Archive for the 'Patrimoine' Category

août 06 2010

Le Tifinagh:notre écriture

Published by nloizillon under Patrimoine

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Notre écriture à nous, au Hoggar,est une écriture de nomades
parce qu’elle est tout en bâtons qui sont les jambes de tous les troupeaux.
Jambes d’hommes, jambes de chameaux, de chèvres ,de mouflons, de gazelles, en un mot
tout ce qui parcourt le désert.
Et puis les croix te disent vas à droite vas à gauche.
Et les points, tu vois, il y a beaucoup de points. Ce sont les étoiles pour nous conduire la nuit, parce que nous, les touaregs, nous ne connaissons que les pistes,
La piste qui a pour guide, tour à tour,le soleil et puis les étoiles
Et nous partons de notre cœur,
et nous tournons autour de lui
en cercles de plus en plus grands,
pour enlacer les autres cœurs
dans un cercle de vie, comme l’horizon
autour de ton troupeau et de toi-même
Transcription d’un poème touareg)

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juil 02 2010

Festival d’Agadez-Décembre 2010

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L’idée est de pouvoir faire venir à Agadez  entre 300 et 400 personnes (tout en étant modeste) et c’est  aussi c’est un festival qui sera  proposé pour que tout le peuple du Niger puisse se retrouver avec vous tous.

Ainsi je viens vers vous mes amis pour vous informer et vous demander votre aide pour la réalisation de ce projet et faite passer l’information à vos amis et connaissances.
Pour ceux qui ont des agences des voyages, des sites internet, des blogs, etc… Vous pouvez déjà faire passer ce message.
Le festival se déroulera pendant une semaine en deux phases
La première : à Agadez.
Pour permettre la connaissance des cultures et des hommes de la région d’Agadez et du Niger en général. Ainsi nous avons décidé de faire une découverte d’Agadez pendant trois jours. L’idée est de faire en quelque sorte que l’impact économique de ce festival aille directement aux populations d’Agadez
Deuxième : Sur les falaises de Tiguidit: (ou l’on passera le nouvel an sous les étoiles)
Un campement y sera installé pour accueillir les festivaliers et les invités. Une grande scène sera dressée pour les concerts du soir.sur cette grande scène nous veront se produire  les artistes de renommée touaregue (Tartit, Tinariwen,Takrist N’Akal etc…) et aussi des musiciens stars de l’international que nous aimerions faire venir (Tiken Jah Fakoly , Amazigh Kateb, Daby Touré ,Mouss et Hakim,Tryo etc…),et également des musiciens comme les groupes Mali Yaro, Mamar Kassey,Dangana,Guez band etc

Un site internet sera bientôt mis en ligne et un programme plus détaillé est en cours de création

Bilalan Ag Ganta Moussa
Président de l’association Emiskini http://www.facebook.com/FestivalAgadez

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fév 25 2010

Mon Festival de l’Ahaggar à la façon de Paulo Coelho

Published by nloizillon under Contes, Evénements, Patrimoine

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Pendant une semaine le Hoggar a vécu à Tamanrasset et à Abalessa des journées et des nuits de festivités ou s’étaient donnés  rendez vous artistes, conteurs, artisants, troupes musicales de tout l’espace saharien ( Algérie, Niger, Mali)

En marge de ces journées colorées il m’arrivait de flaner au milieu de l’immense campement dressé au milieu du désert, ou tous les villages du Hoggar étaient venus avec leur artisanat.Une belle tente de la région de Mertoutek abritait des femmes dont l’art est de fabriquer de belles vanneries avec les roseaux présents dans cette région.

Je m’approchais d’elle et observait avec attention et plaisir toute cette belle production.Certaines de ces vanneries n’avaient aucune décoration et d’autres étaient ornées de fibres de couleurs qui leurs donnaient un aspect encore plus beau.

Je m’approche de l’une des femmes et lui demande combien coûtent ses paniers.A mon grand étonnement elles me répond que tous ses paniers sont au même prix.

Comment un panier si bien décoré de fibres de couleurs, peut-il coûter autant qu’un simple panier???Pourquoi demander la même somme pour un panier dont la fabrication a demandé plus de temps et aussi un peu plus d’effort et d’imagination.

Elle me regarde et me réponds: tu sais moi aussi je suis une artiste en montrant du doigt la troupe qui était sur scène!!!! Je peux donner un prix à un panier que j’ai fabriqué, mais pas un prix pour la beauté.La beauté est toujours gratuite.

