jan
26
2010
La région de l’Ahaggar qui est déterminée à gagner le cœur des touristes en général et des Algériens en particulier, semble avoir trouvé la recette miracle et cela en enchaînant les manifestations culturelles, avec un seul objectif : donner la priorité à la qualité.
Après la manifestation «Sauver l’imzad» initiée dernièrement par l’association locale du même nom, c’est au tour de l’Office national du parc de l’Ahaggar (OPNA) de prendre le relais en lançant la première édition du Festival international des arts de l’Ahaggar qui promet d’être grandiose si l’on se fie aux grandes lignes du programme dressé par les organisateurs. Après le passage inédit du groupe Tinariwen le 14 janvier dernier, c’est au tour de la diva malienne Oumou Sangaré de se rendre à Tamanrasset pour un concert tant attendu par ses fans innombrables et cela dans le cadre de cet événement.
La scène sera également ouverte à plusieurs artistes de la région afin de dévoiler à l’assistance toute la richesse de la musique saharienne surtout lorsque d’autres sonorités s’y mêlent. Il est aussi prévu pour ce festival deux jours de conférences dédiées aux arts de la région, à la littérature, à la poésie, au mode de vie des Sahariens ainsi qu’au théâtre qui revient en force.
Par ailleurs, cet événement s’est fixé le but de revaloriser le patrimoine oral de l’Ahaggar à travers l’organisation de quaadate et de hadrate. Un concours de contes complétera le tableau. Ce concours sera en fait le moyen de collecter les histoires et légendes de la région et d’ailleurs pour préserver ce patrimoine immatériel que la mémoire collective risque d’oublier, si elle ne l’a pas déjà fait, pour une bonne partie du moins. Le concours est ouvert aux très jeunes auteurs, aux amateurs et aux professionnels.
Le cinéma sera aussi présent grâce à des projections en plein air ainsi que l’artisanat considéré comme le point fort de la région. Ce dernier bénéficie même de son propre établissement «la Maison de l’artisanat» regroupant une dizaine d’exposants faisant le bonheur des collectionneurs d’amulettes, de bijouxen argent, de tapis et d’habits traditionnels.
Ce festival qui se tiendra du 15 au 20 février prochain constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les artistes ainsi que pour la population avide de loisirs. D’ailleurs, contrairement aux festivités qui sont organisées dans les grandes villes du Nord, les gens ne se font pas prier pour assister aux concerts. Touteactivité culturelle devient un événement dans cette région où la culture est devenue une denrée rare. Il faut également souligner que les perspectives de
cette célébration des arts de l’Ahaggar visent, au-delà de la promotion de la musique et des arts locaux, le regroupement de tous les éléments de cette culture qui nous échappe. A travers l’invitation d’artistes étrangers, un brassage de cultures est plus qu’attendu. L’appel est donc lancé à tous les adeptes du rapprochement des cultures et des peuples.
http://www.latribune-online.com/culture/28666.html
jan
25
2010

Pour ceux qui n’ont pas pu venir au Sahara cet hiver, quelques photos prises dans le sud algérien et lors du festival de l’Imzad organisé à Tamanrasset en janvier 2010, par là +++
jan
25
2010

