sept
03
2009
Créé en janvier 2001, le Festival au désert se tient chaque année à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au Mali.
Ce festival se greffe sur de grandes fêtes traditionnelles touaregs telles que Takoubelt à Kidal et Temakannit à Tombouctou, qui constituèrent longtemps un lieu de concertations et d’échanges entre les communautés. A l’origine on y voyait les différentes formes de chants et danses touaregs, de la poésie, des courses de chameaux, des jeux. Aujourd’hui le Festival s’ouvre vers l’extérieur et accueille des artistes venus d’autres régions du Mali, d’Afrique mais aussi d’Europe et du reste du monde.
Trois jours durant une trentaine de formations sont invitées des quatre coins du Monde à venir présenter leur art.Ainsi, à travers l’intérêt médiatique qu’il suscite et la logistique qu’il mobilise, il entre dans la catégorie des grands festivals modernes tout en gardant ses aspects traditionnels.
http://www.festival-au-desert.org/fr/
août
30
2009

La COMPAGNIE DES DESERTS est née…. cet été à Parcieux dans l’Ain en proposant ses premières rencontres sahariennes. Nous n’allons pas reprendre les différents moments de cette semaine culturelle autour du Hoggar et de nos amis touaregs de Tamanrasset, d’Agadez et de Tchin Tabaraden et français d’Aix en Provence et de Lyon que nous avons déjà présenté dans nos différentes brèves de ce blog.
L’année prochaine à la même époque cette Association proposera de nouvelles rencontres sahariennes avec la reprise de l’exposition encore plus fournie d’objets traditionnels de la vie courante, de peintures d’artistes touaregs ou français, et avec pour cette deuxième année des conférenciers et des musiciens de musique à la fois traditionnelle et contemporaine.
L’Association a besoin certes du soutien financier des différents acteurs économiques de la Région Rhône- Alpes, mais surtout de la présence d’amis sahariens (conférenciers et musiciens) pour que ces deuxièmes rencontres soient encore plus complètes .
Contact de l’Association : Compagnie des Déserts , Monsieur Marc Folachier 2 Allée des Marronniers 01600 Parcieux mail:mfolachier@wanadoo.fr
juil
14
2009
Ils sont repartis versTamanrasset, Agadez, et Tchin -Tabaraden…Pendant une semaine ils étaient venus dans le petit village de Parcieux dans l’Ain présenter, au cours de l’exposition organisée par La Compagnie des Déserts, la culture saharienne du grand sud algérien et du nord Niger.
Ce sont sans aucun doute les enfants des écoles de la région, venus par classes entières, qui ont été les plus curieux et attentifs pour cette culture saharienne. Le monde touareg était à découvrir et aux mots « Sahara » et « désert » des dizaines de questions, toutes aussi pertinentes les unes que les autres ont entretenu pendant de longs moments le dialogue avec ces amis touaregs venus d’Algérie et du Niger.
Ces rencontres seront à nouveau proposées, tant les attentes d’apprendre sont grandes et surtout lorsque ce sont les « choses » essentielles de la vie, parfois oubliées, qui sont évoquées au cours de ses rencontres amicales.
Merci à vous Abdelfatah, Ahmed et Almoustapha d’avoir pendant ces superbes journées de Juillet fait rêver et réfléchir les enfants de nos villages.
juin
10
2009

Au Niger tout reste à faire» et la musique ne déroge pas à cette sentence. La scène culturelle nigérienne est déstructurée, elle n’a pas de moyens, pas de repères, pas de soutien. Les «stars» nationales survivent tant bien que mal de leur art pendant que dans les marchés on vend impunément des copies pirates de leurs productions et que de pseudos producteurs étrangers s’engraissent sur leur talent. Koudédé est né à Agadez et à grandit à Arlit, dans le Nord du Niger, entre les contreforts du massif de l’Aïr et les sables du Sahara, dans la poussière des mines d’uranium… ses grands-parents le cachent quand les autorités veulent enregistrer les enfants pour les scolariser… Il n’ira jamais à l’école… En 1990, quand après un carnage, les touaregs prennent les armes et les pick-up pour affronter les pouvoirs centraux au Mali et au Niger. Changer les roues des bagnoles, dormir sur les sièges de mitrailleuse échapper aux expéditions punitives et apprendre la guitare…fuit en Algérie, en Libye, dégote une vraie guitare et joue pour les réprouvés, les réfugiés et les copains restés dans le sable… Des chansons de rebelles. En 1996, c’est la paix, et « The source » fait le tour du monde
Le guitariste chanteur Koudédé présentera son répertoire au public français durant l’été.
Subtil mélange entre blues et musique traditionnelle nigérienne, à travers ses textes Koudede chante la paix et la culture touarègue.
Vous pourrez le retrouver à Bordeaux, Rouelley, Avallon et à Paris:
- les 12 et 13 juin à la Guinguette de chez Alric, Bordeaux
- le 20 juin à la Bellevilloise, Paris
- le 4 juillet à saint Georges de Rouelley, dans la Manche et le 10 juillet en Avallon, dans l’Yonne
http://www.fofomag.com/
juin
09
2009