Jevous recommande le livre de Paulo Coelho-Maktub- recueil de paraboles inspirées à l’auteur par les sources et les folklores les plus divers.Livre de Poche 30407

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fév 25 2010

OPNA: Office du Parc National de l’Ahaggar (Tamanrasset)

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Voici un entretien  de très grande qualité réalisé par Fayçal Métaoui avec Farid Ighilariz Directeur du Parc national du Hoggar et initiateur du Festival des Arts du Hoggar qui se déroula à Abalessa (à 80 kilomètres de Tamanrasset en plein désert) du 15 au 20 Février 2010Le musée de L’Office du Parc national de l’Ahaggar (OPNA) est désormais accessible au public à Tamanrasset. Cela permet au moins de se faire une idée précise sur les richesses d’un parc national qui fait presque dix fois la surface de la Suisse, soit 450 000 km2, et dont le patrimoine, autant naturel que culturel, remonte parfois à plus de 3 milliards d’années, à l’aube de l’humanité ! L’OPNA, qui existe depuis 1987, est également un vaste terrain de recherches scientifiques dans plusieurs disciplines comme la préhistoire, la géologie et l’archéologie. Farid Ighilahriz, directeur de l’OPNA, revient sur les menaces qui pèsent sur certaines espèces et sur les mesures prises pour lutter contre le braconnage et le pillage.Le musée est ouvert depuis le 11 décembre 2009. C’est un musée dédié d’une manière générale au patrimoine du Sahara. Il y a un projet d’un autre musée de dimension nationale dont l’infrastructure a été réalisée sur la route de l’Assekrem. Une étude d’aménagement est en cours d’exécution pour cette structure. On l’appellera probablement Musée national du Sahara. On préfère être large et ne pas se limiter à l’Ahaggar seulement. L’aménagement pourrait durer deux ans. Il y aura des maquettes et des reconstitutions. Il sera un musée thématique et didactique avec une scénographie particulière qui permettra une bonne accessibilité des informations au grand public. Cela dit, le parc national est un lieu de pratique du tourisme culturel et scientifique. Mais, c’est également un important terrain de recherche scientifique dans tous les domaines : géologie, archéologie, anthropologie socioculturelle, zoologie, botanique, etc. Il y aune forte demande de la part d’institutions, de centres de recherche, d’universités, de laboratoires algériens et étrangers. Nous invitons les étrangers à passer par une institution nationale. La recherche se fait par le biais d’une convention établie avec cette institution. Nous participons à la recherche sur le terrainComment procédez-vous pour engager vos recherches ? Nous utilisons le système d’informations géographiques qui nous permet d’avoir des données et de les traiter avec les moyens informatiques et avec beaucoup de précision. Le parc est habité. Le défi est de lier les exigences du progrès avec les impératifs de conservation du patrimoine. Ce n’est pas facile. Cela dit, nous sommes à chaque fois associés par les autorités locales à toutes les décisions relatives au développement. Nous avons reçu beaucoup de moyens matériels depuis 2003, mais nous avons un manque en matière d’encadrement.Ou se situe le besoin en matière d’encadrement ? Nous avons besoin immédiatement de spécialistes en écologie, zoologie, botanique, archéologie et en anthropologie. Il n’y a pas de mesures incitatives. Considérant les salaires, la cherté du billet d’avion et l’éloignement, les diplômés ne sont pas intéressés pour venir à Tamanrasset. Au niveau local, on ne trouve pas ces personnes qualifiées. On commence à ressentir les conséquences du manque d’encadrement. Toutes les institutions ici, souffrent de cette carence. Ceux qui sont venus, il y a dix ou quinze ans, commencent à partir. Je tire la sonnette d’alarme donc. Le parc emploie actuellement 500 salariés dont 97 % sont des locaux. Le parc est le plus grand employeur de la région. Nous avons besoin de gens qui ont une connaissance particulière du terrain. Nous avons une bonne collaboration avec le Parc national du Tassili. Nous avons des programmes annuels communs liés à des missions de terrain ou d’inventaires. Le parc recèle beaucoup de richesses en faune et en flore et des vestiges archéologiques.