Découvert Carnaval fi Dachra, le blog d’Awel Haouati, jeune photographe qui suit l’actualité musicale algérienne. À lire entre autres, son interview d’Ibrahim de Tinariwen, et son compte rendu du festival de l’Imzad. Par là +++
déc
10
2009
Pour les amoureux de la culture saharienne, naissance des «Nuits bleues sahariennes» du 14 au 16 Janvier 2010 .
Sur l’initiative de l’association «Sauvez l’imzad», cette manifestation de la culture du Sud algérien rassemblera une série de rencontres culturelles de qualité
En effet, un colloque international sur l’imzad se tiendra à l’université Hadj Moussa Akhamouk. Ce colloque animé par des chercheurs du monde entier présentera les études récentes sur l’imzad et la préservation de cet art propre au peuple Touareg.
La maison de la Culture abritera le vernissage de l’exposition internationale d’art intitulée «De la musique avant toute chose». Autour de l’exposition, des ateliers de peinture, de sculpture et de musique seront organisés en plein air.
Les Nuits bleues sahariennes, c’est aussi différents concours, comme la course de chameaux (du pic Iharen à Dar l’Imzad), le concours de la gardienne de l’imzad (Messas N’Imzad), le concours de la plus belle tente (Ihan Ed’Kayatnid) et le concours du plus beau chameau (img_3379.jpg).Notons que ces compétitions amicales aspirent à revaloriser des pratiques menacées de disparition et à encourager la protection du patrimoine. Concernant l’animation musicale, le groupe Tinariwen donnera un concert unique le 14 Janvier au soir.
Avec leur propre style, baptisé le Blues touareg, ce groupe est parvenu à sillonner le monde entier pour faire valoir son talent. Plus qu’une simple formation artistique, c’est un groupe de musiciens engagés qui luttent quotidiennement pour la sauvegarde de leur culture. Porte-parole de leur peuple nomade, le groupe Tinariwen a durant leur parcours partagé la scène avec de grands noms, à l’instar de Robert Plant, Carlos Santana et Bono des U2. Avec des sonorités rock et blues, ce groupe donnera un concert inédit durant cet événement.
À leurs côtés se produiront d’autres artistes, à l’image de Tartit (Mali), Terbiyat (Niger), Choghli (Djanet) et Takouba de Tamanrasset. Mais ces «balades» à travers le monde n’ont pas éloigné Tinariwen de leur «monde». «Le désert est ma maison, je n’ai jamais été attiré par l’idée d’émigrer à Paris ou à Los Angeles. C’est au désert que j’appartiens. Les gens doivent vivre simplement au Sud, c’est la seule manière de comprendre. La simplicité est la liberté», dit Ibrahim Ag Alhabib, leader du groupe Tinariwen.
Par ailleurs, une soirée «Chants des femmes» sera organisée avec les joueuses de l’imzad, la chanteuse kabyle Cherifa et beaucoup d’autres interprètes.
La mode s’invitera également aux Nuits sahariennes avec un défilé de mode concocté par la styliste Nassila. «Balade au royaume des silences, voiles, couleurs et formes» fera découvrir à l’assistance toute la diversité des habits sahraouis qui font le bonheur des collectionneurs.
Grâce à l’Association “Sauvez l’Imzad” Tamanrasset devient enfin l’un des carrefours de la culture touarègue et saharienne.En souhaitant que ce type de manifestation se pérénise
Rendez vous sur le site de l’association: www.imzadanzad.com
oct
15
2009

Journée solidarité Niger, “Musiques du Monde Berbère” organisée par l’association L’oeil du Monde, en partenariat avec L’Espace Charles Vanel et la Ville de Lagny-sur-Marne. Le but : rassembler des financements pour un projet de quatre puits dans la Vallée de Tidene.
Samedi 17 octobre à partir de 15 h, à l’espace Charles Vanel 22 boulevard Galliéni 77400 Lagny sur Marne.
Le programme:
Dès 15h (entrée libre) accueil dans le Hall de l’Espace Charles Vanel avec :
- Exposition de photos du Désert du Sahara // Jean-Luc Manaud, Céline Pagny
- Information sur les inondations à Agadez et sur le projet de solidarité mené par L’Oeil du Monde
- Artisanat Touareg
- Projection de films tournés au Niger // Au centre de la terre (Ingrid Patetta), La mort de la gazelle (Jérémie Reichenbach), Témoignages du Sud (Céline Pagny)
- Bons petits plats berbères, et rencontres inédites.
Et le soir 20h : place à la musique !(entrée payante, réservations Espace Charles Vanel)
- Duo Soma : conte musical d’après la légende de Tin Hinan, la reine des Berbères
- Medghacen : un groupe traditionnel kabyle, mille sonorités ancestrales vous font vibrer…
- Kel Assouf : guitares Ishumar (rebelles Touaregs) aux teintes mélangées avec les musiques des pays voisins.
sept
12
2009

Du 3 au 17 octobre 2009 en région parisienne, Rumeurs urbaines, le festival des arts de la parole, fêtera ses dix ans.
Le thème choisi pour cette édition est Peuples Nomades.
Au programme, outre les contes de Melissa Wainhouse dont nous avions déjà parlé dans un précédent post, deux soirées “Voix du Désert”, vendredi 9 et samedi 10 octobre à 19h30 à la Maison de la Musique de Nanterre, dont les têtes d’affiches seront Hasna El Bécharia et Malouma.
Fille d’un des maîtres du Diwan, Hasna El Bécharia a commencé par jouer de la guitare accoustique sur des rythmes traditionnels du désert dans les banquets et les mariages. En trente ans, celle qui s’accompagne d’une guitare électrique pour couvrir les cris du public n’a jamais voulu enregistrer la moindre note. Une façon de conserver la tradition orale… Son premier album, Djazair johara, est donc un évènement. Mais Hasna reste une femmes de l’oralité et les privilégiés qui l’ont vu sur scène au dernier Festival d’Essaouira ont pu vérifier qu’elle n’avait pas usurpé sa réputation de « mangeuse de scène ».
Malouma utilise l’ardin et le tidinît, les luths de la tradition, mais s’autorise aussi des inventions après avoir trouvé des parentés entre la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne et le blues américain. Devenue l’une des voix les plus populaires de la Mauritanie, elle est aussi une chanteuse rebelle. Dix ans d’interdiction de chanter n’ont rien changé. La chanteuse mauritanienne n’a jamais cessé de jouer. Au point de devenir « la chanteuse du peuple ».
Pour découvrir le programme complet, rdv sur le site de Rumeurs Urbaines +++
sept
10
2009

