz Directeur du Parc national du Hoggar et initiateur du Festival des Arts du Hoggar qui se déroula à Abalessa (à 80 kilomètres de Tamanrasset en plein désert) du 15 au 20 Février 2010Le musée de L’Office du Parc national de l’Ahaggar (OPNA) est désormais accessible au public à Tamanrasset. Cela permet au moins de se faire une idée précise sur les richesses d’un parc national qui fait presque dix fois la surface de la Suisse, soit 450 000 km2, et dont le patrimoine, autant naturel que culturel, remonte parfois à plus de 3 milliards d’années, à l’aube de l’humanité ! L’OPNA, qui existe depuis 1987, est également un vaste terrain de recherches scientifiques dans plusieurs disciplines comme la préhistoire, la géologie et l’archéologie. Farid Ighilahriz, directeur de l’OPNA, revient sur les menaces qui pèsent sur certaines espèces et sur les mesures prises pour lutter contre le braconnage et le pillage.Le musée est ouvert depuis le 11 décembre 2009. C’est un musée dédié d’une manière générale au patrimoine du Sahara. Il y a un projet d’un autre musée de dimension nationale dont l’infrastructure a été réalisée sur la route de l’Assekrem. Une étude d’aménagement est en cours d’exécution pour cette structure. On l’appellera probablement Musée national du Sahara. On préfère être large et ne pas se limiter à l’Ahaggar seulement. L’aménagement pourrait durer deux ans. Il y aura des maquettes et des reconstitutions. Il sera un musée thématique et didactique avec une scénographie particulière qui permettra une bonne accessibilité des informations au grand public. Cela dit, le parc national est un lieu de pratique du tourisme culturel et scientifique. Mais, c’est également un important terrain de recherche scientifique dans tous les domaines : géologie, archéologie, anthropologie socioculturelle, zoologie, botanique, etc. Il y aune forte demande de la part d’institutions, de centres de recherche, d’universités, de laboratoires algériens et étrangers. Nous invitons les étrangers à passer par une institution nationale. La recherche se fait par le biais d’une convention établie avec cette institution. Nous participons à la recherche sur le terrainComment procédez-vous pour engager vos recherches ? Nous utilisons le système d’informations géographiques qui nous permet d’avoir des données et de les traiter avec les moyens informatiques et avec beaucoup de précision. Le parc est habité. Le défi est de lier les exigences du progrès avec les impératifs de conservation du patrimoine. Ce n’est pas facile. Cela dit, nous sommes à chaque fois associés par les autorités locales à toutes les décisions relatives au développement. Nous avons reçu beaucoup de moyens matériels depuis 2003, mais nous avons un manque en matière d’encadrement.Ou se situe le besoin en matière d’encadrement ? Nous avons besoin immédiatement de spécialistes en écologie, zoologie, botanique, archéologie et en anthropologie. Il n’y a pas de mesures incitatives. Considérant les salaires, la cherté du billet d’avion et l’éloignement, les diplômés ne sont pas intéressés pour venir à Tamanrasset. Au niveau local, on ne trouve pas ces personnes qualifiées. On commence à ressentir les conséquences du manque d’encadrement. Toutes les institutions ici, souffrent de cette carence. Ceux qui sont venus, il y a dix ou quinze ans, commencent à partir. Je tire la sonnette d’alarme donc. Le parc emploie actuellement 500 salariés dont 97 % sont des locaux. Le parc est le plus grand employeur de la région. Nous avons besoin de gens qui ont une connaissance particulière du terrain. Nous avons une bonne collaboration avec le Parc national du Tassili. Nous avons des programmes annuels communs liés à des missions de terrain ou d’inventaires. Le parc recèle beaucoup de richesses en faune et en flore et des vestiges archéologiques.-Quelles sont les menaces qui pèsent sur ce patrimoine ? Le parc lui-même est une mesure de protection. Au sein de sa superficie, il y a des monuments, des vestiges archéologiques, des éléments de la faune et de la flore ayant une grande importance sur le plan scientifique, qui sont rares et qui sont menacés de disparition ou d’extinction. Les sites archéologiques le sont également. La particularité des vestiges archéologiques du Sahara est qu’ils se trouvent en surface. Il n’y a pas de sédimentation par rapport au Nord où il faut creuser. Ici, les vestiges et les outils préhistoriques sont au ras du sol. Il suffit de connaître, de se baisser et de ramasser. D’où ce caractère fragile des vestiges sahariens. Les plantes et les animaux vivent dans un milieu aux conditions climatiques extrêmes. Ils sont dans de petites niches écologiques. Il suffit de perturber ces niches et c’est toute la chaîne qui est déstabilisée. Le guépard, qui a fait sa réapparition dans l’Ahaggar, est fortement menacé également. Le guépard est donc menacé ? Absolument. C’est un prédateur qui se trouve à la tête de la chaîne trophique. Il est vrai qu’il n’a pas de concurrent, mais il est menacé par l’homme. L’homme pense que le guépard est un danger pour son cheptel de chèvres ou de chameaux. Une recherche effectuée par un étudiant algérien fait ressortir l’existence d’une trentaine de guépards dans l’Ahaggar. Il peut y en avoir plus. Nous n’avons pas de chiffres précis. Le guépard saharien vit dans un territoire isolé des autres bêtes, du reste de l’Afrique, comme celles du Niger ou de la Namibie. Cette situation est due à la barrière saharienne. Le guépard de l’Ahaggar n’a pas subi de croisement .C’est ce qui fait son importance.C’est une souche pure qui vient de loin. Il y a aussi cette pratique du braconnage et de la chasse à l’aide de projecteurs qui menacent les espèces même si elle a baissé en intensité du fait d’une sensibilisation continue des autorités et de la population. Il y a deux types de braconnage : à l’arme à feu et au projecteur et aux pièges. Il y a une quantité considérable de pièges. La chasse traditionnelle est toujours tolérée. Cette chasse sélective participe à la préservation. Les jeunes bêtes et les femelles ne sont pas chassés.Faut-il adopter une loi sévère contre le braconnage ? La loi nationale existe et protège différentes espèces menacées. Les animaux sont répertoriés sur une liste. L’amendement de la loi 83/251 en 1996 a autorisé le rajout de certaines espèces comme les chauves-souris. Il y a aussi les lois universelles. Il y a un projet de loi pour la protection de toutes les espèces qui existent en Algérie, au Sahara, dans les montagnes et dans la mer. Ce texte, qui est en préparation, portera une liste complète dressée par le ministère de l’Environnement. Le braconnage n’est pas propre à l’Algérie. Il faut penser peut-être à d’autres moyens par exemple des chasses organisées quand c’est possible. Il faut que les autorités, à tous les niveaux, s’impliquent davantage dans l’application de cette loi et dans la sensibilisation.On ne protège pas contre la population mais avec. Sans l’aide de la population, on ne peut pas couvrir un territoire de 500.000 km2. Cette aide permet de limiter le phénomène du braconnage et l’atteinte aux végétaux. Il y a un abattage des arbres qui touche surtout les acacias. Cet arbre n’est pas menacé, mais sa destruction est massive. Nous avons l’avantage, ici dans l’Ahaggar, d’avoir des forêts d’acacia. Il y a des endroits où il n’y a aucune atteinte grâce à l’implication de la population. Il ne suffit pas d’avoir des lois ou des agents de surveillance.- Le pillage des œuvres a-t-il baissé ? Les touristes tendent, il est vrai, à ramasser des objets. La plupart des visiteurs du parc passent par l’aérogare de Tamanrasset. A la sortie, il y a un contrôle des bagages par les policiers et les douaniers. Ils sont assistés par des agents de l’OPNA. Nous avons installé depuis trois ans un poste où nos agents sont omniprésents. On récupère tous les objets. Il s’agit souvent de cailloux ayant des formes ou des couleurs particulières prises comme des souvenirs. Il est vrai que ce n’est pas méchant, mais nous sommes obligés d’être un peu extrêmes pour préserver le patrimoine. Nous ne tolérons pas à ce qu’un grain de sable sorte du parc.La première année de l’installation du poste, nous avons récupéré énormément d’objets. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je suppose que cela est dû à la sensibilisation. Il faut que les agences de tourisme s’impliquent dans la sensibilisation des touristes qu’elles ramènent en visite au parc. Nous ne cessons pas de mener des actions. Il existe des agences de voyages qui respectent l’environnement et qui récupèrent ou détruisent les déchets laissés après les bivouacs. Malheureusement, ce n’est pas le cas de toutes les agences. Et là, nous sommes obligés d’organiser, avec la collaboration de certaines agences, des campagnes de nettoyage du site. 

