Archive for the 'Patrimoine' Category

nov 04 2011

Bijoux touaregs de Jean Burner

Published by nloizillon under Patrimoine

bijoux-touaregs.jpgJean Burner est amoureux de l’Afrique et du désert depuis quarante ans. Fasciné par l’authenticité des hommes du désert ainsi que par la profondeur de leur culture, il se passionne pour les bijoux touaregs anciens. Il a rassamblé une collection unique au monde, constituant la préfiguration d’un musée.

Résidant plusieurs mois par an dans le nord Niger, Jean Burner apporte dans ce livre des éclairages inédits sur l’histoire, les techniques et la signification des bijoux anciens. L’auteur a rassemblé ici toutes les connaissances actuelles en la matière et apporte, avec un souci permanent de justesse et d’exactitude, des repères et des clés de compréhension dans le monde peu exploré des bijoux touarges anciens.

Richement illustrés par plus de 600 photos accompagnées d’un description complète et rigoureuse, les bijoux touaregs apparaissent dans toute leur splendeur. Alliant rigueur scientifique et vision artistique, ce livre possède plusieurs niveaux de lecture répondant aux exigences des spécialistes comme aux attentes des néophytes.

C’est un voyage fascinant à la découverte des bijoux anciens, patrimoine culturel unique du peuple touareg”.

Publié au profit de l’association Masnat. www.masnat.fr

Le prochain Café-Sahara aura lieu le mercredi 14 décembre comme  
d’habitude au Café des Arts, 36 rue Saint-Laurent à Grenoble.
N’oubliez pas de prévenir le Café des Arts (04 76 54 65 31) si vous 
souhaitez dîner sur place. Dans ce cas, le rendez-vous est à 19h30. La 
conférence débutera à 20h30

Saharien de longue date, Jean BURNER a mené de nombreuses actions en 
faveur des populations touarègues, sédentaires et nomades, en 
Mauritanie, en Libye et au Niger. Responsable de l’Association MASNAT, 
destinée à aider les Touaregs et les populations de l’Azawagh, dans 
plusieurs domaines : formation, santé, développement, il a réuni au 
fil du temps une collection de bijoux touaregs unique au monde. C’est 
ce patrimoine artistique et culturel qui sera présenté par le 
conférencier.

 

No responses yet

août 20 2011

Archives de l’Adrar des Ifoghas

pierre-verger.jpgUn grand bravo à Serge Le Puil qui a passé des milliers d’heures pour créer le site “Archives de l’Adrar des Ifoghas”.  Un formidable travail de collecte de documents, textes, photographies et films sur l’Adrar des Ifoghas. Des images et témoignages précieux, dont de nombreux inédits, notamment les prises de vues aériennes de Kidal au siècle dernier.Le but de Sege Le Puil est de pouvoir un jour rendre ces archives disponibles sur papier au centre culturel  d’Alguel’hoc. Si vous avez des pistes pour l’aider à concrétiser ce rêve, n’hésitez pas à le contacter.Découvrir son site : http://www.archivedeladrardesifoghas.fr

No responses yet

juil 02 2011

Série tout l’été sur la langue Tamasheq

 sorosoro-arnaud-contreras.jpg

Le Programme Sorosoro diffusera tout l’été une série de vidéos à la découverte de la langue tamasheq, la langue des Touaregs.

Au fil des semaines, nous apprendrons quelques bases de tamasheq et nous ferons connaissance avec des lettrés touaregs et des musiciens comme Moussa Ag Keyna, du groupe Toumast, ou Abdallah Ag Alhousseyni, du groupe Tinariwen.

Plus d’info sur : http://www.sorosoro.org/la-langue-tamasheq

Image & son : Arnaud Contreras

Conseils linguistiques : Salem Mezhoud et Abdoulahi Attayoub

Montage : Caroline Laurent

 

Un grand merci à  Abdelkrim Touhami. Mohamed Hamza. Moussa Ag Keyna et Laurent Le Nevez de Toumast. Abdallah Ag Alhousseyni de Tinariwen. Mokhtar et Mohamed Zounga, Nicolas Loizillon, Badia Journet et l’équipe d’Akar Akar. Mahmoud Bekkar de Syn Air.  Nadia Bellalimat. Jean-Marc Durou. Fred Miguel. Zaid. Farida Sellal, Samira Clady-Farid et l’équipe du Festival de l’Imzad. Philippe Holvoet. Cornelis Van Voorthuizen. Benoît Auriol. Laurent de Verneuil. Gégoire Cruse. Sidiali Youlansar  (Sakaï). L’équipe du Parc National de l’Ahaggar.