Secrète ou mille fois battue, la route, ce chemin qui conduit à l’inconnu, essence même du voyage, demeure le trait d’union des peuples, le véhicule de la rencontre et de la connaissance. Symbole de liberté, elle s’amuse du temps et de l’espace dont elle s’affranchit en bâtissant ses propres perspectives, main dans la main avec l’infini. Elle est le voyage… et le thème du prochain Festival des Globe-Trotters qui se tient les 25, 26 et 27 septembre prochain à l’Opéra de Massy (91).
Au programme : trois jours de rêve, d’émotion et de rencontres authentiques sur le thème du voyage et de l’aventure humaine.
Le plus grand rassemblement de voyageurs de France : sur 3 000 m2, plus de 40 films et diaporamas, des débats, des stands sur une centaine de destinations, un concours photos, des buffets, etc.
Le Festival rencontre chaque année un vif succès auprès du public : adhérents, visiteurs, conférenciers, journalistes. Au total, ce sont plus de 8.000 visiteurs qui se donnent rendez-vous avec la même envie… celle de partir sur les routes du monde
http://www.abm.fr/index.html
Pour en savoir plus: http://www.abm.fr/index.html
sept
09
2009

La Sebiba est une fête touarègue qui a lieu en début de chaque année à Djanet, selon le compte lunaire des saisons durant le mois de Achoura. Elle prend ses racines dans une page d’histoire très ancienne qui avait permis à deux tribus de sceller un pacte de paix qui célèbre la fin de la guerre entre elles, les El-Mihane et les Azellouaz.
Féerie de musiques, de couleurs, beauté des costumes et bijoux dont les femmes se parent, la Sebiba est un moment inoubliable qui dure plusieurs jours et réunit l’ensemble des habitants du Tassili n’Ajjer.
Les hommes se jaugent et se provoquent, brandissant leur épée, comme dans un vrai combat. Les femmes chantent aux rythmes
des tambourins, chants entrecoupés de youyous, comme pour galvaniser leurs guerriers dont les pas soulèvent des nuages de sable On y simule le combat, de crainte d’avoir un jour à le livrer encore ; on y danse l’épée à la main et le corps à l’assaut du ciel.
Et les femmes, se souvenant des chansons vives de la guerre, galvanisent des guerriers qui ne le sont plus que par leur spectaculaire vêture où le cuir façonné, le métal ferme et le tissu léger se rassemblent, et par les mains actives qui ne se taisent pas plus que ne se taisent les lèvres coloriées ; les mains qui claquent sont encouragement.
A cette occasion vols directs depuis Paris consulter le site www.syn-air.fr et des agences de voyages locales ou françaises.
sept
03
2009
Créé en janvier 2001, le Festival au désert se tient chaque année à Essakane, à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au Mali.
Ce festival se greffe sur de grandes fêtes traditionnelles touaregs telles que Takoubelt à Kidal et Temakannit à Tombouctou, qui constituèrent longtemps un lieu de concertations et d’échanges entre les communautés. A l’origine on y voyait les différentes formes de chants et danses touaregs, de la poésie, des courses de chameaux, des jeux. Aujourd’hui le Festival s’ouvre vers l’extérieur et accueille des artistes venus d’autres régions du Mali, d’Afrique mais aussi d’Europe et du reste du monde.
Trois jours durant une trentaine de formations sont invitées des quatre coins du Monde à venir présenter leur art.Ainsi, à travers l’intérêt médiatique qu’il suscite et la logistique qu’il mobilise, il entre dans la catégorie des grands festivals modernes tout en gardant ses aspects traditionnels.
http://www.festival-au-desert.org/fr/
août
30
2009

La COMPAGNIE DES DESERTS est née…. cet été à Parcieux dans l’Ain en proposant ses premières rencontres sahariennes. Nous n’allons pas reprendre les différents moments de cette semaine culturelle autour du Hoggar et de nos amis touaregs de Tamanrasset, d’Agadez et de Tchin Tabaraden et français d’Aix en Provence et de Lyon que nous avons déjà présenté dans nos différentes brèves de ce blog.
L’année prochaine à la même époque cette Association proposera de nouvelles rencontres sahariennes avec la reprise de l’exposition encore plus fournie d’objets traditionnels de la vie courante, de peintures d’artistes touaregs ou français, et avec pour cette deuxième année des conférenciers et des musiciens de musique à la fois traditionnelle et contemporaine.
L’Association a besoin certes du soutien financier des différents acteurs économiques de la Région Rhône- Alpes, mais surtout de la présence d’amis sahariens (conférenciers et musiciens) pour que ces deuxièmes rencontres soient encore plus complètes .
Contact de l’Association : Compagnie des Déserts , Monsieur Marc Folachier 2 Allée des Marronniers 01600 Parcieux mail:mfolachier@wanadoo.fr