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jan 25 2010

Festival de l’Imzad

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Pour ceux qui n’ont pas pu venir au Sahara cet hiver, quelques photos prises dans le sud algérien et lors du festival de l’Imzad organisé à Tamanrasset en janvier 2010, par là +++

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déc 16 2009

Le chant des dunes

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Les dunes savent-elles chanter ?

Sahara.
Le calme règne sur l’étendue désertique. Seules quelques tiges d’herbe ondulent au souffle du vent. Doucement, un léger murmure monte du sol. Bientôt, c’est une mélodie assourdissante qui envahit l’air. Mais d’où vient ce chant ? Les dunes seraient-elles les sirènes du désert
Mystérieux, ce chant est en fait connu depuis longtemps. Déjà, au 12ème siècle, Marco Polo mentionnait l’existence de ces dunes chantantes dans ses écrits de voyage. Mais toutes les dunes ne savent pas chanter. Jusqu’à aujourd’hui, seule une cinquantaine ont été recensées dans les déserts du monde entier, principalement en Asie et en Amérique et quelques unes au Sahara dont celles de Moul N’Aga dans le Massif de la Tadrart
Ce chant est émis lorsqu’une avalanche se déclenche dans la face la plus pentue de la dune et il dure jusqu’à ce que l’avalanche atteigne le pied de la dune. Pendant la chute, les grains de sable de la dune se mettent tous à vibrer au même moment. Il semblerait que ce soit ce frottement qui soit à l’origine de ce chant. La puissance sonore de ce phénomène peut être réellement impressionnante, à tel point qu’on a souvent l’impression qu’un avion passe dans le ciel !
Vous voulez entendre ce chant envoûtant ? Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de se rendre dans le désert pour l’entendre. Vous aviez rêvé, ils l’ont fait : une équipe française de physiciens a inventé la machine à faire chanter le sable !