Un diaporama pour remercier tous nos amis qui ont participé à l’exposition Desert Camp, Rencontres sous les tentes sahariennes.
Un diaporama pour partager avec nos amis sahariens ou non qui n’ont pu la découvrir au Musée du Montparnasse.
Rendez-vous bientôt pour de prochaines aventures sahariennes, des moments de partage de cette culture qui mérite d’être présentée dans les plus beaux écrins.
Le diaporama:
http://tinyurl.com/lntqeh
juin
06
2009
Nomads Land est un événement de deux jours consacré au nomadisme. La première soirée du 12 juin se concentrera sur les peuples nomades africains et démarrera avec “Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue” un film réalisé par Jérémie Reichenbach et qui relate la rébellion touarègue et le rôle sociopolitique de leur musique.La naissance du groupe Tinariwen à l’aube des années quatre-vingt est intimement liée à la situation d’exil et d’errance du peuple touareg.
Les musiciens de Tinariwen réunis autour d’Ibrahim « Abraybone » sont tous originaires de l’Adrar des Ifoghas au nord du Mali, réfugiés dans les années 1970 à Tamanrasset, en Algérie.
Ce film par la musique et les témoignages des fondateurs du groupe Tinariwen conte la mémoire de la Teshumara, culture nouvelle issue des évènements politiques et des profonds changements de la société touarègue
.
Un exposé suivi d’un débat développera ensuite la problématique de l’exploitation d’uranium au Niger.
Le 13 Juin, le concert de Kel Assouf traduira en musique l’âme nomade des touaregs, une musique de transe qui s’inspire des magnifiques déserts du Mali, du Niger, de l’Algérie, de la Libye et du Burkina Faso. Un style unique à la croisée des genres et à l’origine lointaine du blues afro-américain
Kel-Assoufest un mot tamachek (la langue touarègue) signifiant approximativement “fils du désert,mais également “fils de l’infini,ou même “fils de la solitude”. C’est aussi un groupe formé à Bruxelles d’artistes venus d’Afrique et d’Europe. Les compositions s’inspirent essentiellement du répertoire traditionnel Touareg, mais sont enrichies par les influences de chaque musicien, des intonations rock ou reggae, mais surtout blues, cousin de cette musique saharienne et apporté sur le continent américain du temps de l’esclavage ,
Muziekpublique, Molière, Galerie Porte de Namur, 3 Square du Bastion,1050 Bruxelles tél 02 217 26 00; fax 02 217 26 00
e-mail :info@muziekpublique.
Muziekpublique vise à promouvoir et diffuser les musiques et danses traditionnelles du monde entier via une programmation ambitieuse de concerts
juin
01
2009

Les talents fleurissent aussi au Sahara….Après la musique et le succès de groupes comme Tinariwen et Tarakeft en Europe, après l’apparition de peintres talentueux comme Abdelfetah Kacemi, Almousthapha Tambo, Abdoulaye Ahmed Bourane… et d’autres, voici maintenant la première troupe touarègue de Kidal au Mali « Tisrawtt » qui entre en scène.Ils n’en sont pas encore à une tournée internationale, mais ont présenté pour la première fois leur spectacle à Kidal et au festival des cultures nomades au Mali.
Cette compagnie du nom de TIRAWTT crée des spectacles de sensibilisations autour des thèmes de société qui concernent la population touareg et malienne.
Melissa Wainhouse comédienne et présidente de l’association, est allée plusieurs années de suite à Kidal au Mali pour travailler quotidiennement auprès d’eux. Ils ont fabriqué des masques et crée un L’objectif est de créé un ensemble de saynètes sur des thèmes de leur vie quotidienne en français et en langue Tamashek : la scolarisation, la santé, l’assainissement, l’environnement etc. Mais aussi de puiser dans les contes populaires, les légendes et la poésie. S’interroger sur les rapports entre le nomadisme et la sédentarisation, entre la tradition et la modernité.Jusqu’a présent il n’existait aucune compagnie de théâtre à Kidal, alors que le développement culturel de cette région est en pleine expansion. De de nombreux festivals et manifestations défendent et mettent en valeur la culture Tamasheq.
Le projet théâtral de TISRAWTT s’inscrit comme un exemple qu’il faut absolument soutenir. Il témoigne de la volonté des jeunes de participer à leur manière au développement durable, en transmettant des idées de solidarité et de partage, en valorisant leur culture et en contribuant à la stabilité de la région.Quel bel exemple aussi pour la francophonie depuis cette zone saharienne du nord Mali
http://www.lacalma.fr
mai
28
2009