No responses yet

mai 25 2011

Bidon V-Poste Cordier

Published by nloizillon under Non classé, Patrimoine, Photo

 bidon-v-la-meilleure-photo.jpg

Tous les sahariens traversant un jour le Tanezrouft sont obligatoirement passés par Bidon V.
Voici l’histoire de ce site mythique que l’on retrouve sur toutes les cartes du Sahara

En 1923 une expédition organisée par la Compagnie Générale Transatlantique et commandée par le lieutenant Georges Estienne avait été chargée de reconnaitre l’itinéraire le plus direct entre l’Algérie et le Soudan (actuel Mali).La CGT décidait à son voyage de retour, de placer des bidons vides tous les 50 kilomètres depuis Tessalit :ainsi furent crées Bidon I, Bidon II, Bidon III…
C’est ainsi que la future étape transsaharienne, situé à 250 kilomètres de Tessalit, se trouva être placée à l’emplacement du cinquième bidon.
La traversée du Sahara s’annonçant possible par la voie du Tanezrouft la CGT envisagea quelques années plus tard, afin de faciliter cette traversée de créer un point de ravitaillement coupant ainsi le trajet entre Reggan et le Soudan. C’est ainsi qu’un dépôt d’essence et d’eau fut déposé à Bidon V.En 1930 le gouvernement général de l’Algérie décida de créer un campement provisoire muni de la TSF……..Bidon V devint célèbre.

 bidon-v-vehicule.jpg

En novembre 1930 un distributeur d’essence pour auto fut placé ainsi que deux carrosseries de voitures couchettes…..
En 1935 est inauguré à Bidon V le phare Général Vuillemin de 32 mètres de hauteur.

Pour être complet le Capitaine Cortier dont le nom a été donné au poste Bidon V fut le premier qui traversa le Tanezrouft en Mars 1913 d’Ouallen au Mali avec une petite caravane de 3 hommes et de 8 chameaux.

No responses yet

jan 17 2011

Le Trésor des Foggaras

foggaras.jpg

Le réalisateur Farid DMS Debah utilise la plateforme de crowd funding Ulule pour collecter des fonds afin de réaliser un documentaire ethnologique sur les foggaras, un système d’irrigation, vieux de plusieurs millénaires, au Sahara.

foggaras-adrar.jpg

Synopsis:
Face aux avancées industrielles, le système des Foggaras paraît archaïque. Toutefois, il reste le moyen le plus fiable permettant l’exploitation et l’acheminement de l’élément le plus essentiel à la vie : l’eau. Grâce à ce procédé ancestral, les habitants des Ksour ont pu survivre dans l’environnement hostile qu’est le Sahara.

Pour découvrir son projet et contribuer à sa production , cf : http://fr.ulule.com/le-tresor-des-foggaras/

No responses yet

oct 13 2010

Le langage des chameaux

Published by nloizillon under Environnement, Patrimoine

 le-langage-du-chameau.jpg

Pour les tribus touarègues, le chameau n’est pas seulement un moyen de transport, c’est aussi un compagnon de route, et une source inépuisable de renseignements.
La vie au désert se trouve donc souvent conditionnée par le comportement des chameaux ; les touarègues savent interpréter le moindre de leurs gestes, et certains même n’hésitent pas à dire que leur chameau leur parle…chez nous les chats sont aussi une source d’informations …..

Ainsi, par exemple, lorsque le matin de bonne heure, un chameau contourne le camp plusieurs fois et vient s’agenouiller en blatérant face à la tente de son maître, il annonce des étrangers.

Lorsqu’un chameau renifle l’air à l’Est et garde cette position depuis l’aurore jusqu’à une certaine heure de la matinée, il annonce l’orage.