Estelle Coquin, musicienne, Audrey Manning, philosophe et Stéphane Douady, chercheur au CNRS nous font partager leurs expériences et leurs découvertes, issues de leurs nombreux voyages aux pays des dunes qui chantent.

Le CD dure environ 58 minutes et se compose de 3 parties :
• Sons naturels : enregistrés sur 4 continents par Stéphane DOUADY (chercheur CNRS) et Audrey MANNING (philosophe),
• Une pièce musicale : composée par Estelle COQUIN (musicienne et fondatrice d’une troupe de théâtre),
• Une sonothèque : série d’échantillons de sons bruts.

http://www.krissnature.net/article-27396822.html

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nov 12 2009

Sahara Fragile / Sahariens en danger

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Interview dans Géo n°369, Novembre 2009. dans l’article “Algérie, des villes nouvelles dans le Sahara”. Texte de Guy-Pierre Chomette, photographies de Bruno Hadjih.

J’évoque dans cet article les problèmes liés à la collecte de déchets à Tamanrasset (Sud Algérie). Hasard du courrier et de la publication, j’ai reçu le numéro de Géo juste au moment où je débarquais d’une semaine dans le Hoggar.

Au cours de mes précédents séjours, je n’avais jamais vu autant de tas de déchets dans Tam, dans l’oued principal, autour de Tam. « Et encore il n’y a pas de vent aujourd’hui, sinon il y en aurait jusque sur les poteaux électriques » me confiait un habitant. Partout des chèvres se nourrissent des détritus. Elles-mêmes sont mangées par les familles…

Le cycle alimentaire terrible que l’on croit réservé aux grandes mégalopoles du Tiers Monde a désormais sa réplique saharienne.

J’ai encore en tête le moment où, il y a deux semaines, à 11h00 du matin, nous dépassons un camion qui se déleste tranquillement d’un chargement d’ordures, à cent mètres de la première maison, dans l’alignement du superbe Pic Laperine. La piste qui mène au coeur montagneux du Parc National de l’Ahaggar est bordée sur des kilomètres, de tas de bidons d’huiles usagées et de tout ce qu’une agglomération d’environ 100 000 âmes peut jeter.

Dix minutes avant l’entrée dans la ville, une décharge à ciel ouvert collecte une partie des poubelles. Alors que je marche en bord de route, à cinq cents mètres de l’entrée du lieu de « retraitement », je tombe nez à nez avec un tas qui m’a indigné: des dizaines de détritus médicaux, des seringues, des ampoules, et le pire: des poches de sang, des cathéters, du matériel médical de perfusion et de transfusion usagé. Tout cela en bord de route, au milieu de centaines d’autres monticules, libres d’accès aux enfants qui se promènent à vélo dans cette vallée, libre de se répandre dans l’oued.

J’ai souvent évoqué la préservation des patrimoines naturels et culturels sahariens, que ce soit dans le cadre du projet Sahara Fragile, ou dans des films et expositions pour l’UNESCO. J’ai souvent alerté des décideurs sur le fait que sur 8 millions de kilomètres carrés il n’y ait aucune collecte de déchets organisée, d’incinérateur ou autre solution.

Certes les déchets se retrouvent dans le désert au moindre coup de vent et polluent les paysages, mais mon premier souci, sur cette question, a toujours été que des espèces en voie de disparition mangent ces plastiques et rebuts. L’industrie touristique saharienne a fait de grand progrès en ce qui concerne la préservation des sites. Il devient rarissime de tomber dans le désert sur des traces de bivouac, des emballages laissés par les touristes ou des restes alimentaires. Les guides et voyageurs ont intégré en dix ans la notion résumée en une phrase « Je laisse à ceux qui viennent le monde tel que je l’ai trouvé ». Mais je ne parviens pas à croire que la préservation de l’environnement s’arrête en lisière des villes sahariennes. Je ne parviens pas non plus à croire au trop grand coût du retraitement des déchets. Pour info, les coûts de traitement des déchets par incinération sont globalement comparables, voire légèrement supérieurs, à ceux de la mise en décharge.

Ce tas immonde sur lequel je suis tombé ne relève pas de la préservation de l’environnement. Il  relève de la sécurité sanitaire des populations du Hoggar.

Je n’ai pas de conseils à donner, je suis choqué et je souhaite juste que les enfants qui étaient de l’autre côté de la route ne la traversent pas et qu’ils n’aient pas l’idée de jouer au docteur.

Merci de relayer cela auprès de personnes qui se sentiront concernées, et une fois de plus, auprès de décideurs.

Arnaud Contreras

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