-Quelles sont les menaces qui pèsent sur ce patrimoine ? Le parc lui-même est une mesure de protection. Au sein de sa superficie, il y a des monuments, des vestiges archéologiques, des éléments de la faune et de la flore ayant une grande importance sur le plan scientifique, qui sont rares et qui sont menacés de disparition ou d’extinction. Les sites archéologiques le sont également. La particularité des vestiges archéologiques du Sahara est qu’ils se trouvent en surface. Il n’y a pas de sédimentation par rapport au Nord où il faut creuser. Ici, les vestiges et les outils préhistoriques sont au ras du sol. Il suffit de connaître, de se baisser et de ramasser. D’où ce caractère fragile des vestiges sahariens. Les plantes et les animaux vivent dans un milieu aux conditions climatiques extrêmes. Ils sont dans de petites niches écologiques. Il suffit de perturber ces niches et c’est toute la chaîne qui est déstabilisée. Le guépard, qui a fait sa réapparition dans l’Ahaggar, est fortement menacé également. Le guépard est donc menacé ? Absolument. C’est un prédateur qui se trouve à la tête de la chaîne trophique. Il est vrai qu’il n’a pas de concurrent, mais il est menacé par l’homme. L’homme pense que le guépard est un danger pour son cheptel de chèvres ou de chameaux. Une recherche effectuée par un étudiant algérien fait ressortir l’existence d’une trentaine de guépards dans l’Ahaggar. Il peut y en avoir plus. Nous n’avons pas de chiffres précis. Le guépard saharien vit dans un territoire isolé des autres bêtes, du reste de l’Afrique, comme celles du Niger ou de la Namibie. Cette situation est due à la barrière saharienne. Le guépard de l’Ahaggar n’a pas subi de croisement .C’est ce qui fait son importance.C’est une souche pure qui vient de loin. Il y a aussi cette pratique du braconnage et de la chasse à l’aide de projecteurs qui menacent les espèces même si elle a baissé en intensité du fait d’une sensibilisation continue des autorités et de la population. Il y a deux types de braconnage : à l’arme à feu et au projecteur et aux pièges. Il y a une quantité considérable de pièges. La chasse traditionnelle est toujours tolérée. Cette chasse sélective participe à la préservation. Les jeunes bêtes et les femelles ne sont pas chassés.Faut-il adopter une loi sévère contre le braconnage ? La loi nationale existe et protège différentes espèces menacées. Les animaux sont répertoriés sur une liste. L’amendement de la loi 83/251 en 1996 a autorisé le rajout de certaines espèces comme les chauves-souris. Il y a aussi les lois universelles. Il y a un projet de loi pour la protection de toutes les espèces qui existent en Algérie, au Sahara, dans les montagnes et dans la mer. Ce texte, qui est en préparation, portera une liste complète dressée par le ministère de l’Environnement. Le braconnage n’est pas propre à l’Algérie. Il faut penser peut-être à d’autres moyens par exemple des chasses organisées quand c’est possible. Il faut que les autorités, à tous les niveaux, s’impliquent davantage dans l’application de cette loi et dans la sensibilisation.On ne protège pas contre la population mais avec. Sans l’aide de la population, on ne peut pas couvrir un territoire de 500.000 km2. Cette aide permet de limiter le phénomène du braconnage et l’atteinte aux végétaux. Il y a un abattage des arbres qui touche surtout les acacias. Cet arbre n’est pas menacé, mais sa destruction est massive. Nous avons l’avantage, ici dans l’Ahaggar, d’avoir des forêts d’acacia. Il y a des endroits où il n’y a aucune atteinte grâce à l’implication de la population. Il ne suffit pas d’avoir des lois ou des agents de surveillance.- Le pillage des œuvres a-t-il baissé ? Les touristes tendent, il est vrai, à ramasser des objets. La plupart des visiteurs du parc passent par l’aérogare de Tamanrasset. A la sortie, il y a un contrôle des bagages par les policiers et les douaniers. Ils sont assistés par des agents de l’OPNA. Nous avons installé depuis trois ans un poste où nos agents sont omniprésents. On récupère tous les objets. Il s’agit souvent de cailloux ayant des formes ou des couleurs particulières prises comme des souvenirs. Il est vrai que ce n’est pas méchant, mais nous sommes obligés d’être un peu extrêmes pour préserver le patrimoine. Nous ne tolérons pas à ce qu’un grain de sable sorte du parc.La première année de l’installation du poste, nous avons récupéré énormément d’objets. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je suppose que cela est dû à la sensibilisation. Il faut que les agences de tourisme s’impliquent dans la sensibilisation des touristes qu’elles ramènent en visite au parc. Nous ne cessons pas de mener des actions. Il existe des agences de voyages qui respectent l’environnement et qui récupèrent ou détruisent les déchets laissés après les bivouacs. Malheureusement, ce n’est pas le cas de toutes les agences. Et là, nous sommes obligés d’organiser, avec la collaboration de certaines agences, des campagnes de nettoyage du site. 