Quand un chameau en rut ne veut pas aller avec ses femelles dans une direction donnée, c’est qu’il a senti la présence d’un autre troupeau avec un autre mâle, et cela dans un rayon d’une trentaine de kilomètres.

Pendant les transhumances, ce sont aussi les chameaux qui renseignent les éleveurs sur la localisation des pâturages et la présence de l’eau.

C’est de cette manière aussi que les nomades arrivent à échapper, grâce aux enseignements du comportement de leurs chameaux, à toutes sortes de tracasseries et de dangers ; ainsi au moindre signe, ils n’hésiteront pas à lever rapidement le camp.
C’est sans doute ce qui explique l’attachement particulier que les populations nomades  ont pour cet animal, une affection qui ne s’est pas démentie de nos jours, même à l’époque des véhicules tout terrain.

No responses yet

sept 23 2010

Poeme: l’AÏR

Published by nloizillon under Actualité, Livres, Patrimoine

dsc01431.JPG 

Le peuple touareg, associé dans l’imaginaire occidental au désert du Sahara, traverse actuellement une période déterminante pour sa survie et sa culture.
Rhissa Rhossey compagnon de route et de combat du leader Touareg Mano Dayak, est aujourd’hui la conscience rebelle du peuple Touareg.Voici un de ses poèmes tirés de :Jour et nuit, sable et sang, poèmes sahariens.Éditions transbordeurs.2005.
Un cri de douleur et d’amour, une chanson de gestes, une itinérance entre poésie et action politique. Une très belle quête de liberté et de justice dans le contexte de l’extrême pauvreté du Sahel.
Au bout du monde
L’Aîr
Chez moi. Il y a plein de vallées
Peuplées de jardiniers
Au salut facile
Plein de plaines
Aux noms de femmes
Des montagnes
Aux écritures oubliées.
Dans ce pays
Il n’y a pas toujours
De quoi se vêtir
Mais le cœur y est
Chaud à l’amour
Très souvent
Le ventre y est vide
Le cœur ramassé
Pour s’y amuser
Il suffit d’une peau de chèvre
D’un mortier de bois
Quelques belles
Et la fête commence
Les fêtes balancent
Et cadencent
Ce pays est beau
Et pour les yeux
Et pour le cœur
Plus d’infos : http://www.myspace.com/rhissa.rhossey

One response so far

sept 15 2010

Artisans touaregs

Published by nloizillon under Patrimoine

photo-de-margotjpg10.JPG @Margot Loizillon

C’est au cours des Rencontres Sahariennes de Parcieux, en Juin dernier, que j’ai rencontré Abdou Mouhmoud jeune forgeron d’Agadez qui participait pour la première fois à une telle manifestation.

A cette occasion il avait amemé sa petite forge et devant nous au cours de la journée il fondait, coulait puis travaillait  des petits bouts d’argent sur son enclume pour les transformer en de beaux bijoux.

Au cours de ses journées nous avons eu l’occasion de discuter ensemble et, grace à sa connaissance de ses traditions, j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur les artisans touaregs d’hier de d’aujourdhui

la-forge-du-touareg.jpg La forge  creusets-du-forgeron.jpg Creusets de fonte forgeron-niger-7.JPG Abdou Mouhmoud

Dans la société touarègue, les artisans–inadan-représentent une communauté à part, que l’on nomme le plus souvent sous le nom de « forgerons.
Ils échappent à la hiérarchie touarègue et jouent en quelque sorte le rôle de représentant de la communauté pour le campement. Ils vivaient dans celui du chef, faisait le thé à sa demande, reçevaient les étrangers de passage, et leur portaient la nourriture lorsqu’ils étaient au campementv.Ainsi autrefois  ils travaillaient pour « l’aristocratie touarègues »

En guise de rémunération ils recevaient un présent de la part du chef de tribu sous la forme de petit bétail (chèvres ou moutons selon le travail accompli ou vivres et vêtements).
Le changement de vie les obligea à devenir plutôt citadin et à s’installer dans les centres urbains comme Agadez ou Tamanrasset et à s’ouvrir à une nouvelle clientèle avec l’arrivée du tourisme dans les années 70. A cette époque  ils se mirent à fabriquer en très grande quantité la célèbre croix d’Agadez (teneghel).

