Archive for the 'Patrimoine' Category

sept 28 2009

Film : Furigraphier le vide

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Comment être nomade aujourd’hui ? Comment poursuivre la marche qui multiplie les horizons ? Comment occuper le vide ?
Ces questions douloureuses se posent avec une violence accrue dans les espaces arides du Sahara et du Sahel à l’économie asphyxiée, à la population criminalisée et aux territoires âprement convoités pour leurs richesses minières. Pour résister au chaos et au non-sens, pour lutter contre  l’ultime dépossession de soi : celle de l’imaginaire, quarante-quatre poètes touaregs réunis pendant trois nuits et trois jours en novembre 2006 à Agadez dessinent des parcours sonores libérés des entraves qui immobilisent aujourd’hui leur société et réinventent à leur manière les trames du présent.« La « furigraphie, c’est tout un dédale de gestes et d’états psychiques disparates qui n’ont rien en commun, sauf un fil qui les relie […]. Donc, à partir de là, j’ai deux gestes. D’abord, le geste net, tranché et en même temps généreux, comme une rafale de sabre. Et ceux qui sont chargés de couleur ocre, où tout est comme une litanie de signes tifinagh et de voix en marche jusqu’à l’infini. Cela signifie ce que je cherche à montrer et à exprimer : la cavale au galop des gestes, des images et des imaginations, qui s’emballent » Hawad (Poète et Peintre Touareg) :
Hélène Claudot-Hawad et Nathalie Michaud
Université de Toulouse-Le Mirail / Portique Nomade

http://www.editions-amara.info/index.php

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sept 28 2009

Musique: Le groupe touareg Tartit

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Les concerts du groupe Tartit sont une invitation au voyage, à la magie du Désert. Envoûtantes, quasi hypnotiques, les prestations du groupe vous transportent inévitablement dans l’univers mystique, sensuel et festif du quotidien Touareg (ou Kel Tamachek comme ils préfèrent se nommer eux- mêmes. Impressions renforcées par la beauté des costumes indigos ou blancs, les maquillages au khôl et les coiffures de perles et d’anneaux d’argent. Les hommes, eux sont masqués par le chèche traditionnel. 
Chants poétiques chargés d’une tradition millénaire transmis par les aggouten (équivalent du griot, issus d’une caste de forgerons et d’artisans). Si les thèmes sont plus généralement l’amour, l’exil et récit épiques, ils sont aussi des chroniques de la vie quotidienne voire critique sociale. Une part importante est accordée à l’improvisation. Les danses sont également des reflets du monde qui les entoure (danse du chameau, danse du sabre, …) Trois types d’instruments sont utilisés : l’Imzad, vielle monocorde, autrefois réservée aux femmes nobles et le tindé, mortier de bois recouvert d’une peau de chèvre, jouée jadis par les seules femmes des tribus des serviteurs. Ces deux derniers instruments sont adaptés à la vie nomade et peuvent très bien avoir une double fonction utilitaire (mortier, calebasse). Seul instrument joué par les hommes, le Tehardant est un luth à trois cordes, instrument du poète et du conteur qui se retrouve dans de nombreuses civilisations voisines. 
Ce groupe sera en concert à Tamanrasset en Janvier 2010 lors du colloque sur l’Imzad organisé par l’association: Sauvez l’Imzad http://imzadanzad.com/

http://www.youtube.com/watch?v=n3XVEthb6Hs  Concert à Fez en 2008

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sept 12 2009

La nouvelle exploration de John H. Atherton

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En 1967, un jeune archéologue américain, John H. Atherton, participe à une expédition scientifique aux côté de Théodore Monod et d’Henri Lhote. Aujourd’hui retraité, John H. Atherton revisite ses archives et les partage en ligne.