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fév 11 2010

Tin Hinan, Reine des Touaregs

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A quelques jours du Festival du Hoggar, qui se tiendra dans le désert de Abalessa du 15 au 25 Février, il me parait utile de rappeler en quelques lignes qui était Tin Hinan cette femme énigmatique révélée par la tradition orale.

Tin Hinan «Celle qui revient de loin » aurait comme origine le Pays des Berabers du Tafilalet, contrée pré saharienne du sud marocain. Pourquoi quitta -t-elle ces lieux, probablement plus qu’aujourd’hui verdoyants??? Personne ne peut le dire.Ce que l’on sait et ce grâce à la tradition orale, c’est qu’elle ne fut pas seule à faire ce long trajet. Elle était accompagnée d’une servante nommee Takamat …

 Etaient elles accompagnées d’hommes??? Rien ne le dit mais c’est vraisemblable.
Toujours d’après la légende Tin Hinan eut trois filles: Tinert, l’antilope, ancêtre des Inemba, Tahenkot, la gazelle, ancêtre des Kel Khela et Tamérouelt, la hase, ancêtre des Iboglân. Takama, la servante, aurait eu deux filles qui reçurent en cadeau de Tin Hinan les palmeraies de la région de Abalessa que possédent toujours leurs descendants.

Si on en juge par les découvertes faites en 1925 ils auraient trouvé à Abalessa un fortin témoignant d’une occupation  militaire romaine avec un certain nombre de pièces ayant servis de chambres et de magasins.C ‘est dans l’une d’entre elles que la mission conduite par M. Reygasse du musée du Bardo d’Alger découvrira le squelette parfaitement conservée de Tin Hinan, que l’on peut voir à l’entrée du musée d’Alger.

Durant ce festival de nombreux chercheurs  seront présents sur le site pour faire revivre pendant quelques jours  cette reine de légende

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fév 06 2010

Auguste et Marius Maure, photographes sahariens au XIXème siècle

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Les bonnes surprises que nous offrent leblogsaharien.com :

“Je souhaiterais porter à votre connaissance les travaux de mes ancêtres Auguste et Marius MAURE, photographes installées à Biskra de 1860 à 1935. Vous trouverez sur mon site web certaines photographies du Sahara de ma collection illustrant des modes de vies de la fin du XIXe qui ont totalement disparues aujourd’hui. Marius Maure, fils d’Auguste, a aussi été éditeur de cartes postales de 1900 à 1930.” Gilles Dupont.

Merci cher Monsieur !

Le site en question est très bien réalisé et permet de découvrir une partie de cette collection photographique. Vivement une exposition !

Donc, à consulter : http://dondesoi.free.fr/Maure 

Merci aux lecteurs du blog. Continuez à nous envoyer vos perles et infos !

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jan 26 2010

Tamanrasset: Festival des Arts du Hoggar du 15 au 20 Février 2010

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La région de l’Ahaggar qui est déterminée à gagner le cœur des touristes en général et des Algériens en particulier, semble avoir trouvé la recette miracle et cela en enchaînant les manifestations culturelles, avec un seul objectif : donner la priorité à la qualité.

