fév
25
2010
Pendant une semaine le Hoggar a vécu à Tamanrasset et à Abalessa des journées et des nuits de festivités ou s’étaient donnés rendez vous artistes, conteurs, artisants, troupes musicales de tout l’espace saharien ( Algérie, Niger, Mali)
En marge de ces journées colorées il m’arrivait de flaner au milieu de l’immense campement dressé au milieu du désert, ou tous les villages du Hoggar étaient venus avec leur artisanat.Une belle tente de la région de Mertoutek abritait des femmes dont l’art est de fabriquer de belles vanneries avec les roseaux présents dans cette région.
Je m’approchais d’elle et observait avec attention et plaisir toute cette belle production.Certaines de ces vanneries n’avaient aucune décoration et d’autres étaient ornées de fibres de couleurs qui leurs donnaient un aspect encore plus beau.
Je m’approche de l’une des femmes et lui demande combien coûtent ses paniers.A mon grand étonnement elles me répond que tous ses paniers sont au même prix.
Comment un panier si bien décoré de fibres de couleurs, peut-il coûter autant qu’un simple panier???Pourquoi demander la même somme pour un panier dont la fabrication a demandé plus de temps et aussi un peu plus d’effort et d’imagination.
Elle me regarde et me réponds: tu sais moi aussi je suis une artiste en montrant du doigt la troupe qui était sur scène!!!! Je peux donner un prix à un panier que j’ai fabriqué, mais pas un prix pour la beauté.La beauté est toujours gratuite.
Jevous recommande le livre de Paulo Coelho-Maktub- recueil de paraboles inspirées à l’auteur par les sources et les folklores les plus divers.Livre de Poche 30407
fév
11
2010
A quelques jours du Festival du Hoggar, qui se tiendra dans le désert de Abalessa du 15 au 25 Février, il me parait utile de rappeler en quelques lignes qui était Tin Hinan cette femme énigmatique révélée par la tradition orale.
Tin Hinan «Celle qui revient de loin » aurait comme origine le Pays des Berabers du Tafilalet, contrée pré saharienne du sud marocain. Pourquoi quitta -t-elle ces lieux, probablement plus qu’aujourd’hui verdoyants??? Personne ne peut le dire.Ce que l’on sait et ce grâce à la tradition orale, c’est qu’elle ne fut pas seule à faire ce long trajet. Elle était accompagnée d’une servante nommee Takamat …
Etaient elles accompagnées d’hommes??? Rien ne le dit mais c’est vraisemblable.
Toujours d’après la légende Tin Hinan eut trois filles: Tinert, l’antilope, ancêtre des Inemba, Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Khela et Tamérouelt, la hase, ancêtre des Iboglân. Takama, la servante, aurait eu deux filles qui reçurent en cadeau de Tin Hinan les palmeraies de la région de Abalessa que possédent toujours leurs descendants.
Si on en juge par les découvertes faites en 1925 ils auraient trouvé à Abalessa un fortin témoignant d’une occupation militaire romaine avec un certain nombre de pièces ayant servis de chambres et de magasins.C ‘est dans l’une d’entre elles que la mission conduite par M. Reygasse du musée du Bardo d’Alger découvrira le squelette parfaitement conservée de Tin Hinan, que l’on peut voir à l’entrée du musée d’Alger.
Durant ce festival de nombreux chercheurs seront présents sur le site pour faire revivre pendant quelques jours cette reine de légende
jan
26
2010
La région de l’Ahaggar qui est déterminée à gagner le cœur des touristes en général et des Algériens en particulier, semble avoir trouvé la recette miracle et cela en enchaînant les manifestations culturelles, avec un seul objectif : donner la priorité à la qualité.