C’est à Tamanrasset ou je vis depuis 2001 que j’ai rencontré Abdelfetah alors que je m’intéressais aux peintres touaregs autodidactes de la ville, dont certains réalisaient sur les murs de la ville de belles peintures naïves de leur environnement
Abdelfetah Kacemi est un vrai talent de la calligraphie arabe contemporaine qu’il a choisit comme moyen d’expression. Franco-algérien, il est originaire, vit et travaille à Tamanrasset dans le grand Sud algérien, comme excellent guide saharien .Il reçoit en 2006 le prix de calligraphie lors des rencontres des artistes plasticiens. Il expose régulièrement ses créations dans plusieurs villes françaises dans le cadre de festivals et dans des galeries.Il est amené à être reconnu dans les années à venir comme l’un des calligraphes modernes des plus talentueux.
La Calligraphie , fascina particulièrement les artistes européens au XXè siècle comme on peut le constater chez Dotremont ou Michaux par exemple.
Cet art de la belle écriture devient prétexte à l’exploitation de nouvelles formes fluides et dynamiques. C’est ainsi que dans ses recherches Kandinski semble s’inscrire dans la continuité des réflexions déjà entamées par les grands maîtres calligraphes de l’Orient. Matisse reconnaît l’influence qu’a exercée l’Art Arabe sur ses lignes et ses couleurs. Il dit à ce propos, en parlant de “volonté expansive”, qu’il a tiré cette notion de l’Orient: “la révélation m’est venue de l’Orient ou plus exactement de l’islam. Cet art m’a touché, en particulier lors de l’extraordinaire exposition de Munich… parce que cet art suggère un espace plus grand, un véritable espace plastique.
Il participera avec d’autres artistes à l’exposition Touaregs entre Hoggar et Tassilis du 30 Juin au 06 Juillet à Parcieux dans l’Ain
http://fetahkacemi.unblog.fr/tag/les-calligraphies/
mai
27
2009

Une cinquantaine de Touaregs se retrouveront à Nuzejouls dans le Quercy Dimanche 31 mai pour une journée d’échanges : échanges artisanaux, artistiques, culturels mais avant tout humains.
Ousmane AHMED, Touareg originaire du Niger, avait créé cette journée en 1995 ; celle-ci avait eu un succès grandissant jusqu’en 1997, date à laquelle il quitte le Lot pour retourner au Niger. Plus de dix ans après, les Lotois se souviennent de cette journée et des dromadaires qui avaient marqué ce village. Aussi pour l’occasion, les dromadaires seront de retour..
Pour être dans cette atmosphère saharienne, un campement saharien sera monté : une tente caïdale marocaine de 80 m² ainsi que deux tentes touarègues du Niger. Un couscous traditionnel sera préparé sur place ainsi qu’un méchoui d’agneau du Quercy. Sans oublier le thé à la menthe :
Pour qu’un thé soit bon il faut trois choses : que l’eau soit bonne…avoir le temps et…que la compagnie soit bonne.Il n’est pas de doute que ces trois conditions seront réunies à Nujezouls.
Moussa Bilalan, Musicien Touareg nous enchantera dans la langue Tamacheq (parler touareg). Des joueurs de Djembé se produiront par ci, par là tout au long de la journée. Les Lotois participeront grâce à l’ensemble de flutistes de l’Ecole de Musique de Cahors accompagné d’un clavecin et qui se produiront dans l’Eglise.
Mohamed AGHALI ZAKARA, spécialiste des langues orientales et professeur à l’Université Paris la Sorbonne, nous fera l’honneur d’animer un atelier Tifinagh : écriture touarègue(berbère), une des plus anciennes encore utilisée aujourd’hui.
Un marché Métiers d’Art ou des bijoutiers Touareg venus spécialement du Niger exposeront aux côtés d’artisans lotois et aveyronnais (vanniers, potiers, artistes-peintres,…)
La salle d’exposition permanente La Maison du Sahara sera ouverte et vous permettra de découvrir des objets surprenants.
Pour tout renseignement : 05 65 36 64 17
maisondusahara@orange.fr
mai
27
2009

Ahmed Abdoulaye Boudane va découvrir le Val de Saône au cours de l’exposition : Touaregs entre Hoggar et Tassilis du 30 Juin au 06 Juillet
Il est touareg né dans un campement du nord Niger dans la région de Tchin -Tabaraden et ses premiers dessins furent l’alphabet tifinagh que sa grand-mère lui apprenait dans le sable.
C’est un peintre autodidacte comme la plupart des artistes du Sahara Central.Sa peinture est son arme, son moyen d’expression et il travaille essentiellement sur le thème de la paix tant recherchée par ce peuple du désert. Il s’inscrit dans l’art moderne africain, dans un style abstrait ou se mêlent des lettres en tifinagh sur plusieurs plans dessinant ainsi des formes, faisant apparaitre des figures, en mélangeant les couleurs créant ainsi une ambiance particulière toute inspirée de la vie quotidienne des touaregs.
Quand je travaille sur une peinture, je dépasse la lettre, le mot et la phrase et je plonge dans l’abstraction calligraphique.
Il utilise l’aquarelle, le pastel et l’acrylique mais aussi essentiellement des pigments naturels aux couleurs du désert qu’il trouve dans le désert et qu’ensuite il mélange avec de la colle.
Les deux artistes qui l’influence sont Hawad peintre et poète nigérien et le calligraphe tunisien Lassaad Métoui.
Au cours de l’exposition il présentera aussi les bijoux en argent qu’il fabrique.
SON SITE : www.ahmedboudane.canalblog.com