Vous pouvez suivre sa nouvelle exploration, découvrir des clichés inédits de ses recherches depuis l’Alaska jusqu’au Sahara sur son espace flickr +++

Sur cette photo, Henri Lhote en tenue d’explorateur, Mauritanie, décembre 1967

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sept 09 2009

Djanet:Fête de la Sebiba 29 décembre au 01 janvier 2010

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La Sebiba est une fête touarègue qui a lieu en début de chaque année à Djanet, selon le compte lunaire des saisons durant le mois de Achoura. Elle prend ses racines dans une page d’histoire très ancienne qui avait permis à deux tribus de sceller un pacte de paix qui célèbre la fin de la guerre entre elles, les El-Mihane et les Azellouaz.

Féerie de musiques, de couleurs, beauté des costumes et bijoux dont les femmes se parent, la Sebiba est un moment inoubliable qui dure plusieurs jours et réunit l’ensemble des habitants du Tassili n’Ajjer.
Les hommes se jaugent et se provoquent, brandissant leur épée, comme dans un vrai combat. Les femmes chantent aux rythmes
des tambourins, chants entrecoupés de youyous, comme pour galvaniser leurs guerriers dont les pas soulèvent des nuages de sable On y simule le combat, de crainte d’avoir un jour à le livrer encore ; on y danse l’épée à la main et le corps à l’assaut du ciel.
Et les femmes, se souvenant des chansons vives de la guerre, galvanisent des guerriers qui ne le sont plus que par leur spectaculaire vêture où le cuir façonné, le métal ferme et le tissu léger se rassemblent, et par les mains actives qui ne se taisent pas plus que ne se taisent les lèvres coloriées ; les mains qui claquent sont encouragement.
A cette occasion vols directs depuis Paris consulter le site  www.syn-air.fr et des agences de voyages locales ou françaises.

 

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août 31 2009

Patrimoine:Le mouflon à manchettes

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Ce n’est pas un vrai mouflon, mais plutôt un animal intermédiaire entre les bouquetins et les mouflons. Il est sûr, en tout cas, qu’il possède des manchettes : son cou et ses pattes antérieures portent de longs poils qui pendent gracieusement.Ses cornes sont imposantes et en forme de croissant.Son pelage est fauve clair.Le mouflon à manchettes habite les montagnes du Sahara, de la Mauritanie au Soudan en passant par le Hoggar et le Tibesti.II est plus rare dans le Maghreb.Cette espèce est d’une agilité déconcertante.Insensibles au vertige, les mouflons à manchettes se promènent sur le bord des ravins, escaladant les pitons, disparaissant comme par enchantement…Ils donnent du fil à retordre aux chasseurs photographiques assez audacieux pour essayer de les approcher.Parfois, deux mouflons se battent sur le bord d’un précipice : ils se donnent des coups de corne, pas très violents certes, mais le risque est alors que l’un d’eux ne tombe dans le ravin. Cette espèce vit en général par familles.Les naissances surviennent entre novembre et janvier.On peut se demander ce que mangent les mouflons à manchettes dans leur milieu si aride.Ils doivent s’y contenter des quelques feuilles ou pousses qu’ils y trouvent.Ils peuvent se passer d’eau durant cinq jours.Victime des chasseurs qui recherchent ses cornes comme trophée, le mouflon à manchettes s’est raréfié.Heureusement, son habitat le protège.

http://www.saharafragile.org/ARTICLES/mouflon.htm

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août 31 2009

Un jeu touareg: les Ishigan

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Voici les règles d’un jeu propre aux touaregs : les Ishighan, que vous pourrez jouer durant un prochain séjour saharien…en vous entrainant chez vous avant d’affronter les touaregs.Il s’agit d’un jeu qui tourne autour de quatre morceaux de bois que l’on lance en l’air et qui en retombant au sol peuvent donner diverses formes:

ALAM (le chameau) si tous les morceaux du bois tombent “ventres” au sol et “dos” en l’air. Cette position donne droit à 60 points.
TASSE(la vache)si tous les morceaux du bois tombent “ventres” en l’air” et “dos” au sol. Cette position donne droit à 40 points.
IYIS(le cheval) si un des morceaux du bois tombe vente en l’air et dos au sol et que les trois autres tombent ventres au sol et dos en l’air. Cette position donne droit à 7 points.
TIGHIDIT(la chèvre).Si trois morceaux de bois tombent ventres en l’air et dos au sol et que un tombe ventre au sol et dos en l’air. Cette position donne droit à 5 points.
EJAD (l’âne)Si deux morceaux de bois tombent ventres en l’air dos au sol et que les deux autres tombent ventres au sol dos en l’air. Cette position ne donne droit à aucun point et permet au joueur suivant (toujours celui de sa droite) de se saisir des quatre morceaux du bois et de jouer son tour.
Les points que l’on gagne servent à évoluer dans un cercle fait des petits trous et dont la fin est ALJANAT(le Paradis) au centre du cercle et le début TEMSET(l’enfer).Tout le monde débute par l’enfer pour essayer de rejoindre le Paradis. Celui qui arrive le premier au Paradis, engage une hyène(TAKOURAMT) qui se chargera de ramener en arrière les autres dans leur progression vers le Paradis. Celui qu’elle ramènera jusqu’au début (l’enfer) est définitivement éliminé.
J’appelle “dos” le coté extérieur du morceau coupé et “ventre” son coté intérieur.

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juin 05 2009

Home: Hymne à la terre

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tassilis-du-hoggar-6.JPG Tahagart Tassilis du Hoggar Algérie

Le 5 juin 2009, Journée Mondiale de l’Environnement

HOME est une ode à la planète et à son fragile équilibre. Par un tour du monde dans plus de 50 pays vus du ciel, Yann Arthus-Bertrand nous emmène dans un voyage inédit autour de la planète, pour la contempler et la comprendre. Mais HOME n’est pas qu’un documentaire engagé, c’est un magnifique objet cinématographique. Chaque plan est à couper le souffle et nous montre la Terre, notre Terre, comme jamais nous ne l’avons vue. Chaque image nous met face à ce que nous sommes en train de détruire et à toutes ces merveilles que nous pouvons encore préserver. “Vu du ciel, on a besoin de moins d’explications”. La perception que l’on a est plus immédiate, intuitive, émotionnelle. HOME va directement toucher la sensibilité de chacun d’entre nous et nous faire prendre conscience que nous devons changer notre regard sur le monde. HOME traite des grandes questions écologiques auxquelles nous sommes confrontés et nous montre comment tout interagit sur notre planète

http://www.youtube.com/homeprojectfr

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juin 01 2009

La Calma

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Les talents fleurissent aussi au Sahara….Après la musique et le succès de groupes comme Tinariwen et Tarakeft en Europe, après l’apparition de peintres talentueux comme Abdelfetah Kacemi, Almousthapha Tambo, Abdoulaye Ahmed Bourane… et d’autres, voici maintenant la première troupe touarègue de Kidal au Mali « Tisrawtt » qui entre en scène.Ils n’en sont pas encore à une tournée internationale, mais ont présenté pour la première fois leur spectacle à Kidal et au festival des cultures nomades au Mali.
Cette compagnie du nom de TIRAWTT crée des spectacles de sensibilisations autour des thèmes de société qui concernent la population touareg et malienne.
Melissa Wainhouse comédienne et présidente de l’association, est allée plusieurs années de suite à Kidal au Mali pour travailler quotidiennement auprès d’eux. Ils ont fabriqué des masques et crée un L’objectif est de créé un ensemble de saynètes sur des thèmes de leur vie quotidienne en français et en langue Tamashek : la scolarisation, la santé, l’assainissement, l’environnement etc.  Mais aussi de puiser dans les contes populaires, les légendes et la poésie. S’interroger sur les rapports entre le nomadisme et la sédentarisation, entre la tradition et la modernité.Jusqu’a présent il n’existait aucune compagnie de théâtre à Kidal, alors que le développement culturel de cette région est en pleine expansion. De de nombreux festivals et manifestations défendent et mettent en valeur la culture Tamasheq.
Le projet théâtral de TISRAWTT s’inscrit comme un exemple qu’il faut absolument soutenir. Il témoigne de la volonté des jeunes de participer à leur manière au développement durable, en transmettant des idées de solidarité et de partage, en valorisant leur culture et en contribuant à la stabilité de la région.Quel bel exemple aussi pour la francophonie depuis cette zone saharienne du nord Mali