Après la manifestation «Sauver l’imzad» initiée dernièrement par l’association locale du même nom, c’est au tour de l’Office national du parc de l’Ahaggar (OPNA) de prendre le relais en lançant la première édition du Festival international des arts de l’Ahaggar qui promet d’être grandiose si l’on se fie aux grandes lignes du programme dressé par les organisateurs. Après le passage inédit du groupe Tinariwen le 14 janvier dernier, c’est au tour de la diva malienne Oumou Sangaré de se rendre à Tamanrasset pour un concert tant attendu par ses fans innombrables et cela dans le cadre de cet événement.
La scène sera également ouverte à plusieurs artistes de la région afin de dévoiler à l’assistance toute la richesse de la musique saharienne surtout lorsque d’autres sonorités s’y mêlent. Il est aussi prévu pour ce festival deux jours de conférences dédiées aux arts de la région, à la littérature, à la poésie, au mode de vie des Sahariens ainsi qu’au théâtre qui revient en force.
Par ailleurs, cet événement s’est fixé le but de revaloriser le patrimoine oral de l’Ahaggar à travers l’organisation de quaadate et de hadrate. Un concours de contes complétera le tableau. Ce concours sera en fait le moyen de collecter les histoires et légendes de la région et d’ailleurs pour préserver ce patrimoine immatériel que la mémoire collective risque d’oublier, si elle ne l’a pas déjà fait, pour une bonne partie du moins. Le concours est ouvert aux très jeunes auteurs, aux amateurs et aux professionnels.
Le cinéma sera aussi présent grâce à des projections en plein air ainsi que l’artisanat considéré comme le point fort de la région. Ce dernier bénéficie même de son propre établissement «la Maison de l’artisanat» regroupant une dizaine d’exposants faisant le bonheur des collectionneurs d’amulettes, de bijouxen argent, de tapis et d’habits traditionnels.
Ce festival qui se tiendra du 15 au 20 février prochain constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les artistes ainsi que pour la population avide de loisirs. D’ailleurs, contrairement aux festivités qui sont organisées dans les grandes villes du Nord, les gens ne se font pas prier pour assister aux concerts. Touteactivité culturelle devient un événement dans cette région où la culture est devenue une denrée rare. Il faut également souligner que les perspectives de
cette célébration des arts de l’Ahaggar visent, au-delà de la promotion de la musique et des arts locaux, le regroupement de tous les éléments de cette culture qui nous échappe. A travers l’invitation d’artistes étrangers, un brassage de cultures est plus qu’attendu. L’appel est donc lancé à tous les adeptes du rapprochement des cultures et des peuples.
http://www.latribune-online.com/culture/28666.html
jan
25
2010

Pour ceux qui n’ont pas pu venir au Sahara cet hiver, quelques photos prises dans le sud algérien et lors du festival de l’Imzad organisé à Tamanrasset en janvier 2010, par là +++
jan
25
2010

Découvert Carnaval fi Dachra, le blog d’Awel Haouati, jeune photographe qui suit l’actualité musicale algérienne. À lire entre autres, son interview d’Ibrahim de Tinariwen, et son compte rendu du festival de l’Imzad. Par là +++
déc
10
2009
Pour les amoureux de la culture saharienne, naissance des «Nuits bleues sahariennes» du 14 au 16 Janvier 2010 .
Sur l’initiative de l’association «Sauvez l’imzad», cette manifestation de la culture du Sud algérien rassemblera une série de rencontres culturelles de qualité
En effet, un colloque international sur l’imzad se tiendra à l’université Hadj Moussa Akhamouk. Ce colloque animé par des chercheurs du monde entier présentera les études récentes sur l’imzad et la préservation de cet art propre au peuple Touareg.
La maison de la Culture abritera le vernissage de l’exposition internationale d’art intitulée «De la musique avant toute chose». Autour de l’exposition, des ateliers de peinture, de sculpture et de musique seront organisés en plein air.
Les Nuits bleues sahariennes, c’est aussi différents concours, comme la course de chameaux (du pic Iharen à Dar l’Imzad), le concours de la gardienne de l’imzad (Messas N’Imzad), le concours de la plus belle tente (Ihan Ed’Kayatnid) et le concours du plus beau chameau (img_3379.jpg).Notons que ces compétitions amicales aspirent à revaloriser des pratiques menacées de disparition et à encourager la protection du patrimoine. Concernant l’animation musicale, le groupe Tinariwen donnera un concert unique le 14 Janvier au soir.