Après la manifestation «Sauver l’imzad» initiée dernièrement par l’association locale du même nom, c’est au tour de l’Office national du parc de l’Ahaggar (OPNA) de prendre le relais en lançant la première édition du Festival international des arts de l’Ahaggar qui promet d’être grandiose si l’on se fie aux grandes lignes du programme dressé par les organisateurs. Après le passage inédit du groupe Tinariwen le 14 janvier dernier, c’est au tour de la diva malienne Oumou Sangaré de se rendre à Tamanrasset pour un concert tant attendu par ses fans innombrables et cela dans le cadre de cet événement.
La scène sera également ouverte à plusieurs artistes de la région afin de dévoiler à l’assistance toute la richesse de la musique saharienne surtout lorsque d’autres sonorités s’y mêlent. Il est aussi prévu pour ce festival deux jours de conférences dédiées aux arts de la région, à la littérature, à la poésie, au mode de vie des Sahariens ainsi qu’au théâtre qui revient en force.
Par ailleurs, cet événement s’est fixé le but de revaloriser le patrimoine oral de l’Ahaggar à travers l’organisation de quaadate et de hadrate. Un concours de contes complétera le tableau. Ce concours sera en fait le moyen de collecter les histoires et légendes de la région et d’ailleurs pour préserver ce patrimoine immatériel que la mémoire collective risque d’oublier, si elle ne l’a pas déjà fait, pour une bonne partie du moins. Le concours est ouvert aux très jeunes auteurs, aux amateurs et aux professionnels.
Le cinéma sera aussi présent grâce à des projections en plein air ainsi que l’artisanat considéré comme le point fort de la région. Ce dernier bénéficie même de son propre établissement «la Maison de l’artisanat» regroupant une dizaine d’exposants faisant le bonheur des collectionneurs d’amulettes, de bijouxen argent, de tapis et d’habits traditionnels.
Ce festival qui se tiendra du 15 au 20 février prochain constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les artistes ainsi que pour la population avide de loisirs. D’ailleurs, contrairement aux festivités qui sont organisées dans les grandes villes du Nord, les gens ne se font pas prier pour assister aux concerts. Touteactivité culturelle devient un événement dans cette région où la culture est devenue une denrée rare. Il faut également souligner que les perspectives de
cette célébration des arts de l’Ahaggar visent, au-delà de la promotion de la musique  et des arts locaux, le regroupement de tous les éléments de cette culture qui nous échappe. A travers l’invitation d’artistes étrangers, un brassage de cultures est plus qu’attendu. L’appel est donc lancé à tous les adeptes du rapprochement des cultures et des peuples.
http://www.latribune-online.com/culture/28666.html

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jan 25 2010

Festival de l’Imzad

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Pour ceux qui n’ont pas pu venir au Sahara cet hiver, quelques photos prises dans le sud algérien et lors du festival de l’Imzad organisé à Tamanrasset en janvier 2010, par là +++

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déc 10 2009

Tamanrasset: Les Nuits Bleues Sahariennes 14 au 16 Janvier 2010

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Pour les amoureux de la culture saharienne, naissance des «Nuits bleues sahariennes» du 14 au 16 Janvier 2010 .
Sur l’initiative de l’association «Sauvez l’imzad», cette manifestation de la culture du Sud algérien rassemblera une série de rencontres culturelles de qualité
En effet, un colloque international sur l’imzad se tiendra à l’université Hadj Moussa Akhamouk. Ce colloque animé par des chercheurs du monde entier  présentera les études récentes sur l’imzad et la préservation de cet art propre au peuple Touareg.
La maison de la Culture abritera le vernissage de l’exposition internationale d’art intitulée «De la musique avant toute chose». Autour de l’exposition, des ateliers de peinture, de sculpture et de musique seront organisés en plein air. 
Les Nuits bleues sahariennes, c’est aussi différents concours, comme la course de chameaux (du pic Iharen à Dar l’Imzad), le concours de la gardienne de l’imzad (Messas N’Imzad), le concours de la plus belle tente (Ihan Ed’Kayatnid) et le concours du plus beau chameau (img_3379.jpg).Notons que ces compétitions amicales aspirent à revaloriser des pratiques menacées de disparition et à encourager la protection du patrimoine. Concernant l’animation musicale, le groupe Tinariwen donnera un concert unique le 14 Janvier au soir. 
Avec leur propre style, baptisé le Blues touareg, ce groupe est parvenu à sillonner le monde entier pour faire valoir son talent. Plus qu’une simple formation artistique, c’est un groupe de musiciens engagés qui luttent quotidiennement pour la sauvegarde de leur culture. Porte-parole de leur peuple nomade, le groupe Tinariwen a durant leur parcours partagé la scène avec de grands noms, à l’instar de Robert Plant, Carlos Santana et Bono des U2. Avec des sonorités rock et blues, ce groupe donnera un concert inédit durant cet événement. 
À leurs côtés se produiront d’autres artistes, à l’image de Tartit (Mali), Terbiyat (Niger), Choghli (Djanet) et Takouba de Tamanrasset. Mais ces «balades» à travers le monde n’ont pas éloigné Tinariwen de leur «monde». «Le désert est ma maison, je n’ai jamais été attiré par l’idée d’émigrer à Paris ou à Los Angeles. C’est au désert que j’appartiens. Les gens doivent vivre simplement au Sud, c’est la seule manière de comprendre. La simplicité est la liberté», dit Ibrahim Ag Alhabib, leader du groupe Tinariwen. 
Par ailleurs, une soirée «Chants des femmes» sera organisée avec les joueuses de l’imzad, la chanteuse kabyle Cherifa et beaucoup d’autres interprètes. 
La mode s’invitera également aux Nuits sahariennes avec un défilé de mode concocté par la styliste Nassila. «Balade au royaume des silences, voiles, couleurs et formes» fera découvrir à l’assistance toute la diversité des habits sahraouis qui font le bonheur des collectionneurs.
 Grâce à l’Association “Sauvez l’Imzad” Tamanrasset devient enfin l’un des carrefours de la culture touarègue et saharienne.En souhaitant que ce type de manifestation se pérénise
Rendez vous sur le site de l’association: www.imzadanzad.com 