Les artisans du métal, comme l’argent ou le nickel, ne se déplaçaient jamais sans leur atelier. Cet outillage rudimentaire - enclume, soufflet, marteaux, pinces - permet de fabriquer et de réparer de multiples objets, utilitaires ou décoratifs.

Ils fabriquent actuellement et principalement au Niger-région de Agadez- beaucoup de bijoux en argent ou en nickel avec parfois du bois d’ébène et avec des pierres comme le lapis-lazuli, l’agate, et la turquoise, …) Certains bijoux ou objets, plus anciens, sont faits à partir d’anciennes pièces argent comme le Tahler Marie Thérèse (qui était encore dans les années 60 la monnaie au Yémen), pièces en argnet de cinq et dix francs, écus italiens et suisses.
Avec des outils souvent rudimentaires, pour la fonte, la découpe, la gravure des pièces en argent, avec une grande patience dans le polissage et avec une attention dans le choix des motifs, ces forgerons, assemblés en coopératives, se transmettent  jusqu’à nos jours tout un savoir pour réaliser des bijoux reprenant les formes traditionnelles touareg et pour introduire aussi des variations nouvelles proches du design contemporain. Attentifs aux remarques rapportées à la suite des séjours de certains d’entre eux en Europe en période estivale, ces artisans touaregs ont su en effet allier tradition et nouveauté.

A partir du cuir, de l’argent, du cuivre et du bois, les artisans fabriquent aussi tous les outils de la vie domestique et pastorale, le mobilier des tentes (lit touareg), les armes (lance et takouba bouclier en oryx) , selles de chameau (tamzak) mortiers (tendé)et bien entendu comme dit plus haut les bijoux. Ils utilisent des techniques de pyrogravure et de teinture. Leurs activités sont réparties selon les sexes : les femmes travaillent le cuir et les hommes le métal.
Les femmes touaregues réalisent, souvent pour un usage personnel,  avec du cuir coloré (une grande palette de couleurs vives) et surpiqué,  des sacs, des porte-monnaie, des bourses, des boîtes et des housses de coussins.
Bien entendu ce sont les femmes qui fabriquent les tentes touaregues (ehakit en tamackek et les essaber (sortes de longues nattes de 6 à 7 mètres de long) faites de tiges d’un graminée que les femmes vont ramassées dans les oueds : l’afazzou

No responses yet

sept 15 2010

Niger: Agadez

 img_0001.jpg@nloizillon

Cet hiver après une longue parenthèse les premiers avions venant de France devraient se poser à nouveau sur l’aéroport Mano Dayak d’Agadez.
Avant de partir souvent bien trop vite, dans le désert, cette ville très ancienne mérite bien un séjour de quelques jours pour en apprécier toute sa spécificité.
Agadez est une ville très ancienne. Elle aurait été fondée vers le XIème siècle par des tribus Touareg qui auraient décidé de se sédentariser, au moins en partie et qui pour la gouverner auraient créée le sultanat de l’Air, avec un rôle de conciliateur pour toutes les tribus de la région. Agadez devient ainsi la capitale politique de l’Aïr mais aussi un centre économique important, favorisée par sa situation géographique privilégiée.
Agadez va de ce fait jouer un grand rôle dans le commerce transsaharien. Elle devient un vrai port du désert qui permit au sultanat de s’enrichir, de rayonner et de devenir très puissant. La ville va devenir  aussi un grand centre artisanal pour le travail du cuir et des métaux, par la même occasion, un centre de production d’arme de poing.
Au XVème siècle, la ville avait été fortifiée et plusieurs nouveaux quartiers se sont  s’ajoutés. C’est à cette époque que fut construit le minaret de la grande mosquée par Zakarya.A partir du XVIIème siècle des  troubles internes éclatent entre tribus Touareg rivales, entrainant de grands mouvements de population vers le sud et la décadence de la ville  à la fin du XIXème siècle.
Malgré ce déclin, Agadez a toujours gardé sa structure particulièrement originale, fondée autour de campements qui, progressivement construits en terre s’est transformée en îlots. Beaucoup de bâtiments anciens sont encore présents et correspondent toujours aux activités sociales particulières d’Agadez : palais du sultan, mosquée du vendredi, maison du cadi, palais de l’Anastafidet palais du sultan Almoumoune…Et même si plusieurs styles de périodes différentes se superposent, Agadez présente toujours une belle unité et une architecture traditionnelle élaborée qui témoignent sa structure sociale et culturelle.