Avec leur propre style, baptisé le Blues touareg, ce groupe est parvenu à sillonner le monde entier pour faire valoir son talent. Plus qu’une simple formation artistique, c’est un groupe de musiciens engagés qui luttent quotidiennement pour la sauvegarde de leur culture. Porte-parole de leur peuple nomade, le groupe Tinariwen a durant leur parcours partagé la scène avec de grands noms, à l’instar de Robert Plant, Carlos Santana et Bono des U2. Avec des sonorités rock et blues, ce groupe donnera un concert inédit durant cet événement.
À leurs côtés se produiront d’autres artistes, à l’image de Tartit (Mali), Terbiyat (Niger), Choghli (Djanet) et Takouba de Tamanrasset. Mais ces «balades» à travers le monde n’ont pas éloigné Tinariwen de leur «monde». «Le désert est ma maison, je n’ai jamais été attiré par l’idée d’émigrer à Paris ou à Los Angeles. C’est au désert que j’appartiens. Les gens doivent vivre simplement au Sud, c’est la seule manière de comprendre. La simplicité est la liberté», dit Ibrahim Ag Alhabib, leader du groupe Tinariwen.
Par ailleurs, une soirée «Chants des femmes» sera organisée avec les joueuses de l’imzad, la chanteuse kabyle Cherifa et beaucoup d’autres interprètes.
La mode s’invitera également aux Nuits sahariennes avec un défilé de mode concocté par la styliste Nassila. «Balade au royaume des silences, voiles, couleurs et formes» fera découvrir à l’assistance toute la diversité des habits sahraouis qui font le bonheur des collectionneurs.
Grâce à l’Association “Sauvez l’Imzad” Tamanrasset devient enfin l’un des carrefours de la culture touarègue et saharienne.En souhaitant que ce type de manifestation se pérénise
Rendez vous sur le site de l’association: www.imzadanzad.com
oct
15
2009

Journée solidarité Niger, “Musiques du Monde Berbère” organisée par l’association L’oeil du Monde, en partenariat avec L’Espace Charles Vanel et la Ville de Lagny-sur-Marne. Le but : rassembler des financements pour un projet de quatre puits dans la Vallée de Tidene.
Samedi 17 octobre à partir de 15 h, à l’espace Charles Vanel 22 boulevard Galliéni 77400 Lagny sur Marne.
Le programme:
Dès 15h (entrée libre) accueil dans le Hall de l’Espace Charles Vanel avec :
- Exposition de photos du Désert du Sahara // Jean-Luc Manaud, Céline Pagny
- Information sur les inondations à Agadez et sur le projet de solidarité mené par L’Oeil du Monde
- Artisanat Touareg
- Projection de films tournés au Niger // Au centre de la terre (Ingrid Patetta), La mort de la gazelle (Jérémie Reichenbach), Témoignages du Sud (Céline Pagny)
- Bons petits plats berbères, et rencontres inédites.
Et le soir 20h : place à la musique !(entrée payante, réservations Espace Charles Vanel)
- Duo Soma : conte musical d’après la légende de Tin Hinan, la reine des Berbères
- Medghacen : un groupe traditionnel kabyle, mille sonorités ancestrales vous font vibrer…
- Kel Assouf : guitares Ishumar (rebelles Touaregs) aux teintes mélangées avec les musiques des pays voisins.
sept
12
2009

Du 3 au 17 octobre 2009 en région parisienne, Rumeurs urbaines, le festival des arts de la parole, fêtera ses dix ans.
Le thème choisi pour cette édition est Peuples Nomades.
Au programme, outre les contes de Melissa Wainhouse dont nous avions déjà parlé dans un précédent post, deux soirées “Voix du Désert”, vendredi 9 et samedi 10 octobre à 19h30 à la Maison de la Musique de Nanterre, dont les têtes d’affiches seront Hasna El Bécharia et Malouma.