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nov 12 2009

Sahara Fragile / Sahariens en danger

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Interview dans Géo n°369, Novembre 2009. dans l’article “Algérie, des villes nouvelles dans le Sahara”. Texte de Guy-Pierre Chomette, photographies de Bruno Hadjih.

J’évoque dans cet article les problèmes liés à la collecte de déchets à Tamanrasset (Sud Algérie). Hasard du courrier et de la publication, j’ai reçu le numéro de Géo juste au moment où je débarquais d’une semaine dans le Hoggar.

Au cours de mes précédents séjours, je n’avais jamais vu autant de tas de déchets dans Tam, dans l’oued principal, autour de Tam. « Et encore il n’y a pas de vent aujourd’hui, sinon il y en aurait jusque sur les poteaux électriques » me confiait un habitant. Partout des chèvres se nourrissent des détritus. Elles-mêmes sont mangées par les familles…

Le cycle alimentaire terrible que l’on croit réservé aux grandes mégalopoles du Tiers Monde a désormais sa réplique saharienne.

J’ai encore en tête le moment où, il y a deux semaines, à 11h00 du matin, nous dépassons un camion qui se déleste tranquillement d’un chargement d’ordures, à cent mètres de la première maison, dans l’alignement du superbe Pic Laperine. La piste qui mène au coeur montagneux du Parc National de l’Ahaggar est bordée sur des kilomètres, de tas de bidons d’huiles usagées et de tout ce qu’une agglomération d’environ 100 000 âmes peut jeter.

Dix minutes avant l’entrée dans la ville, une décharge à ciel ouvert collecte une partie des poubelles. Alors que je marche en bord de route, à cinq cents mètres de l’entrée du lieu de « retraitement », je tombe nez à nez avec un tas qui m’a indigné: des dizaines de détritus médicaux, des seringues, des ampoules, et le pire: des poches de sang, des cathéters, du matériel médical de perfusion et de transfusion usagé. Tout cela en bord de route, au milieu de centaines d’autres monticules, libres d’accès aux enfants qui se promènent à vélo dans cette vallée, libre de se répandre dans l’oued.

J’ai souvent évoqué la préservation des patrimoines naturels et culturels sahariens, que ce soit dans le cadre du projet Sahara Fragile, ou dans des films et expositions pour l’UNESCO. J’ai souvent alerté des décideurs sur le fait que sur 8 millions de kilomètres carrés il n’y ait aucune collecte de déchets organisée, d’incinérateur ou autre solution.

Certes les déchets se retrouvent dans le désert au moindre coup de vent et polluent les paysages, mais mon premier souci, sur cette question, a toujours été que des espèces en voie de disparition mangent ces plastiques et rebuts. L’industrie touristique saharienne a fait de grand progrès en ce qui concerne la préservation des sites. Il devient rarissime de tomber dans le désert sur des traces de bivouac, des emballages laissés par les touristes ou des restes alimentaires. Les guides et voyageurs ont intégré en dix ans la notion résumée en une phrase « Je laisse à ceux qui viennent le monde tel que je l’ai trouvé ». Mais je ne parviens pas à croire que la préservation de l’environnement s’arrête en lisière des villes sahariennes. Je ne parviens pas non plus à croire au trop grand coût du retraitement des déchets. Pour info, les coûts de traitement des déchets par incinération sont globalement comparables, voire légèrement supérieurs, à ceux de la mise en décharge.

Ce tas immonde sur lequel je suis tombé ne relève pas de la préservation de l’environnement. Il  relève de la sécurité sanitaire des populations du Hoggar.

Je n’ai pas de conseils à donner, je suis choqué et je souhaite juste que les enfants qui étaient de l’autre côté de la route ne la traversent pas et qu’ils n’aient pas l’idée de jouer au docteur.

Merci de relayer cela auprès de personnes qui se sentiront concernées, et une fois de plus, auprès de décideurs.

Arnaud Contreras

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