http://www.lacalma.fr

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mai 31 2009

Nostalgie:L’arbre du Ténéré

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TENERE : Il y a de quoi devenir fou ou être pris comme tel lors que l’on commence à parler du Ténéré. Que l’on fasse dire ce que l’on veut aux chiffres, c’est vrai, ils sont là et sont écrasant. Ainsi dire que le Ténéré, en y incluant les ergs de Bilma, est grand comme la France (550 000 km2) c’est une chose, mais dire que sur ce territoire il n’y a que 9 villages, c’est déjà plus angoissant !!!! mais si l’on va plus loin jusque dans l’absurde, on découvre que la densité de population est environ 15 000 fois inférieure à la nôtre soit un habitant pour 160km2. Un chiffre d’autant plus faussé car cette population n’est pas disséminée mais au contraire regroupée dans les seuls endroits vivables c’est à dire Bilma, Fachi et Dirkou pour le centre, Dibella, Agadem et Ougou Bezedinga pour le sud et Séguidine, Chirfa et Madama pour le nord. le plus petit de ces villages a à peine une centaine d’habitants et le plus important un millier
C’est dire à quel point le reste du Ténéré peut être vide. Il n’y a rien sinon du sable, des plaines caillouteuses, du reg…………

Mais jusqu’en 1973, au centre du Ténéré, il y avait ………un arbre .Aussi incroyable que cela puisse paraître, l’unique arbre du Ténéré a été déraciné en 1973 par un camionneur libyen. Cet énorme tahla (variété d’accacia) dont les racines plongeaient à plus de 40 mètres dans le sol pour atteindre la nappe phréatique, se trouve actuellement au musée de Niamey. Sur son emplacement, entouré de fil de fer barbelé (sûrement contre les camionneurs libyens ?) trois arbustes chétifs s’essayent à maintenir la tradition de ” l’Arbre du Ténéré

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mai 25 2009

Le Val de Saone présente: Touaregs entre Hoggar et Tassilis

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Du 30 Juin au 06 Juillet le village de Parcieux en Val de Saône - Département de l’Ain - à 18 kilomètres de Lyon, avec le concours de la Mairie et de la communauté de communes ,présente dans une ancienne « cure » du village et un très agréable parc ombragé, une approche du Sahara algérien et tout particulièrement de la région du Hoggar . Panneaux didactiques sur la géographie et les hommes et leur culture seront le fil conducteur de l’exposition ou nous essayerons depuis les tentes touarègues en peau jusqu’aux poteries des femmes de l’Adriane de présenter l’ensemble des productions de la vie courante de cette région avec des apports d’objets du Sahara nigérien
Des artistes et écrivains venus de France, d’Agadez au Niger, de Tamanrasset en Algérie, de Lyon et d’Aix en Provence présenteront leur travail et leurs ouvrages soit dans les salles mises à leur disposition soit sur la façade de la cour intérieure. Nous les présenteront tous individuellement sur notre blog.
Exposition ouverte pendant les deux premiers jours aux écoles de la région qui par des visites commentées approcheront cette culture et découvriront les dessins que les enfants de l’école de Outoul à coté de Tamanrasset ont préparé pour leur adressé un message amical
Horaires de 10 heures à 19 heures.Entrée Gratuite. Parking sur la place de l’église.
Renseignements :Mairie de Parcieux http://parcieux.mairie.com Tel :0478980254

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