Fille d’un des maîtres du Diwan, Hasna El Bécharia a commencé par jouer de la guitare accoustique sur des rythmes traditionnels du désert dans les banquets et les mariages. En trente ans, celle qui s’accompagne d’une guitare électrique pour couvrir les cris du public n’a jamais voulu enregistrer la moindre note. Une façon de conserver la tradition orale… Son premier album, Djazair johara, est donc un évènement. Mais Hasna reste une femmes de l’oralité et les privilégiés qui l’ont vu sur scène au dernier Festival d’Essaouira ont pu vérifier qu’elle n’avait pas usurpé sa réputation de « mangeuse de scène ».
Malouma utilise l’ardin et le tidinît, les luths de la tradition, mais s’autorise aussi des inventions après avoir trouvé des parentés entre la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne et le blues américain. Devenue l’une des voix les plus populaires de la Mauritanie, elle est aussi une chanteuse rebelle. Dix ans d’interdiction de chanter n’ont rien changé. La chanteuse mauritanienne n’a jamais cessé de jouer. Au point de devenir « la chanteuse du peuple ».
Pour découvrir le programme complet, rdv sur le site de Rumeurs Urbaines +++
sept
10
2009

Secrète ou mille fois battue, la route, ce chemin qui conduit à l’inconnu, essence même du voyage, demeure le trait d’union des peuples, le véhicule de la rencontre et de la connaissance. Symbole de liberté, elle s’amuse du temps et de l’espace dont elle s’affranchit en bâtissant ses propres perspectives, main dans la main avec l’infini. Elle est le voyage… et le thème du prochain Festival des Globe-Trotters qui se tient les 25, 26 et 27 septembre prochain à l’Opéra de Massy (91).
Au programme : trois jours de rêve, d’émotion et de rencontres authentiques sur le thème du voyage et de l’aventure humaine.
Le plus grand rassemblement de voyageurs de France : sur 3 000 m2, plus de 40 films et diaporamas, des débats, des stands sur une centaine de destinations, un concours photos, des buffets, etc.
Le Festival rencontre chaque année un vif succès auprès du public : adhérents, visiteurs, conférenciers, journalistes. Au total, ce sont plus de 8.000 visiteurs qui se donnent rendez-vous avec la même envie… celle de partir sur les routes du monde
http://www.abm.fr/index.html
Pour en savoir plus: http://www.abm.fr/index.html
sept
09
2009

La Sebiba est une fête touarègue qui a lieu en début de chaque année à Djanet, selon le compte lunaire des saisons durant le mois de Achoura. Elle prend ses racines dans une page d’histoire très ancienne qui avait permis à deux tribus de sceller un pacte de paix qui célèbre la fin de la guerre entre elles, les El-Mihane et les Azellouaz.
Féerie de musiques, de couleurs, beauté des costumes et bijoux dont les femmes se parent, la Sebiba est un moment inoubliable qui dure plusieurs jours et réunit l’ensemble des habitants du Tassili n’Ajjer.
Les hommes se jaugent et se provoquent, brandissant leur épée, comme dans un vrai combat. Les femmes chantent aux rythmes
des tambourins, chants entrecoupés de youyous, comme pour galvaniser leurs guerriers dont les pas soulèvent des nuages de sable On y simule le combat, de crainte d’avoir un jour à le livrer encore ; on y danse l’épée à la main et le corps à l’assaut du ciel.
Et les femmes, se souvenant des chansons vives de la guerre, galvanisent des guerriers qui ne le sont plus que par leur spectaculaire vêture où le cuir façonné, le métal ferme et le tissu léger se rassemblent, et par les mains actives qui ne se taisent pas plus que ne se taisent les lèvres coloriées ; les mains qui claquent sont encouragement.
A cette occasion vols directs depuis Paris consulter le site www.syn-air.fr et des agences de voyages locales ou françaises.