voyage-au-niger-049.jpg@nloizillon

La Liste du patrimoine mondial comporte 911 biens constituant le patrimoine culturel et naturel que le Comité du patrimoine mondial considère comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.Cette Liste comprend 704 biens culturels, 180 naturels et 27 mixtes répartis dans 151 Etats parties. Depuis juin 2010, 187 Etats parties dont le Niger ont ratifié la Convention du patrimoine mondial
Les villes historiques de Mauritanie ont été classées en rapport avec leur rôle de centres commerciaux et de diffusion de l’islam en Afrique noire. Tombouctou a plutôt mis en valeur  le rôle très important qu’a joué son université pour la diffusion de l’islam en Afrique de l’Ouest.
Gao  a classé le tombeau des Askia autour du rôle historique de l’Askia Mohamed dans la région et comme symbole de la puissance et du rayonnement de l’empire Songhay au XVème siècle.
Agadez n’a pas encore été classée dans la liste du patrimoine mondial, alors que cette ville, par sa situation ses monuments anciens et sa vieille ville doit y être intégrée rapidement.Une des spécificités d’Agadez, par rapport à ces autres villes historiques situées juste au dessous du Sahara réside dans son développement et son organisation autour du rôle régional spécifique du sultanat de l’Aïr.Si son architecture se rapproche de celle de Tombouctou, elle a cependant des éléments spécifiques avec la forme du minaret de la Grande Mosquée, les motifs décoratifs, l’utilisation des voûtes nervurées, ainsi qu’un tissu urbain avec des rues plus larges et de nombreuses placettes
L’étude de la ville tend d’ailleurs à démontrer que les îlots actuels ont été définis par la construction successive de bâtiments en remplacement des tentes sur des lieux de campement familiaux, ce qui explique la présence de ces rues très irrégulières et de ces nombreuses places et placettes. C’est une véritable spécificité urbaine d’Agadez

Un livre passionnant: Touaregs du Niger, le regard d’Edmond Bernus » Aux éditions Grandvaux et IRD Editions

Réalisé par Bernard et Catherine Desjeux, des éditions Grandvaux, sur la base d’un fonds documentaire de 6 000 photographies d’Edmond Bernus, le livre présente plus de 60 photographies ainsi que des récits et extraits choisis retraçant la vie du géographe en compagnie des Touaregs.

Quand la photographie devient complicité, elle touche à l’essentiel. Ce livre est un témoignage exceptionnel sur les Touaregs du Niger, à un moment crucial de leur histoire.

No responses yet

août 06 2010

Le Tifinagh:notre écriture

Published by nloizillon under Patrimoine

 ecriture-tifinagh.jpg

Notre écriture à nous, au Hoggar,est une écriture de nomades
parce qu’elle est tout en bâtons qui sont les jambes de tous les troupeaux.
Jambes d’hommes, jambes de chameaux, de chèvres ,de mouflons, de gazelles, en un mot
tout ce qui parcourt le désert.
Et puis les croix te disent vas à droite vas à gauche.
Et les points, tu vois, il y a beaucoup de points. Ce sont les étoiles pour nous conduire la nuit, parce que nous, les touaregs, nous ne connaissons que les pistes,
La piste qui a pour guide, tour à tour,le soleil et puis les étoiles
Et nous partons de notre cœur,
et nous tournons autour de lui
en cercles de plus en plus grands,
pour enlacer les autres cœurs
dans un cercle de vie, comme l’horizon
autour de ton troupeau et de toi-même
Transcription d’un poème touareg)

No responses yet

Next »